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Ma Ying-jeou réélu pour 4 ans

[20 janvier 2012] • Jean-Paul Yacine

Le 14 janvier dernier, Ma Ying-jeou, candidat KMT, a remporté une nette victoire à l’élection pour la présidence de la République de Chine. Il s’agissait du 5e scrutin présidentiel au suffrage universel organisé par l’Ile depuis mars 1996.

A l’époque, le score de Lee Teng-hui candidat du KMT, aujourd’hui en rupture de ban et fervent défenseur de l’indépendance, avait été de 54 %. Le candidat indépendantiste – Peng Min Min (voir notre article) avait à peine dépassé 21%, tandis que le vote était placé sous la menace militaire brutale de Pékin et des tirs de missiles inertes par la 2e artillerie dans les eaux taïwanaises.

Nette victoire du KMT aux présidentielles. Le DDP se redresse au Yuan Législatif.

S’il est vrai que la victoire de Ma Ying-jeou est sans appel – 51,6% contre seulement 45,6% à son adversaire indépendantiste Tsai Ying-wen – contredisant la plupart des sondages qui laissaient prévoir un score plus serré, la comparaison des situations et des résultats donne la mesure des changements à l’œuvre dans l’Ile.

Outre le fait que l’ancien président Lee a basculé dans l’opposition indépendantiste, Tsai, battue, a tout de même rassemblé autour de son projet opposé à la réunification avec la Chine, les voix de 6 millions de Taïwanais (contre 6,8 millions à Ma, dont le score est cependant nettement en baisse par rapport aux 58,45% de voix obtenues en 2008).

Surtout, les élections législatives, tenues en même temps, ont permis au parti indépendantiste, de corriger la déroute électorale de 2008, résultat de huit années d’une politique radicalement séparatiste et des dérapages de corruption de Chen Shui-bian, condamné à une sévère peine de prison.

Pour les admirateurs de Tsai, qui, en larmes à l’annonce des résultats, ont baptisé la candidate malheureuse du sobriquet affectueux de Xiao Ying - 小英, rien moins que « petit héros », jeu de mot à partir premier phonème de son prénom –, la consolation est de taille et pose les bases d’une relation plus équilibrée avec le KMT au Yuan législatif.

Le Parti indépendantiste qui n’avait plus que 27 sièges en occupe aujourd’hui 40, avec une répartition géographique assez stable, au centre et au sud de l’Ile. A noter la très nette victoire du DPP à Kaohsiung où il a remporté 7 des 9 sièges du scrutin direct. Le KMT, dont 17 députés ont été battus, voit sa marge réduite : ses représentants ne sont plus que 64 contre 81 en 2008. Leurs fiefs restent les régions de Taipei, Jilong, Hsinchu, Taichung, Nantou, Changhua et Miaoli.


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