| (8 février 2012) • François Danjou |
Alors que le pouvoir israélien sonne l’alarme, laissant planer une nouvelle fois l’imminence de la menace nucléaire iranienne, justifiant par avance une attaque préventive de Tsahal, Pékin, déjà échaudé par l’affaire Libyenne et l’agression contre ses ressortissants au Soudan, craint par-dessus tout une déstabilisation du Moyen Orient et de ses intérêts.
« Si le Détroit d’Ormuz était bloqué, et si un conflit éclatait dans le Golfe, la Chine serait la première à souffrir », expliquait récemment un chercheur de l’Institut des relations internationales, tandis que le Quotidien du Peuple incitait au calme et à la mesure, indiquant que Pékin ne se plierait (…) |
| (29 janvier 2012) • François Danjou |
La diplomatie chinoise devra déployer tout son talent pour faire pièce à l’épaisseur nouvelle de l’influence américaine en Asie et désamorcer les tensions avec Washington imbriquées dans les controverses entre Pékin, Hanoi et Manille autour de la Mer de Chine, nées des récentes échauffourées avec les patrouilleurs chinois dans les eaux contestées.
Elle a déjà dépêché au Myanmar Dai Bingguo, le n°1 des affaires stratégiques du Waijiaobu, pour contrôler l’ébranlement par l’Amérique de l’un de ses plus anciens alliés, tandis que le Vice-président Xi Jinping s’est rendu au Vietnam et en Thaïlande. Le mois prochain il se rendra à Washington à (…) |
| (22 décembre 2011) • Jean-Paul Yacine |
Kim Jong Il est mort le 17 décembre dernier. La télévision publique nord-coréenne a annoncé la nouvelle deux jours plus tard, par le truchement d’une présentatrice en larmes et à la voix chevrotante, attribuant la cause de son décès au « surmenage physique et mental », alors qu’il voyageait à bord de son train spécial.
Au milieu de l’avalanche des commentaires, Question Chine a choisi de focaliser son attention sur les points suivants :
1.- Au XXIe siècle, il est rare que le décès d’un dirigeant provoque autant de crispations et soulève autant de questions, effets conjoints, d’une part de l’histoire terroriste du régime, source de tensions (…) |
| (9 décembre 2011) • François Danjou |
A la mi-janvier 2008, Pékin et New Delhi avaient échangé leurs bonnes intentions par un long document de 7 pages, exprimant la volonté des deux pays d’améliorer leurs relations dans tous les domaines. Le document marquait une évolution vers un apaisement prometteur de l’un des face-à-face les plus sensibles de l’Asie, entre deux puissances que la géographie, l’histoire, la culture et les systèmes politiques avaient toujours opposées.
Mais son caractère général et vague cachait assez mal la somme des contentieux qui s’ajoutaient aux méfiances et frustrations indiennes : déséquilibre commercial, querelles de frontières, alliance Pékin-Islamabad, dissymétrie (…) |
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