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Les habits neufs de la diplomatie chinoise

Depuis plusieurs années des analyses qui ne sont pas sans fondement, argumentent sur les thèmes de la montée en puissance de l’APL, dont l’influence a pris le pas sur l’appareil diplomatique chinois pour définir une stratégie plus musclée porteuse de risques (Lire notre article Le réajustement chinois en Asie. Xi Jinping à la manœuvre).

Aujourd’hui, la presse occidentale, les Américains surtout, qui seraient aux premières loges de possibles accrochages militaires entre la Chine et le Japon ou, en Mer de Chine du sud, entre Pékin, Manille ou Hanoi, ont été prompts à décrire le nouveau président Xi Jinping, Commandant en Chef de l’APL depuis novembre dernier, comme un dirigeant proche des militaires, qui utiliserait ses entrées dans l’armée pour consolider son pouvoir politique, éventuellement plus décidé que d’autres à user de la force pour protéger l’intégrité territoriale du pays dans les zones contestées des mers de Chine de l’Est et du Sud.

Or, s’il est vrai qu’avec le Japon, dans l’affaire nord-coréenne ou en Mer de Chine du Sud, l’entreprise sera très compliquée par les effervescences en cours, il existe des indices nombreux qui montrent que le nouveau pouvoir, ni plus ni moins nationaliste que ses prédécesseurs, ne mettra pas de l’huile sur le feu des controverses, mais tentera au contraire d’apaiser ses relations extérieures. Les signes de cette approche plus souple existent depuis plusieurs années, déjà visibles au temps de la vice-présidence de Xi Jinping. Les toutes premières initiatives du nouveau Secrétaire Général les confirment, d’abord focalisées sur Washington et l’Asie Pacifique.

Même si les destinations de la première tournée extérieure du Président, commencée le 22 mars - avec de très importants contrats d’hydrocarbures avec Moscou -, sont la Russie et l’Afrique (Tanzanie, République du Congo, Afrique du Sud) – qui sera ponctuée par le 5e sommet annuel des BRICS, les 26 et 27 mars à Durban -, la réalité est que le radar des intérêts stratégiques chinois est d’abord calé sur les tensions qui montent aux approches de la Chine, où s’accumulent les nuages avec le Japon à propos de la question nord-coréenne, et avec plusieurs pays de l’ASEAN, à quoi s’ajoutent, toujours au premier plan, les contradictions de la très riche et très complexe relation avec Washington (535 Mds de $ d’échanges 2012, contre seulement 90 Mds avec la Russie), et par contrecoup, les considérables non dits de la politique taïwanaise de Pékin.

Enfin, rien ne dit que dans son rôle de chef des armées, le nouveau Président sera un aiguillon des agressivités chinoises. Tout indique que ce sera le contraire.


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