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Chine – Taïwan dialogue politique. Dialogue de sourds sur un terrain miné

Le week-end du 28 juillet a peut-être marqué un nouveau tournant des relations dans le Détroit puisque, pour la première fois, et à la suite de Jia Qinglin, n°5 du Comité Permanent du Bureau Politique, et président de la Conférence Politique Consultative du Peuple Chinois (CPCPC), des chercheurs du Continent, sortant de l’ambiguïté, ont clairement posé les conditions et affirmé l’urgence d’un dialogue politique entre les deux rives.

La réaction de leurs homologues taïwanais, très en retrait, se réclamant de la démocratie et de la nécessité de tenir compte de la volonté populaire dans l’Ile, une contrainte que la République Populaire rejette absolument, montre à quel point les deux positions sont éloignées l’une de l’autre.

La passe d’armes révèle les limites du « consensus de 1992 » par lequel le KMT et le Parti Communiste chinois acceptent tous deux « l’existence d’une seule Chine », avec cependant des différences radicales et inconciliables dans la mise en œuvre du projet de réunification.


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Par Hankuang Le 3/08/2012 à 00h20

Chine – Taïwan dialogue politique. Dialogue de sourds sur un terrain miné.

Il ne s’agit pas de « dialogue de sourds ». C’est plutôt vous qui le présentez ainsi, rien que dans l’intitulé « Chine-Taiwan » de cet article. Toutes proportions gardées, c’est comme si un Chinois va commenter les relations entre la Corse, ou la Réunion, avec la France au lieu de leurs rapports avec la Métropole ! Un autre exemple : à la fin de votre article, vous citez Lai Shin-yuan en lui attribuant le propos suivant : Taiwan est un « État souverain » alors qu’il s’agit d’une province chinoise contrôlée par un État, dont le nom officiel est la « République de Chine » !

Par La Rédaction Le 3/08/2012 à 08h12

Chine – Taïwan dialogue politique. Dialogue de sourds sur un terrain miné.

Question Chine ne prend pas parti. Le site se contente de décrire une situation et d’en analyser les causes et, si possible, les conséquences probables. Le titre de l’analyse ne fait que reprendre la manière la plus répandue d’évoquer la question, incompréhensible autrement. Tandis que la comparaison avec la Corse, souvent évoquée à Taïwan ou à Pékin, ne vaut pas.

S’il est vrai que la Corse est, à l’occasion, agitée par des mouvements indépendantistes, cette mouvance n’a jamais triomphé dans les scrutins démocratiques, comme ce fut, en revanche, le cas, à 2 reprises, à Taïwan. Il n’existe pas non plus dans l’Ile de Beauté, à Ajaccio, un parti à l’idéologie politique radicalement différente, qui se présenterait comme le dépositaire de la légitimité historique française, contre le gouvernement à Paris. Plus encore, la Corse n’est pas sous la pression de 1200 missiles balistiques pointés sur elle par l’armée française qui placerait l’organisation d’un référendum ou une déclaration d’indépendance de l’Ile sous la menace de représailles militaires.

Enfin, le commentaire souligne la différence d’appréciation entre Lai et Jia Qinglin, n°5 du Régime chinois, qui, en effet, est la matérialisation exacte d’un « dialogue de sourds », où - à tout le moins, lors du forum de Harbin, sujet et point de départ de l’analyse -, aucune des deux parties n’a accepté d’entendre les arguments de l’autre. Dans ce contexte, qui ne réunit pas les conditions d’un vrai dialogue sur le fond des choses, qui touche aux questions de souveraineté, les partisans du rapprochement pacifique de part et d’autre Détroit ont encore du pain sur la planche. Le plus préoccupant est que les chercheurs, dont on attend en général des solutions innovantes et apaisantes, se soient cette fois alignés sur le discours nationaliste pur et dur.

Par Taiwanisindependent Le 8/08/2012 à 13h36

Chine – Taïwan dialogue politique. Dialogue de sourds sur un terrain miné.

Je suis fatigué de devoir répéter des centaines de fois sur internet à des gens qui n’ont jamais mis les pieds a Taiwan que le nom " Republic of China " n’a absolument rien a avoir avec la Chine ( "People’s Republic of China"). Ce nom était une erreur politique. Hankuang mon pays Taiwan n’est pas sous l’autorité Chinoise et ne pas comparable a la relation France-Corse. Mais plutôt a la relation Grande-Bretagne-Usa. Nous Taiwanals avons fait le choix de la démocratie et liberté de pensée. Si vous ne comprenez pas ça alors allez voir de vous même. Les Taiwanais sont différents, plus généreux & polis etc... ils ont gardé la manières que la Chine a perdu pendant la révolution culturelle. Nous avons un gouvernement, des élections démocratiques une monnaie, une langue... je suis Taiwanais pas Chinois.

Par Anonyme Le 9/08/2012 à 11h55

Chine – Taïwan dialogue politique. Dialogue de sourds sur un terrain miné.

Cher Hankuang, quelle bonne idée de comparer Taiwan avec la Corse.
Votre connaissance historique ne vous aura pas fait rater ce point essentiel, qui est que la Corse a offert un grand chef d’État à la France après la révolution, et que c’est lui qui a unifié et codifié les règles de la grande terre et de l’île.
Je vois donc dans votre comparaison l’attente prochaine d’un président taiwanais au sommet de Zhongnanhai pour qu’il s’inscrive en beauté dans les acquis de la révolution maoïste.
Je salue l’ambition de votre propos.

Cordialement
EB

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