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Un beau succès : la Chine dans la lune

Le 12 décembre à Pékin, la Chine a célébré officiellement le succès de son premier programme lunaire avec la mise en place de Chang’e-1, son satellite de la lune et la vérification de son bon fonctionnnement général.

Chang’e-1 avait été lancé le 24 octobre par une fusée Longue Marche 3A depuis le centre de Xichang, au Sichuan. Le satellite lunaire pèse 2.350 kilos. Il est équipé d’une caméra en trois dimensions, plus un interféromètre, un spectomètre d’images et de rayons X et gamma, un altimètre à laser, un détecteur de micro ondes, un détecteur de particules solaires haute énergie et un détecteur d’ions basse énergie.

Chang’e-1 a voyagé pendant quinze jours et parcouru presque deux millions de km avant d’atteindre le 7 novembre son orbite de travail autour de la lune.

La première phase du programme avait déjà été annoncée avec une immense fierté le 26 novembre au Beijing aerospace contrôle center (BACC), lors d’un show audiovisuel accompagnant la publication de la première photo chinoise de la lune en présence du premier Ministre WEN Jiabao.

Les techniciens de la CNSA (China National Space Administration, dirigée par SUN Laiyan) ont montré leur capacité à contrôler un satellite avec une grande précision jusqu’à 400.000 kilomètres de la Terre. Deux antennes géantes, de 40 et 50 mètres de diamètre ont été développées en Chine pour recevoir les données fournies par Chang’e-1. Le CNSA a su intégrer à ses réseaux de contrôle terrestre ses moyens d’astro-contrôle et coopérer avec l’Agence spatiale européenne et l’agence russe qui soutiennent ce programme.

Les principales missions de Chang’e-1 sont orientées vers un futur alunissage. Ce sont : (1) une exploration en trois dimensions de la surface lunaire, (2) une analyse de l’abondance et de la répartition des éléments en surface, (3) une recherche des caractéristiques des matériaux dispersés et fragmentés et de la couche poudreuse en surface, et (4) une recherche sur les conditions règnant entre la Terre et la Lune.

Le lancement du satellite lunaire chinois a suivi de près celui de Kaguya, son concurrent japonais, en septembre. L’Inde se prépare à en faire autant au printemps 2008. Coté chinois, Chang’e-1 se place dans le cadre de la « mission lunaire » chinoise en trois étapes, visant vers 2012 à réaliser l’alunissage et l’utilisation d’un véhicule d’exploration, et vers 2017 d’un autre véhicule capable de ramener sur Terre des échantillons de rocs et de terrains.


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