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1er Trimestre 2013. Le temps des grands défis

S’il est un domaine où le pouvoir semble décidé à reprendre les réformes laissées en plan depuis 2008, pour cause de crise, c’est bien l’économie. C’est en tous cas ce qui ressort des discours de la 12e ANP et des premières mesures concrètes prises par le nouveau gouvernement.

Pour faire face aux défis financiers, techniques, sociaux et politiques de l’urbanisation massive en cours – au moins 300 millions de Chinois auront migré vers les villes d’ici 2025 -, afin d’abaisser le pouvoir des groupes publics et des banques et d’améliorer la productivité de l’industrie, le premier ministre s’est entouré d’une équipe toute entière formée par l’ancien premier ministre Zhu Rongji, qui fut le pourfendeur de l’étatisation et des gaspillages ainsi que le promoteur inconditionnel du marché.

Avec l’aide de Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque Centrale, reconduit à son poste et Lou Jiwei, nouveau ministre des finances, également formé à l’école de Zhu, il entend, sans freiner le développement, réformer le système financier accablé par l’accumulation des dettes des provinces, contenir l’inflation, mettre en place des outils plus performants de contrôle et de gestion du marché financier, avant de l’ouvrir à la concurrence extérieure, et favoriser la bascule progressive du moteur de la croissance vers la consommation intérieure.

La tâche est immense, d’autant que l’absence de réformes politiques favorise les intérêts retranchés dans la collusion entre les groupes publics et les banques d’État, à quoi s’ajoutent les difficultés sociales, financières et politiques du problème enkysté que représentent les 260 millions de migrants non intégrés, dans un contexte général où le pouvoir ne se met pas en mesure de réduire la corruption endémique de l’administration et où les dégâts provoqués à l’environnement, estimés à au moins 3 à 4% du PNB, soit 230 Mds $, par l’Académie de Planification de l’environnement, ne seront freinés qu’à la marge malgré les efforts pour promouvoir les énergies alternatives.

A l’extérieur, et en dépit de la publicité faite au voyage du Président Xi Jinping en Russie, en Afrique et à la rencontre des BRICS à Durban, le centre de gravité des intérêts économiques et commerciaux chinois reste concentré aux Etats-Unis, en Europe, en Asie du Sud-est et au Japon. S’il est vrai que les Investissements Directs chinois à l’étranger augmentent rapidement, leur montant ne représente encore que 5% des flux mondiaux, dont la majorité est toujours originaire d’Amérique du Nord, d’Europe et du Japon.


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