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De la guerre électronique aux « cyber conflits ». La Chine en première ligne

Le 18 mai dernier, le Pentagone a rendu public son rapport au Congrès sur l’évolution des forces armées chinoises. Evaluant le budget de la défense chinois à 143 Mds d’€ - celui de la France, hors pensions, est de 32 Mds d’€ -, le rapport signale « des investissements significatifs et soutenus pour le développement de missiles balistiques courte et moyenne portée, de missiles antinavires, d’armes spatiales et des « cyber-capacités ».

Tout en rappelant que le théâtre taïwanais structure toujours la modernisation de l’APL, le rapport insiste sur l’amélioration des capacités de projection des unités et l’aptitude croissante de la Chine à s’impliquer dans des missions loin de ses bases, soit pour des opérations de maintien de la paix, soit pour participer à des missions de combat comme la lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden.

Sans surprise la Chine réfute la plupart des conclusions du rapport, accusant Washington de ressusciter une pratique de guerre froide en publiant des chiffres biaisés ou spéculatifs, contribuant à présenter l’APL comme une menace. Un article du Quotidien du Peuple publié le 18 mai, nie que Pékin adopte une attitude agressive en Mer de Chine, réfute les chiffres du budget, que Pékin affiche à 84 Mds d’€ - soit 40% en-dessous des estimations du Pentagone - et s’inscrit en faux contre l’accusation d’opacité.

Mais la réaction la plus virulente du journal cible les accusations américaines selon lesquelles « les Chinois sont, globalement, les acteurs les plus actifs de l’espionnage économique et stratégique ». Sur ce sujet Pékin accuse le Pentagone « de manipulation grossière des faits ».

Pourtant la guerre électronique et les stratégies globales utilisant les nouvelles technologies de l’information pour la défense ou l’attaque – liées à la collecte de renseignements sensibles civils ou militaires, à l’intrusion dans les systèmes de commandement adverses et à la protection contre les intrusions ennemies - sont aujourd’hui, par la force des choses et de l’évolution des technologies internet, une des préoccupations centrales de tous les systèmes de défense de la planète.

La Chine ne fait évidemment pas exception à cette règle. Comme leurs homologues étrangers, les services secrets chinois, appuyés ou non par des dispositifs de guerre électronique, ne font pas la différence entre temps de paix et périodes de conflits, ni d’ailleurs entre amis et ennemis. Après une prise de conscience tardive, l’APL a commencé à rattraper son retard avec une remarquable efficacité et un talent particulier pour mettre à contribution toutes ses ressources disponibles.


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