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L’inflation, principal souci des autorités

Si les Jeux olympiques ont envahi les esprits et les rêves des Chinois, travaillés par une propagande qui n’économise pas les dithyrambes, l’inflation qui s’installe reste le principal souci des responsables de l’économie. Elle est surveillée de près par le président et le premier ministre. Ce dernier se souvient que, quand il était un proche collaborateur de Zhao Ziyang, alors secrétaire du Parti en 1988, la hausse des prix avait été un des principaux moteurs des tensions sociales qui, un an plus tard, avaient poussé les ouvriers de Shougang, la plus grande aciérie de la ville, à rejoindre les étudiants, sur la place Tian An Men.

Le plus préoccupant est que ce sont les prix de la nourriture (30% du budget des classes pauvres et moyennes) qui flambent bien au-delà de l’indice officiel des prix à la consommation calé autour de 8% depuis déjà de nombreux mois (les spécialistes anticipent qu’il grimpera au-delà de 10% en 2008). Le prix du riz par exemple, que le gouvernement avait promis de surveiller, a augmenté de 60% depuis le début de l’année ; la viande de porc qui avait déjà fait un bond en 2007 continue d’augmenter de même que le poulet, les œufs et les produits laitiers. Nouveau symptôme inquiétant : les coûts de la production industrielle grimpent aussi (8% en mars), tandis que l’inflation s’étend également aux salaires. (le 17 avril le ministère de l’économie annonçait un réajustement des rémunérations).

Le problème qui se pose au pouvoir et qui explique que jusqu’à présent les mesures prises n’ont pas réussi à freiner les hausses, est que les causes de l’inflation sont en partie externes à la Chine, ou dépendent de facteurs (météorologiques) qui échappent à son contrôle. Les effets des ruptures d’approvisionnement de l’hiver exceptionnellement rude dans le sud du pays, pourvoyeur de produits agricoles, sont venus s’ajouter à la hausse mondiale des prix des céréales, du pétrole et des matières premières. Si le facteur climatique était conjoncturel, il est au contraire à craindre que la Chine continuera à subir les effets de la hausse des coûts mondiaux qui ne faiblira pas. A ces inquiétudes s’ajoutent celles d’un marché boursier à Shanghai en pleine déprime, dont les valeurs sont chuté de 50% entre octobre 2007 et avril 2008.


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