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›› Taiwan

Un tour du monde plutôt coûteux

Comment faire un aller et retour Taiwan-Costa Rica par voie aérienne, sans escale technique dans le Pacifique ou aux Etats-Unis hormis l’Alaska ? C’est le problème que CHEN Shui-Bian s’était créé lui-même. Le président taiwanais voulait faire acte de présence à la cérémonie d’inauguration du nouveau chef d’Etat costa-ricain Oscar Arias. Et, plus encore, avoir quelques contacts et paraitre actif et admis dans une grande ville américaine comme San Francisco ou New York.
Ce scénario avait marché en 2003 et CHEN ne s’était pas gêné pour en user. Depuis lors, toutes ses initiatives visant à rétablir une image déclinante à l’intérieur faisaient monter le taux d’adrénaline au département d’Etat et à la Maison Blanche. L’an dernier, le coup final porté au Conseil national de Réunification, bien que symbolique, passait outre à de vives objections américaines.
Washington avait mal digéré et, ignorant CHEN Shui-Bian, s’était résigné à compter sur l’arrivée au pouvoir probable du Kuomintang et de MA Ying-Jeou en 2008.
D’où, cette fois, le refus américain de toute escale technico-politique autre qu’Anchorage. L’administration Bush rendait un coup pour coup. Le président CHEN Shui-Bian a fait le tour du monde en dix jours, avec escales au retour en Libye et en Indonésie. L’épisode a souligné l’isolement actuel de Taipei. Tout compte fait, c’était cher payé.


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