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›› Politique intérieure

Hong-Kong à l’aune des « caractéristiques chinoises »

Le 1er juillet dernier Carrie Lam a présidé au 21e anniversaire de la rétrocession, assistée de ses trois prédécesseurs.


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La parution du livre de Chris Patten, dernier gouverneur britannique de Hong-Kong, « First Confession, a sort of memoir » Penguin Books Limited, juin 22, 2017 - dont une recension par Bradley Winterton vient de paraître dans le Taipei Times le 26 juillet, et dont le « Daily Telegraph » dit qu’il est d’une « sincérité captivante et pugnace », incite à revenir sur la relation entre Pékin et Hong-Kong évoquée dans le livre et plus précisément sur la cérémonie anniversaire de la rétrocession du 1er juillet dernier.

A 29 ans du retour définitif et complet de la R.A.S dans le giron chinois, 120 ans après que le 9 juin 1898, la Chine « crucifiée » par les intrusions occidentales ait, par la « Convention pour l’extension du territoire », cédé les Nouveaux Territoires à la couronne britannique pour 99 ans (après l’Île elle-même en 1848 et Kowloon en 1860) , les énergies, les dynamiques et les résistances politiques qui s’affrontent dans le mythique « port aux parfums » sont au moins au nombre de trois. Les pro-Pékin, les démocrates et les indépendantistes. Dans ce contexte, la situation est marquée par deux facteurs de tensions :

1) La promotion par Xi Jinping de son « rêve chinois » articulé aux caractéristiques chinoises heurtant les espoirs démocratiques des Hongkongais ;

2) Le surgissement dans le paysage de la R.A.S d’une mouvance de rupture indépendantiste touchant à Pékin le nerf sensible de la souveraineté dans un territoire portant encore les stigmates des humiliations subies par la Chine au XIXe siècle.

La mouvance pro-Pékin et Carrie Lam.

De passage en France à la mi-juin 2018 où elle a réceptionné à Marignane 3 hélicoptères Airbus, Carrie Lam considérée par l’opposition comme trop proche de Pékin, reste cependant plus populaire que son prédécesseur avec plus de 53% d’opinions favorables.


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Jeunes et moins jeunes, affirmant être autant attachés à la R.A.S et à son histoire qu’à la mère patrie chinoise, ils ont représenté 40,6% des voix aux dernières élections au Conseil Législatif de 2016 et 54,61% des voix aux scrutins locaux de novembre 2015 où rassemblés sous la bannières du parti de « l’Alliance démocratique pour le progrès à Hong-Kong », ils ont obtenu la majorité dans les 18 Conseils de districts.

Les pro-Pékin avaient également conquis les 4 sièges du Conseil Législatif laissés vacants par l’invalidation en 2017 des parlementaires ayant, lors de leurs prestations de serment au Legco, manifesté par leur attitude une opposition à la Chine.

Parmi eux Leung Chung-hang, alias Sixtus Baggio et Yau Wai-ching, dont les convictions politiques politiquement dangereuses pour Pékin expriment une rupture avec l’histoire, rejetant toute appartenance politique à la Chine.

Lire : A Hong Kong, un tribunal invalide 4 parlementaires récemment élus.

Les prochaines élections locales de novembre 2019 permettront de mesurer l’audience de la mouvance pro-Pékin dont les racines complexes plongent à la fois dans l’ancienne tradition communiste anti-britannique datant de la colonisation et dans la mouvance affairiste anti-démocratique, formant le principal soutien de l’actuel gouverneur Carrie Lam.

Elue au suffrage indirect censitaire [1] au poste de gouverneur – quatrième titulaire depuis la rétrocession en 1997 – après Tung Chee Hwa (1997 – 2005), Donald Tsang (2005 – 2012), Leung Chun-ying (2012 – 2017), Carrie Lam, 61 ans, a été investie par Xi Jinping, le 1er juillet 2017 qui à cette occasion avait mis en garde la R.A.S contre les tentations de rupture indépendantistes contraires à la constitution de la R.A.S (en Chinois 香港 特别行政区 基本法 – Xiang Gang Trebie Xingzheng Qu Ji Ben Fa)

Considérée par une portion non négligeable de Hongkongais comme trop inféodée à Pékin, Carrie a la difficile tâche de concilier les revendications d’autonomie dans le cadre du schéma « un pays deux systèmes », de moins en moins crédible sous l’influence toujours plus lourde de Pékin, la stabilité sociale mise à mal par les écarts de richesses, la spéculation immobilière et la question foncière dont elle a fait sa priorité [2].

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L’intégration controversée de Hong-Kong.

A la mi-mai 2018, Carrie Lam était en visite à Huizhou, 80 km au nord de Hong-Kong dans le cadre de son plan d’intégration de la R.A.S au projet de la « grande baie », comportant l’idée controversée d’une délocalisation des résidences des Hongkongais dans la province Canton.


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Le projet économique de Carrie Lam avalisé par le Bureau Politique, mais à contrecourant de ceux qui souhaitent conserver à Hong- Kong sa spécificité séparée, est d’intégrer le plus efficacement possible la R.A.S dans le méga-projet de la « grande baie » vaste aménagement urbain de 9 grandes métropoles du continent intégrées en une plaque tournante financière et économique.

Il y a plus. L’ambition d’intégration économique et sociale, qui – pour résoudre la crise des prix immobiliers exorbitants de R.A.S - prévoit déjà de favoriser la migration des résidences des plus jeunes hongkongais vers les centres urbains de Canton, Zhuhai et Shenzhen, reliés à Hong-Kong par voies rapides et TGV, soulève les critiques stigmatisant la différence de système politique et les écarts de droits.

Récemment un sondage a montré que 60% des 18 – 30 ans en phase avec le reste des sondés de toutes les classes d’âge, ne croyaient pas au projet.

Dans un article paru dans le SCMP, le 29 mai dernier Hua Guo et Viktor Zheng, docteurs en sciences sociales, chercheurs à l’Université de Hong-Kong écrivaient que la richesse des moyens de transports facilitant les mouvements de population entre la R.A.S et les centres urbains du Continent, ne pourraient pas compenser les disparités d’infrastructures médicales, les retards des systèmes éducatifs et la censure de l’information.

La lancinante menace de l’Art 23.

En 2003, 500 000 personnes avaient longuement protesté contre l’introduction de l’Art. 23 sur la sécurité nationale dans la constitution du territoire.


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L’ombre de Pékin s’allonge avec le souvenir de l’article 23 sur la sécurité nationale. Rejeté par des manifestations monstre en Dans son discours à l’occasion du 21e anniversaire de la rétrocession prononcé devant ses trois prédécesseurs et les représentants civils et militaires de Pékin dans la R.A.S, Carrie Lam a tiré un bilan positif de sa première année en poste.

Se prévalant d’une meilleure attention aux questions sociales et à la crise du logement, elle a réussi par son style réactif et à l’écoute, à désamorcer les tensions qui agitaient la R.AS du temps de Leung Chun-ying. Au point que les observateurs, y compris ceux de la mouvance démocrate, lui ont donné crédit, louant ses efforts pour rallier ses détracteurs, confirmés par un taux d’approbation de l’opinion de 54,3% contre 46,4% à son prédécesseur à la même époque de son mandat.

Le doute sur la détermination du Parti Communiste chinois à respecter la lettre et l’esprit du schéma « un pays deux systèmes » a cependant resurgi quand, dans une interview donnée le 1er juillet, elle a annoncé que la loi sur la sécurité nationale réclamée par Pékin serait mise en œuvre « le plus tôt possible ».

Reporté en 2003, à la suite de puissantes manifestations populaires de plusieurs centaines de milliers de personnes ayant mis en difficulté le gouverneur de l’époque Tung Chee Hwa, l’Article 23 qui serait introduit dans la Constitution du Territoire autoriserait, au nom d’accusations de trahison et de subversion, à limiter la liberté d’expression et le droit de manifester.

La mouvance démocrate.

Anson Chan 78 ans reste la critique les plus écoutée des intrusions chinoises dans la politique de la R.A.S et de l’obédience de Carrie Lam à Pékin.


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Les plus vives critiques adressées à Carrie Lam viennent d’Anson Chan, 78 ans qui la précéda de 20 ans à la tête de l’administration de Hong Kong sous la règle britannique. Considérant que Pékin ne respecte pas ses engagements politiques à l’égard du Territoire, elle a, ces dernières années, plusieurs fois fustigé les empiètements chinois dans la conduite des affaires de la RAS.

En dehors de la mise en cause politique, son principal reproche télescope de plein fouet les projets d’intégration de Hong-Kong à la grande région Canton – Zhuhai – Shenzhen : « la R.A.S ressemble de plus en plus à n’importe quelle ville chinoise ». Pour elle, les spécificités de Hong Kong - État de droit, indépendance de la justice, libertés publiques et droit à l’information - sont mises à mal par l’influence grandissante de Pékin qui, par là même, détruit les principaux atouts de l’ancienne colonie.

Le 1er juillet, participant à la marche de protestation de l’opposition démocrate, elle a réitéré ses critiques : « chaque jour qui passe voit l’érosion de notre style de vie et de nos valeurs ». Déçue que Carie Lam ne se soit pas efforcée d’améliorer le système électoral pour le rapprocher d’un vrai suffrage universel, elle a appelé la Chine à « mettre en œuvre loyalement toutes les dispositions du schéma « un pays deux système ».

En substance, elle demandait au régime chinois de ne pas expurger sélectivement les dispositions de l’accord qui le dérangent. Pour elle qui prend le contrepied des radicaux adeptes d’un suffrage universel sans sélection préalable des candidats à l’aune de leur patriotisme chinois, mais fermement rejeté par Pékin en 2014, il existe des marges de manœuvre dont Carrie Lam ne tire pas profit.

Dans le paysage politique hongkongais, Anson Chan représente l’opposition démocrate modérée qui craint l’effritement progressif des libertés publiques et de l’indépendance judiciaire sous les coups de boutoir chinois. Se rassemblant pour exprimer leurs craintes, ils défilent dans les rues, chaque 1er juillet jour anniversaire de la rétrocession.

Cette année, sous la houlette du « Front des droits civiques » qui regroupe 50 organisations démocrates, la marche s’est déroulée sous le double thème de la critique du parti unique en Chine et de la résistance au déclassement de Hong Kong « – 结束 一党专政 拒绝 香港 沦陷 - Jieshu yi dang zhuanzheng jujue xianggang lunxian - ».

Avec une participation régulièrement en baisse depuis 2003 (en dépit d’un regain en 2015) et des écarts importants entre les estimations de la police et celles des organisateurs [3], la mouvance démocrate tente, au milieu d’une lassitude populaire palpable, de maintenir l’élan protestataire anti-chinois du mouvement « Occupy Central » qui avait paralysé le centre de Hong Kong entre mars 2013 et décembre 2014, quand les organisateurs s’étaient eux-mêmes livrés à la police.

Lire :
- Hong Kong : un suffrage universel aux « caractéristiques chinoises. ».
- Hong Kong : « Occupy Central » s’étiole, tandis que resurgit le contentieux sino-britannique.

L’avocat libéral Benny Tai Yiu-ting, l’une des figures du mouvement de 2013, répète que les réformes sociales et le mesures pour résoudre la crises immobilière ne parviendront pas à masquer l’absence de légitimité politique de Carrie Lam. Agnes Chow Ting, est sur la même ligne et estime que le gouvernement sous estime la quête démocratique des jeunes hongkongais.

Membre du comité permanent du mouvement Demosito à la ligne politique « localiste », euphémisme qui désigne une rupture indépendantiste avec le Continent en contradiction avec la loi fondamentale, sa candidature aux élections locales avait été invalidée précisément à cause de ses idées anti-chinoises.

Lire : A Hong Kong, la Chine fait face aux contradictions du schéma « Un pays deux systèmes ».

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La rupture indépendantiste.

Le surgissement à Hong-Kong de l’idée de rupture indépendantiste touche à Pékin le nerf très sensible de la souveraineté dans un territoire portant encore les stigmates des humiliations subies par la Chine au XIXe siècle. Ici Andy Chan créateur du parti national honkongais. Derrière lui les caractères « 独立 – Du Li – indépendance. »


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Quand Pékin observe la situation dans la R.A.S, mesurant les délais de 29 ans restant à courir avant le retour complet de Hong-Kong dans le giron chinois, ce sont bien les risques posés par cette nouvelle mouvance de rupture récemment surgie dans le paysage politique qui l’inquiètent le plus.

L’année dernière lors des cérémonies de l’anniversaire de la rétrocession qu’il avait présidées, Xi Jinping avait clairement mis en garde contre le séparatisme : « Toute atteinte à la souveraineté et la sécurité nationales, défiant le gouvernement central et l’autorité de la loi fondamentale, ou ayant pour but de mener, par le truchement de Hong Kong, des opérations d’infiltration ou de sabotage à l’intérieur du Continent, franchirait (« toucherait 触碰– chu peng - dans le texte chinois ») la limite extrême de ce qui est permis et ne sera pas accepté »

Lire : A Hong-Kong Xi Jinping « recadre » les démocrates et met en garde contre une remise en cause du pouvoir central.

Le 18 juillet, la police s’est présentée au domicile de Chan Ho-tin (Andy Chan – en chinois 陳 浩 天 – Chen Hao Tian) fondateur et président du Parti National Hongkongais d’obédience indépendantiste.

Au nom des « Societies Ordinance » une disposition légale datant de la colonie britannique (1949, modifiée 1992) on lui a signifié l’interdiction de son parti au motif qu’il attentait à la sûreté nationale et à la sécurité publique. C’est la première fois depuis 1997 que le gouvernement central utilisait cette loi initialement adoptée pour lutter contre les mafias et le crime organisé.

Caractéristiques chinoises et valeurs universelles.

Il reste que la perspective du long terme portant la vision à 2049, deux années après la rétrocession et date à laquelle le Président Xi Jinping a fixé la réalisation du « rêve chinois » de normalisation de Hong-Kong, Macao et Taïwan, sous la bannière des « caractéristiques chinoises » à l’écart des principes de gouvernance démocratique, véhicule une contradiction de taille. Elle oppose deux philosophies politiques.

D’un côté la vision idéalisée au nom des « valeurs asiatiques » du despotisme éclairé selon le modèle singapourien, revisité par le parti communiste chinois ayant instauré un capitalisme d’État, fortement centralisé, aux libertés réduites aux pouvoirs ramassés et opaques, assisté d’une vaste bureaucratie encadrant de manière serrée la société, à la fois efficace moteur du développement socio-économique et garant de la prévalence du Parti-État ;

De l’autre un système auquel les Hongkongais ont pris goût mais qu’ils n’avaient pas connu du temps de gouverneurs britanniques, leur garantissant la liberté d’expression et de protestation en même temps que la séparation des pouvoirs exécutifs, judiciaires, législatifs portant l’espoir – en réalité improbable - qu’à terme les gouverneurs seraient élus au suffrage universel direct sans interférence de Pékin.

Dans son livre, Chris Patten revient en détail sur le concept des « valeurs asiatiques » base idéologique des « caractéristiques chinoises ». Pour lui, articulées autour de l’obéissance confucéenne au patriarche familial, elles sont, au nom de la prévalence de l’harmonie, le masque de l’autoritarisme et l’excuse des hommes d’affaires et politiques occidentaux pour ne pas évoquer les manquements du régime chinois aux droits civiques et humains.

La faiblesse du concept, dit-il, est qu’il considère que les droits de l’homme ne sont pas universels. Partout, cependant, tous ont droit à une justice équitable, à la liberté de parole et à la protection contre l’esclavage et la torture. Il ajoute que les démocrates de Hong-Kong ou à Taïwan ne sont pas moins confucéens que les capitalistes de Pékin et Shanghai dont la motivation principale est l’enrichissement rapide.

Plus encore, le Parti communiste qui articule sa diplomatie à la prévalence de sa culture et à son histoire plutôt qu’au droit international et dont le système reste léniniste ne peut pas constituer un modèle attractif pour les pays occidentaux.

A moins de trois décennies du retour complet de la R.A.S à la Chine, ces réflexions renvoyant aussi aux tensions dans le détroit de Taïwan dont la date limite de réunification au Continent a implicitement été fixée par Xi Jinping à 2049, éclaire les risques posés par l’idéal normatif chinois articulé au très nationaliste « rêve de renaissance ».

Note(s) :

[1Lors du vote de la commission électorale de 1194 membres représentant des groupes d’intérêts en grande partie acquis à la Chine, Carie Lam avait obtenu 774 voix.

[2Les mesures prises contre la spéculation immobilière et pour faciliter l’accès à la propriété et au logement, comprennent une taxe de 5% sur la valeur d’un appartement resté vide plus de 6 mois, la diminution des conditions de revenus autorisant un prêt, la réduction de 70 à 52 % de l’apport initial et la construction de plus de 10 000 logements à loyers modérés.

Dans un contexte en croissance de 4,7% au cours du premier trimestre 2018, contre 3,8% en 2017, Carrie Lam inscrit aussi son action, non seulement dans l’intégration de Hong- Kong dans l’économie du sud de la Chine, mais également au projet des « nouvelles routes de la soie ». En se prévalant à la fois de l’état de droit régnant dans la R.A.S et de la modernité d’une « cité intelligente », elle a aussi cherché à attirer des talents dans le secteur des nouvelles technologies de l’information.

[3Si on limite les estimations aux deux années politiquement les plus tendues (2003 : manifestations contre l’Art 23, et 2015, protestations contre le rejet chinois du suffrage universel intégral), les chiffres sont les suivants : 2003 : estimations des manifestants 530 000 ; estimations de la police : 350 000 ; 2015 : estimations de la police 100 000 ; estimation des manifestants : 500 000.

Cette année, la police a estimé le nombre à moins de 10 000, tandis que les organisateurs ont affirmé qu’ils étaient 50 000. Le fait est que, toutes estimations confondues, la participation baisse d’année en année.

Selon le comptage indépendant du professeur Paul Yip Siu-fai, l’un des doyens des sciences sociales de l’université de Hong-Kong qui a placé ses équipes à Causeway et à Admiralty, les manifestants étaient cette année 14170, 50% des effectifs ayant rejoint les cortèges en cours de route.

 

 

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