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Le nucléaire chinois fait face à ses défis de sécurité

Avec 20 réacteurs nucléaires en fonctionnement, 28 en construction et autant sur le point de démarrer leurs travaux, les autorités commencent à très sérieusement se soucier de la sécurité du secteur dont la majorité des centrales sont construites dans des zones très peuplées. Les initiatives viennent après le sommet mondial de La Haye sur la sécurité nucléaire. Elles font suite à la récente recrudescence d’attaques terroristes au Xinjiang, à Canton et à Kunming.

Rappelons aussi (voir notre article du 13 avril 2014) que cette prise de conscience surgit après qu’au sommet de La Haye en mars dernier, Pékin et 17 autres pays avaient refusé d’intégrer dans leurs législations nationales les recommandations du sommet pour une coopération internationale renforcée et plus de transparence, proposées par les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud, puis signées par 32 autres pays, dont la France, la Turquie, l’Ukraine et Israël.

L’examen de la liste des réfractaires comparée à celle des 35 signataires dont la plupart sont membres de l’OTAN, signalait un point commun plus ou moins affirmé : la contestation de l’ordre occidental, porté par les alliés de Washington ou ceux qui se coulent dans son sillage par intérêt conjoncturel, comme l’Algérie, le Chili, l’Ukraine ou les Émirats.

La fracture entre les signataires et les réticents dévoile quelques solidarités rebelles ou des angoisses encore diffuses : celles des émergents menés par les BRICS (Brésil, Inde, Chine, Afrique du sud) qui tentent difficilement de se faire une place dans le concert stratégique mondial ; celles de quelques pays asiatiques (Inde, Indonésie, Thaïlande, Pakistan, Singapour, Malaisie) - avec les très notables exceptions des Philippines et du Vietnam en froid avec Pékin - ; ou celles de quelques pays du Moyen Orient comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte inquiets de l’évolution de Washington sur la question iranienne.

La liste des opposants à l’accord confirmait enfin la solidarité entre Pékin et Moscou dont la trajectoire stratégique semble s’articuler autour d’une contestation systématique anti-américaine dont la solidité à terme restera cependant à vérifier.

Mais 3 mois après le sommet, les craintes des responsables chinois attisées par les risques terroristes reviennent à la surface et s’expriment, après les remises en question faisant suite à l’accident de Fukushima, par un premier effort national de généralisation des critères de sécurité, assorti d’une réflexion sur les réactions d’urgence à une attaque ou un accident grave.

Notons que la standardisation déjà handicapée par le nombre d’administrations concernées est aussi techniquement rendue difficile par la pluralité des technologies du parc chinois de réacteurs (lire : Le nucléaire en Chine aujourd’hui et dans l’avenir, document PDF).

Photo Le 6 décembre 2013, 30 années de coopération nucléaire Franco-chinoise.


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