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Formose trahie

[29 juillet 2012] • François Danjou • 1     

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Formose trahie
George Kerr. Bibliothèque formosane. Editions René Viénet. Février 2012.

Il faut remercier les éditions René Viénet pour avoir pris l’heureuse initiative de traduire avec une belle maîtrise et beaucoup d’élégance l’exceptionnelle somme de documentations et mises en perspective historique que constitue le livre « Formosa betrayed » de Georges H. Kerr publié en 1986.

Ce document de plus de 500 pages, d’une extraordinaire précision, que tout amateur d’histoire lira avec une curiosité sans cesse aiguillonnée et un intérêt toujours renouvelé, présente une très longue et très riche suite de faits illustrant les relations de l’Ile avec la Chine nationaliste, puis communiste, les Etats-Unis, le Japon et les Nations Unies, sur une période allant de 1941 à 1965, le tout placé dans le contexte historique initial plus large des conférences du Caire, de Téhéran, de Yalta et de Potsdam.

Avec la rigueur d’un rapport de professionnel du renseignement, enrichi d’analyses politiques et de retours historiques qui, sans cesse, établissent les liens étroits entre l’événement sur le terrain et la grande image de la politique américaine, de ses lobbies, manipulations, erreurs et faux semblants, l’auteur dissèque avec une minutie et un souci d’objectivité exemplaires, la genèse des événements dramatiques qui suivirent l’irruption brutale, indigne, inculte et sanguinaire de l’armée de Chiang Kai-shek, à Taïwan, après la défaite du Japon en 1945. Il analyse aussi avec beaucoup d’à propos les erreurs, contradictions et aveuglements de l’administration américaine.


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Par Anonyme Le 5/01/2013 à 16h53

Formose trahie.

Afin qu’une étude historique de valeur ne soit point entachée par une erreur minime, il convient de rectifier ceci : Jiang Jie shi n’appartenait pas à l’eglise catholique mais à la dénomination méthodiste, (张老 会) tout comme son épouse d’ailleurs et le père de celle ci qui avant de revenir en Chine vendait des bibles aux USA. Vers la fin de sa vie, Jiang Jie shi, résidant à Taipeh ( Shilin) aimait réunir autour de lui un auditoire auquel il infligeait ses sermons religieux ( Jay Taylor. The generalissimo. Chiang Kai Shek and the struggle for modern China . Havard university press 2009)

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