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Le GPS chinois progresse moins vite que prévu

C’est une fusée Longue Marche 3 III (premier lancement en 1983, charge utile 1,5 tonnes) qui, le 17 janvier dernier, a mis en orbite, à partir du pas de tir de Xichang au Sichuan, le 3e satellite de la phase 2 du système de positionnement spatial chinois (baptisée Beidou 2 ou Compass).

Rappelons que le GPS chinois est développé en deux phases : la première, déjà terminée, compte 5 satellites géostationnaires lancés entre 2000 et 2007. La deuxième phase, qui comptera 30 satellites en orbite moyenne, confèrera au système des capacités globales comparables à celles du système GPS américain : précision de l’ordre de 10 m pour le positionnement, de 0,2 m pour les mesures de vitesse et de 10 nanosecondes pour les étalonnages de temps. La version militaire spécialisée permettra un positionnement à moins d’un mètre.

Lancée en juillet 2007, la phase 2 qui, pour l’instant, ne compte que 3 satellites en orbite, a pris du retard par rapport aux prévisions du Directeur de l’agence spatiale chinoise Zhang Xiaojin qui, au début 2009, annonçait que la Chine lancerait une dizaine de satellites en 2009 et 2010.

Les délais excessifs de préparation des lancements (plusieurs mois à un an) et les problèmes de propulsion pourraient expliquer ce retard. Le premier étage des lanceurs chinois fonctionne encore au carburant UDMH toxique et cancérigène qui, pour éviter des accidents de santé parmi les populations locales, oblige à des opérations compliquées de récupération des éléments du 1er étage largué après le décollage.

La CASC (pour China Aerospace Science and Technology Corporation. En Chinois Zhong Guo Hangtian Keji Jituan), travaille à la mise au point d’un nouveau lanceur pour améliorer à la fois la propulsion et la charge utile, deux points où la Chine accuse un retard important par rapport aux Etats-Unis et à l’UE. Enfin, la mise en service définitive du 4e centre de lancement chinois situé sur l’Ile de Hainan, à proximité de l’équateur, et moins contraignant pour la sécurité des populations, devrait permettre d’accélérer le rythme des lancements. Dans ce contexte il est raisonnable d’envisager que le GPS chinois pourrait être mis en service entre 2025 et 2030.


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