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›› Economie

La croissance en Chine ralentit. Séductions et risques de la relance publique

C’est un fait, la croissance fléchit, l’excédent de la balance courante se tasse rapidement, les réserves de change augmentent moins vite ou stagnent et la production industrielle est contractée depuis sept mois. Pour ne rien arranger, le Premier Ministre a récemment sonné l’alerte, laissant percer l’inquiétude du pouvoir qui reconnaissait que les risques d’un accident économique s’aggravaient.

Dans ce contexte, les débats internes au Parti pèsent les stratégies possibles, évaluant les avantages et les risques d’une relance par l’investissement, dont la mise en œuvre retarderait cependant les réformes indispensables pour réduire les déséquilibres de l’économie. Ces questionnements surgissent alors que le pouvoir central pousse les feux du « Grand Développement de l’Ouest » par l’investissement public, inauguré en 2000.

Le panorama général de l’économie chinoise présente donc deux faces. La première, à l’Est où le vieux schéma de croissance par l’injection de capitaux publics s’essouffle, et la seconde où il est encore à l’œuvre, attirant les entreprises étrangères et leurs investissements qui s’ajoutent à ceux de l’Etat, produisant un accroissement des activités industrielles et une hausse rapide du niveau de vie.

Certains voient dans cette dichotomie une opportunité et une souplesse conférant à l’économie une marge de manœuvre qui tire profit du gisement rémanent de bas salaires dans l’Ouest du pays. D’autres, au contraire, mettent en garde contre la perpétuation du vieux schéma, gaspilleur et générateur de corruption, dont la faible capacité d’innovation induit une médiocre rentabilité du capital. Autant de déficiences qui le rendent inapte à faire face au double défi de la crise mondiale et de la montée en puissance d’une classe moyenne urbanisée, dont les attentes sociales sont de plus en plus fortes.

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Pessimisme.

Le 20 mai, Wen Jiabao postait un long article sur le site officiel du gouvernement décrivant à sa manière sentencieuse et un rien théâtrale une réunion avec des grands capitaines d’industrie lors d’une mission d’inspection de la région industrielle de Wuhan.

On y croisait le PDG de Haier expliquant que les ventes dans l’électroménager avaient chuté de 13% au premier trimestre 2012, et celui d’un des plus grands fabricants de machines outils pour travaux lourds - 武汉善福重型机床有限公司 - Wuhan Shan Fu Zhong Tixing Jichuang Youxian Gongsi – se plaignant que les perspectives de nouvelles commandes étaient réduites. Ces reculs s’inscrivaient dans le contexte de la crise de la zone Euro ayant provoqué la chute des exportations chinoises, dont la croissance en avril 2012 n’avait été que de 4,9% à comparer avec les 29,9% d’avril 2011.

Le 23 mai, lors d’une réunion du Conseil des Affaires d’Etat, le Premier Ministre réaffirmait à la fois la nécessité de poursuivre le contrôle de la masse monétaire, en même temps que des mesures de relance ciblées. Les mises en garde de Wen Jiabao déclenchèrent à la fois une inquiétude chez les observateurs de l’économie chinoise et des spéculations sur la possibilité que le gouvernement renouvelle l’expérience de 2008 – 2009, d’un plan de relance massif pour soutenir l’économie.

Le groupe IHS Global Insight (Information Handling Services) – 60 000 clients dans 120 pays –, négligeant de prendre du recul, jugeait qu’il s’agissait du fléchissement de la production chinoise le plus « agressif depuis juin 2010 ». En même temps, il soulignait la montée de « risques significatifs » à venir pour l’économie chinoise, jugée « proche du blocage ». Tandis que les analystes de HSBC estimaient que la croissance réelle était tombée à 7,1% en avril.

Enfin, en Chine même, quelques experts, dont ceux du magazine Caixin qui en fit son éditorial, redoutaient que le gouvernement se laisse aller à une politique de relance, génératrice d’inflation, de gaspillages et de dettes toxiques dans les administrations provinciales. « Relancer comme en 2008, un stimulus de 4000 Mds de Yuan – 500 Mds d’Euros -, reviendrait à boire du poison pour étancher sa soif ».

Il est vrai que des doutes importants surgissent sur la stabilité de la croissance chinoise et que les mesures destinées à dégonfler la bulle immobilière continuent à peser sur l’investissement, tandis que l’économie est toujours handicapée par des déséquilibres structurels. Aucun aléa ne peut donc être écarté, dans un contexte où le commerce international faiblit et où l’UE et, dans une moindre mesure, les Etats-Unis sont aujourd’hui entrés dans une phase de croissance molle.

Mais les accès de pessimisme négligent de mentionner les capacités de rebond de l’économie dont plusieurs fondamentaux restent robustes, tandis qu’il existe bel et bien un potentiel de croissance en dehors d’une relance anticrise. Ce potentiel tire profit des marges de développement existant dans les provinces de l’Ouest de la Chine, où le pouvoir applique l’ancien schéma de développement par l’investissement public massif.

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Atouts de l’économie et hésitations politiques.

En examinant les statistiques des salaires ont constate qu’en 2011 ils ont augmenté en moyenne de plus de 15% dans le privé et de plus de 20% dans le secteur industriel, public et privé confondus. Ce qui indique que le marché de l’emploi est tendu et que la machine économique n’est pas bloquée. Une bonne nouvelle pour le Parti qui, pour des raisons politiques évidentes, a les yeux fixés sur le niveau de l’emploi, dont les bons chiffres relativisent les risques sociaux liés à un ralentissement de la croissance.

Plus encore, l’historique du rapport des salaires au PNB montre que c’est la première fois depuis la publication régulière des données officielles que la croissance moyenne des rémunérations est supérieure à celle du PIB. La conséquence en est que le revenu moyen des ménages augmente, laissant présager que les efforts du pouvoir pour faire de la consommation intérieure un des moteurs de la croissance pourraient porter leurs fruits. Enfin, il est important de signaler que le différentiel avec les salaires des pays développés est encore tel – le rapport est en moyenne de un à dix - que la Chine conservera encore cet avantage pendant de longues années.

Dans le domaine macro économique, le pouvoir a le choix entre une nouvelle politique de relance dont l’abus pourrait exacerber les déséquilibres structurels en augmentant le poids gaspilleur et redondant du secteur public, diminuant encore la rentabilité du capital, ou poursuivre la remise en ordre annoncée, appuyée sur le privé et destinée, à terme, à faire basculer l’économie de l’approche quantitative vers la qualité, l’efficacité et l’innovation. Le tout encouragé par une diminution des taxes aux petites et moyennes entreprises.

Si on observe les tendances récentes on s’aperçoit que, pour l’instant, Pékin hésite. Les réformes prévues ne sont appliquées que de manière partielle ou pas du tout, tandis que, s’inquiétant du freinage de la croissance, les autorités ont commencé à mettre en œuvre des mesures partielles de relance, répondant aux récentes directives de Wen Jiabao.

La faiblesse de l’élan réformiste, handicapé par la résistance des corporatismes, se lit dans la lenteur des réductions fiscales accordées aux entreprises et dans les difficultés d’une plus grande implication du privé dans l’économie. Caixin, indique qu’en dépit des informations qui circulent sur une expérience en cours à Shanghai pour remplacer la taxe sur le bénéfice des entreprises par une TVA, dont le principe devait être étendu à 10 autres provinces, les effets ne sont pas visibles sur le terrain, où les PME se plaignent même que leurs impôts augmentent.

De même, tarder à réduire les taxes à l’importation dont le maintien protège les entreprises chinoises - du secteur automobile par exemple -, freine les politiques d’innovation dans de nombreux secteurs ; tandis que la mauvaise gestion des entreprises d’Etat (absence totale de transparence, corruption) ayant un accès presque illimité aux banques publiques perpétue les gabegies financières.

Ici la Commission Nationale pour la Réforme et le Développement (CNRD), à la fois juge et partie, remplit mal son rôle de filtre des projets publics, tandis que l’Etat reste enfermé dans une vision du développement toujours marquée par les grands travaux d’infrastructures ou des projets contrôlés et gérés par le Centre. Une organisation bureaucratique, lourde, gaspilleuse et peu propice à l’innovation.

Par ailleurs, placé sous la pression des acteurs économiques, taraudé par la crainte d’une récession politiquement dangereuse, le gouvernement a commencé à relâcher le contrôle monétaire et accéléré les procédures d’approbation des grands projets. Le 12 mai, la Banque de Chine annonçait la réduction de 0,5% du taux de réserve obligatoire des banques qui s’ajoute à celles effectuées en novembre et février derniers. Le 28 mai, le Journal de l’économie chinoise 中国经营 faisait état des intentions de la CNRD d’accélérer l’approbation de projets dans les secteurs de l’acier et des transports pour une valeur de 130 milliards de Yuan (16 milliards d’€).

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L’investissement public, toujours au centre des stratégies de développement.

Le potentiel offert par la marge de manœuvre du « Grand Développement de l’Ouest, Xi Bu Da Kaifa 西部大开发, » est rarement évoqué par les analystes, bien qu’il concerne plus des 2/3 du territoire. Une dépêche de Reuter du 29 mai en donne une image saisissante. En prenant comme exemple la ville de Xian (8 millions d’habitants), elle explique comment le Parti tente de dupliquer à l’intérieur le schéma de développement qui, pendant 30 ans, à propulsé la côte Est de la Chine à un niveau comparable à celui de nombreux pays développés.

Dans la ville trois fois millénaire, ancienne capitale de cinq dynasties, quand elle s’appelait encore Chang’an, tout est reproduit à l’identique de la côte Est, y compris le nuage de pollution qui l’enveloppe. Une usine d’Applied Materials, le géant mondial des équipements fabriquant des puces informatiques arrivé en Chine en 1987 et présent à Xian depuis 5 ans, ajoutée à une nouvelle extension de l’aéroport (1,4 milliard de $) et à un train rapide (5,2 milliards de $), avec, en prime, l’installation prochaine d’une usine Samsung qui prévoit d’investir 7 milliards de $, sont les nouveaux fleurons de l’ancienne cité, qui fut l’extrémité orientale de la route de la soie.

Selon le représentant local d’Applied Materials, dont l’importance pour la ville est si cruciale que le groupe est mentionné explicitement dans le prochain plan quinquennal, la stratégie est concertée et planifiée. Les 10 premières années du développement de l’Ouest ont permis de construire les infrastructures nécessaires à la deuxième phase qui débute, précisément avec l’arrivée de Samsung. Séduit par les facilités de communication de la ville avec la côte Est et Pékin, le Coréen y importera aussi ses centres de recherche.

Les progrès sociaux réalisés grâce à ces investissements sont manifestes. Entre 2000 et 2010 les salaires ont doublé. D’ici 2020, la ville espère qu’ils doubleront à nouveau, pour atteindre 50 000 Yuan annuels (6300 €), ce qui les placera cependant encore loin derrière ceux de Shanghai, les plus élevés de Chine (en moyenne aujourd’hui 9000 €). Un écart qui donne une idée de la marge de manœuvre qui nourrit l’optimisme des responsables locaux.

Mais Andy Xie, chroniqueur de Caijing, Docteur en économie du MIT, ancien représentant de Morgan Stanley en Chine, met en garde contre les erreurs de jugement qui sous tendent l’euphorie des administrations de l’Ouest de la Chine. Pour lui, les méthodes archaïques de relance par l’investissement massif ne feront qu’aggraver la situation et accumuler les risques d’une secousse économique pouvant déclencher une crise politique.

Telle qu’elle est conçue, la relance par l’investissement spécule sur l’export, dont le rétablissement est improbable dans un contexte mondial atone. Si le schéma économique de la Chine n’est pas modernisé par le recentrage du rôle des entreprises publiques, un effort de privatisation et d’innovation, le contrôle des projets trop chers et gaspilleurs, une amélioration radicale de la rentabilité du capital, le Parti ne sera pas en mesure de s’adapter aux nouvelles contraintes mondiales d’une croissance faible en Europe et aux Etats-Unis, et au défi posé par la classe moyenne urbanisée en expansion rapide dont les exigences de développement humain et de progrès social pèseront de plus en plus sur la classe politique.

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Brèves

Contre le monopole des banques d’Etat.

Début avril le Premier Ministre a attaqué de front la facilité avec laquelle les Banques publiques faisaient des bénéfices : « Un trop petit nombre de banques ont une position de monopole qu’il faut casser ». Pour Wen Jiabao, le réajustement de l’économie chinoise dépend des petites et moyennes entreprises, clés de l’emploi. Mais elles n’obtiennent que de très rares crédits des banques publiques, habituées à financer les entreprises d’état, dont les créances sont garanties.

L’assainissement et l’assouplissement du marché financier est en cours par l’expérience de Wenzhou qui autorise des investisseurs privés à créer des établissements de crédit. Par ailleurs Pékin a également élargi la part de capital étranger dans les JV financières, portée à 49%, comme pour les JV industrielles.

Fin du « Low Cost » en Chine. Migration vers l’Ouest.

Après une enquête sur les conditions de travail menée par Free Labour Association – ONG britannique - et sous la pression du gouvernement chinois, Foxconn (Taïwan) ( plus d’un million d’employés en Chine) et Apple (Etats-Unis) ont accepté d’améliorer salaires et conditions de travail - en particulier l’abus des heures supplémentaires non rémunérées, l’hygiène et la sécurité.

La grande nouveauté est que la pression pour ces améliorations vient du pouvoir politique chinois, avec pour conséquence est la baisse des marges des entreprises. Celle de Foxconn est en effet passée de 9% en 2001 à moins de 3% en 2011.

Ces contraintes pèsent encore plus sur les PME chinoises, dont les salaires augmentent, tandis que les commandes baissent, sous la pression de la concurrence des pays du Sud-Est asiatique (Bengladesh, Vietnam, Cambodge). Les PME incapables de s’adapter à la bascule de l’économie vers la consommation intérieure et à la montée en gamme technologique disparaîtront. Le secteur textile est sur la sellette avec une stagnation des commandes au premier trimestre 2012, alors que pour d’autres secteurs elles ont progressé de 7%.

Dans un contexte où le gouvernement a promis d’augmenter les salaires de 15% par an, et où les commandes des marchés européens et américains ont baissé de 30 à 40%, beaucoup d’entreprises sont étranglées. Le salaire moyen d’un ouvrier du textile sur la côte Est atteint aujourd’hui 3000 Yuan (380 €), alors qu’il ne dépasse pas 60 €

La pression est encore aggravée par la pénurie de main d’œuvre due à la réticence nouvelle des migrants à quitter leur province, où, désormais ils peuvent trouver du travail plus facilement que par le passé. La tendance ne s’inversera pas et les sociologues chinois estiment que, d’ici 2025, la masse de travailleurs disponibles sur la côte diminuera de 30%.

Les entreprises sont donc poussées à se déplacer vers l’Ouest, où les salaires sont plus faibles et la main d’oeuvre plus disponible. La marge de manoeuvre des régions occidentales de la Chine se lit également dans la croissance de l’export. Faible sur la côte Est (+ 6% dans le Zhejiang, +5,4% à Canton ; +2,8% dans le Jiangsu) elle est encore très forte dans l’Ouest (+150% à Chongqing ; + 41 % dans le Guangxi et +31% au Sichuan).

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FORD augmente ses investissements à Chongqing.

Avec son partenaire de JV Changan Automobile Group, Ford investit 600 millions de $ pour augmenter sa production de 60%. Dans son usine de Chongqing, celle-ci passera d’ici 2014, de 350 000 à 950 000 véhicules par an. La gamme de véhicules vendus en Chine sera augmentée de 15 nouveaux modèles et de 20 types de moteurs d’ici 2015.

TOYOTA annonce une hausse de ses ventes.

Le constructeur Japonais a vendu 293 200 véhicules au cours de 4 premiers mois de l’année, soit une augmentation de 14,3% par rapport à 2011.

Modification du taux de change du Yuan.

A la mi-avril la Banque de Chine a élargi la plage de flexibilité de la monnaie chinoise à 1%. En 1994, un dollar s’échangeait contre 8,70 Yuan ; En février 2012 le taux de change était de 6,28 Yuan. En 18 ans la réévaluation du Yuan a été de 2,42 dollars soit 27%, au rythme moyen de 1,5 % par an. Ce rythme s’est accéléré depuis 2005.

Baisse du prix de l’immobilier.

En avril les appartements ont baissé pour le 8e mois consécutif. Au premier trimestre les prix ont baissé de 5% en moyenne. Les prévisions prévoient une nouvelle chute des prix de 10 à 20% d’ici décembre. Le nombre des transactions immobilières a chuté dans 80% des villes témoins. A Shanghai elles ont baissé de 26% en avril par rapport à mars. A Pékin, la chute du nombre de transactions n’a été que de 4%

La Banque de l’Industrie et du Commerce (ICBC) contrôle une banque américaine.

Début mai, la réserve fédérale a approuvé l’achat par ICBC de la majorité des parts de la Banque de l’Asie de l’Est (BAE) pour 140 millions de $. Basée à Hong-Kong BAE déclare 2500 Mds de $ d’actifs et possède 13 filiales à New-York et en Californie. C’est la première fois qu’une banque d’état chinoise prend le contrôle de la branche américaine d’une banque de dépôt. ICBC a déjà des agences en Asie, en Allemagne, au Japon et à Singapour.

La transaction permettra à deux Institutions financières de l’Etat chinois, le Fonds souverain chinois – China Investment Corporation - et Huijin Investment d’être reconnues comme des institutions du marché financier américain. L’opération représente 1% du total du marché financier de New-York.

Par ailleurs la Banque de Chine a reçu l’autorisation d’ouvrir une filiale à Chicago, en plus des deux déjà opérationnelles à New-York et Los Angeles. La Banque de l’Agriculture a également prévu d’ouvrir une filiale à Ne w-York où elle a déjà un bureau de représentation.

Baisse des IDE. Tassement de la balance courante et de la croissance.

Les Investissements Directs étrangers ont baissé de 2,4% au cours des 4 premiers mois de l’année 2012 pour atteindre 37,4 Mds de $. La chute peut être attribuée au manque de confiance dans la croissance et à la situation internationale atone. Les IDE européens ont chuté de 27,9%, tandis que les Américains ont augmenté de 1,9%. Ceux des 10 économies d’Asie ont augmenté de 0,6%.

En 2012 Pékin espère encore attirer 120 Mds de $ d’IDE, ce qui représenterait une hausse de 3,3% par rapport aux 116 Mds de 2011. Rappelons que 68% des Investissements en Chine proviennent de Hong-Kong, dont une partie sont des capitaux chinois recyclés. La part des autres origines reste faible avec Singapour et le Japon à 5%, les Etats-Unis 4,5%, la Corée du Sud 3,5%, l’UE 3,5% - avec un net avantage à l’Allemagne -.

Cette tendance à la baisse des IDE est homothétique de la chute de 2,3% des commandes de la foire de Canton, généralement considérée comme un indicateur fiable de la santé des affaires. Enfin, la part des excédents commerciaux dans le PIB n’était que de 2,8% en décembre 2011, alors qu’elle était de 10,1% en 2007.

Selon un centre de recherche du gouvernement chinois, au 2e trimestre 2012, la croissance chutera à 7,5%. Si la prévision est exacte, le chiffre sera le plus faible depuis début 2009.

Gros marché aéronautique.

En 5 ans les compagnies aériennes chinoises achèteront 2500 appareils, ce qui portera la flotte commerciale chinoise à 4500 avions. L’information a été dévoilée par le Bureau de l’Aviation Civile chinoise au cours d’un forum aéronautique à Pékin fin mai.

6 secteurs émergents recevront l’appui du gouvernement.

Le 30 mai, le Conseil des Affaires d’Etat a indiqué que la restructuration du secteur industriel favorisera la protection de l’environnement, les technologies de l’information, les sciences de la vie, l’outillage industriel high-tech, les nouveaux matériaux et les véhicules hybrides.

Simultanément il poursuivra ses efforts en faveur des logements à loyers modérés et des investissements d’infrastructure.

 

 

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