Chine, Taiwan, Asie, Actualité chinoise et asiatique
Icone flux RSS Un site de Géopolasie  |  Contact  |  Nous soutenir  |  Qui sommes-nous  |  
filet
 
 

 





 
Google translation drapeau traduction

La magie des finances chinoises
flèche haute
(27 novembre 2009)   •  E. Dredon

Un sujet qui m’intéresse tout particulièrement est celui de l’extraordinaire magot détenu par la Banque de Chine, dont les coffres continuent de se remplir inexorablement.

La Chine est donc assise sur une montagne de dollars. Jusque là, rien de bien difficile à comprendre. La balance du commerce extérieur fortement bénéficiaire et les sommes colossales investies expliquent assez facilement cet état de fait. Alors me direz-vous où est le problème ?

Le problème est quand je lis, dans mes journaux préférés, la sempiternelle question : que va faire la Chine de toutes ces devises ? Parce que pour moi, elle en a déjà fait quelque chose : toutes ces devises n’ont pas été confisquées aux exportateurs et aux investisseurs à leur entrée sur le territoire national. Elles ont été échangées contre des RMB tout neufs, sortis tout droit de la planche à billets.

Je me dis simplement, sûrement à tort mais mes amis financiers ne manqueront pas de me corriger, que lorsque l’on constate que la Chine se sert aussi de ces mêmes devises pour acheter des avoirs à l’étranger, celles-ci servent en fait deux fois...

Elles ont été converties une première fois en RMB, pour acheter des matières premières, des usines, ou des actifs de grandes sociétés étrangères, et servent une deuxième fois pour acheter les fameux bons du trésor américains, dont tout le monde parle.

Pour moi, qui ne suis pas logé à la même enseigne que les Chinois, lorsque j’ai dépensé tout mon salaire en faisant des courses, j’ai du mal à expliquer à mon banquier de me laisser m’en servir une deuxième fois pour payer les dettes de mon voisin. J’aimerais bien qu’on m’explique...

réagir Réagir à cet article  |  télécharger Voir l'article en PDF  |  Partager cet article
réagir Vos commentaires :
Par PL
La magie des finances chinoises.
L’exportateur chinois qui reçoit des dollars en paiement de ses marchandises, les changera via sa banque en Chine, qui elle-même se tournera vers la banque centrale (PBOC) à défaut d’existence d’un marché de change (le RMB n’étant pas librement convertible). Donc en effet la planche à billet fonctionne, d’autant plus d’ailleurs que le yuan est sous-évalué - pour chaque dollar la PBOC doit sortir près de 7 RMB, alors que certains économistes disent que cela n’en vaudrait pas plus de 5 voire 4. D’où pression inflationniste que le pays arrive à encadrer via d’une part sa politique monétaire (néanmoins plutôt souple en 2009) et surtout par des salaires ouvriers qui n’augmentent pas depuis plus de 10 ans. Mais revenons à nos dollars... En raisonnant de façon macro, les dollars du solde commercial (dont sont donc soustraits ceux utilisés pour les importations) ainsi que les dollars des investissements directs, sont donc changés en RMB par la PBOC. Ces RMB sont utilisés en Chine, quant aux dollars il revient à la PBOC qui en devient le propriétaire de les placer au mieux, c’est-à-dire majoritairement sur des bons des trésors US ou sur d’autres actifs plus risqués (en pratique ce n’est pas la PBOC qui les place mais des instances spécialisées). Ce pactole en USD est garant des RMB qui ont été imprimés (à ceci près que les $ ont été surévalués). Mais pas de double emploi. Est-ce clair ?


Polar et poésie
 
(12 août 2010)   •  Jean-Paul Yacine
 
再回兴义忆耀邦 (Zai Hui Xingyi Yi Yaobang)
 
(24 avril 2010)   •  François Danjou
 
Déclaration de Lodi Gyari
 
(4 février 2010)   •  François Danjou
 
La reprise sera-t-elle stable ?
 
(14 octobre 2009)   •  François Danjou   •  réagir 3 commentaire(s)
 
Démaoïsation ?
 
(2 octobre 2009)   •  François Danjou
 

BlogBang

espace


espace cadre