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›› Chronique

La Chine après le COVID 19 : impacts et réflexions. Quelle place pour nos intérêts industriels de la santé ? (1re partie)

La crise épidémique a mis à jour l’intention chinoise de conquérir une suprématie globale dans le domaine de la santé et des médicaments. La stratégie s’affiche quand bien même son système de santé souffre encore de graves lacunes d’organisation tandis que, médecine traditionnelle mise à part, le système de soins encore très inégalement développé, avec une médecine de proximité indigente, dépend entièrement de traitements mis au point en Occident.


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QC propose ici en deux parties des éléments de réflexion signés J.P. Lombart (*) sur les conséquences de l’épidémie de COVID 19 en Chine, notamment pour les industriels européens de la santé présents dans ce pays. Ils rajoutent des clés de lecture sur la situation actuelle en Chine, en particulier sur le sous-investissement du pays en matière de santé.

L’analyse fait un détour sur les mécanismes stratégiques actuellement utilisés par la Chine pour conquérir une position mondiale dans le numérique. Il est très vraisemblable que ce schéma techno-nationaliste s’imposera dans d’autres domaines, comme celui de la santé (maladies, médicaments, vieillissement…).

La tendance ne faiblira pas quand bien même cette stratégie de fermeture contribuera à alimenter de façon croissante une forme d’endiguement des visées chinoises (« containment ») de la part des pays occidentaux.

Le défi est au cœur des tensions qui agitent aujourd’hui la politique intérieure chinoise où des voix commencent à s’élever pour que cesse la politique étrangère agressive du « loup guerrier » à l’origine du durcissement de la quasi totalité des pays occidentaux à l’égard de la Chine.

Alors que le pays prépare le 14e plan quinquennal (2021-2025), il faut s’interroger sur la capacité du régime à faire à nouveau émerger la problématique santé comme une priorité nationale, dans une contexte où il apparait clairement que les différents instances de prévention qu’il s’agisse du Centre de contrôle des maladies infectieuses (CDC), de l’Académie des Sciences (C.A.S) et de l’Académie des Sciences Médicales (CAMS) ont fonctionné de manière cloisonnée.

Enfin, l’auteur esquisse également quelques préconisations sur la manière d’aborder la période post-épidémique pour les grands comptes occidentaux de la santé.

(*) Pseudonyme d’un responsable de l’administration centrale qui travaille dans un ministère technique. L’auteur a suivi les développements de l’accord franco-chinois de 2004 ainsi que certains dossiers de la coopération bilatérale non économique. Il a une bonne connaissance de la Chine.

Sur le sujet du système de santé chinois, lire notre dernier état des lieux datant de l’été 2018 : Systèmes de santé chinois : clés de décryptage.

La rédaction.

1re Partie. Impacts du COVID 19. Aspects intérieurs

Comme souvent en Chine, les apparences sont des constructions. Alors que la Chine sort progressivement du confinement et que les affaires semblent peu à peu reprendre sous le contrôle serré du Parti, le pays fait face à des défis imprévus et compliqués alors que, selon ses dirigeants, il était promis à la prospérité. Les principaux sont la baisse de la croissance.

Croissance en berne, perturbation des chaînes de valeurs, ralentissement des flux.

L’économie chinoise se redresse difficilement en même temps que le Parti réaffirme un nationalisme inflexible par lequel il tente de se protéger des influences extérieures de l’Occident tout en exprimant une stratégie d’expansion globale. Dans un article du 15 avril dernier paru dans Foreign Policy, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001 et 7 autres professeurs d’économie de renommée mondiale écrivaient un article collectif dont l’idée maîtresse était que la pandémie avait rappelé que l’unité politique et économique de base était l’État Nation.

En même temps, la crise a installé une défiance globale, un recul des flux et de l’esprit de coopération internationale. Leur hypothèse qui reste à vérifier, exprimait aussi la principale crainte de l’Amérique que la crise épidémique allait accélérer le remplacement déjà en cours d’une globalisation centrée sur les États-Unis vers un nouveau modèle où la Chine jouerait le premier rôle.


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Le sévère ralentissement de l’économie est porteuse d’inquiétudes et de menaces diffuses. Selon toute vraisemblance, la croissance chinoise de 2020 se situera aux alentours de +1,2% (source : FMI).

Ce chiffre, qui reste à confirmer, constitue un revers pour le pays qui entendait se maintenir à un taux de 5-7% au cours de la décennie afin de dépasser le PIB américain prochainement, voire d’atteindre son niveau de vie à l’horizon de 2049, date anniversaire de l’arrivée du PCC au pouvoir en 1949.

Dans la pratique, le COVID 19 a accéléré une tendance observée depuis le 13e plan (2015-2020), la croissance chinoise décroît graduellement d’une part en raison des limites atteintes par son modèle de développement (surcapacités industrielles, sur-investissements dans les infrastructures, endettement…) et d’autre part en raison des besoins de la population (santé, éducation, qualité de vie…).

Avant le COVID 19, et depuis 2015, la Chine était donc réglée sur une trajectoire de croissance plus « qualitative » qui faisait également une place plus grande à l’innovation technologique, à l’émergence de géants nationaux et à l’ambition du pays à s’ériger comme une grande puissance imposant son modèle (BRI…).

A ce changement de modèle de croissance s’est ajouté ou combiné un autre phénomène, véritable source de contrariété pour le PCC. Il s’agit de la guerre commerciale sino-américaine qui a un impact majeur sur les chaînes de valeur de toutes les grandes entreprises présentes en Chine. Nous y reviendrons.

Poursuivons sur le COVID 19. Malgré les dénégations officielles, la maladie change quelque peu la donne car le pays a été en fait très touché par l’épidémie. Et continuera de l’être.

Deux phénomènes se sont alliés pour gripper l’usine du monde qu’est la Chine : les chaînes logistiques d’approvisionnement dans tous les domaines ont été perturbées et le manque de main d’œuvre lié au confinement a considérablement ralenti l’économie, plus spécifiquement la manufacture qui sert à la fois le marché intérieur et les donneurs d’ordre internationaux.

Le chômage à grande échelle menace, la dette publique et privée s’alourdit. Une récession n’est pas exclue, d’autant que les ménages vont moins consommer et que l’investissement sera également touché.

Cela concerne bien entendu les investissements étrangers : les effets de la guerre commerciale et des perspectives économiques intérieures chinoises ne vont évidemment pas dans le sens de la reprise des IDE en direction de la Chine.

En plus de ces deux tendances, une autre donnée introduit des perturbations majeures qui sont liées au COVID : il s’agit des multiples obstacles à la circulation des facteurs de développement entre la Chine et le reste du monde (capitaux, main d’œuvre, mobilité, flux logistiques…).

Enfin, soulignons un point important : les temps ont changé depuis la crise financière de 2008 où la Chine s’était massivement portée acquéreur de la dette publique des pays de l’OCDE, ce qui avait facilité la consolidation, puis la reprise économique mondiale.

Du moins est-ce la conviction de XI Jinping qui dans son discours international ne cesse de mettre en avant la magnanimité de la Chine auprès des occidentaux et des instances multilatérales au cours des dernières années…

Dans tous les cas, même en situation de reprise de l’activité, il est clair que la croissance chinoise restera faible au cours des prochains mois. Autre certitude : la récession économique qui se profile dans les grands pays de l’OCDE aura une grande incidence sur la conjoncture de la Chine.

Le Parti sous pression.

La photo montre les personnels soignants à Wuhan observant une minute de silence en mémoire de leurs camarades décédés. Selon Li Bin, le Président de la Commission de la santé lui-même qui s’exprimait début mai, l’épidémie de Coronavirus a révélé les faiblesses du système de santé chinois. Promettant de corriger les lacunes, il a précisé que le pays allait notamment améliorer le dispositif de prévention des maladies infectieuses et le système de collecte et de coordination des données.

Une des principales déficiences mise à jour par la crise a en effet sans doute été l’absence de coordination dans un système resté très cloisonné entre les différentes instances de prévention et de contrôle sanitaires. La mauvaise réaction chinoise à la crise et les occultations initiales ont provoqué la défiance en Occident. Pour autant, la rigidité concentrée de l’appareil est telle qu’il pourrait, à l’intérieur, accentuer son autoritarisme et à l’extérieur persister dans son rejet agressif de l’Occident.


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La crise du COVID a révélé à la population chinoise la très mauvaise gestion de l’épidémie par le PCC. Certes, dans un grand pays comme la Chine, on comprend bien la difficulté de collecter des statistiques et de faire face à une épidémie.

Certes, la Chine a été toujours accusée de dissimuler des données ou des informations.

Mais, cette fois, vue d’Occident, la crise du COVID 19 a mis en évidence l’échec patent du Parti à compenser les errements de la gestion de crise intérieure par un activisme de diplomatie humanitaire [1]. L’effort de propagande internationale destiné à mettre en scène le modèle sanitaire Chinois, tout en surjouant une générosité dont l’affichage a en effet produit exactement l’effet inverse de celui recherché par l’appareil.

D’autant que, dans l’esprit des pays occidentaux, cette épidémie a surtout mis en avant la remarquable capacité du Japon, de Taïwan (pourtant exclu des réunions techniques de l’OMS) ou de la Corée à gérer la crise sanitaire. En clair des modèles alternatifs de lutte antiépidémique conduits par des démocraties libérales, régimes honnis de Pékin [2].

Retour de bâton : aujourd’hui la Chine est au moins en Occident au banc des accusés pour dissimulation, absence de coopération scientifique, instrumentalisation de l’OMS, tandis que persiste le soupçon très toxique d’une collusion civilo-militaire dans l’émergence du virus.

Même si le PCC est actuellement affaibli en plus d’être traversé par des tiraillements internes sur la suite à envisager (le silence des hautes sphères est un très bon indicateur de la situation), d’autres crises similaires suggèrent que, dans le contexte actuel dominé par les difficultés économiques et la centralisation du pouvoir par XI Jinping, le pouvoir accentuera ses rigidités et son autoritarisme [3].

Il reste cependant une incertitude de poids : Le contrat social qui prévaut en Chine (le PCC apporte la prospérité en contrepartie de la gestion exclusive du pays par le Parti) peut vaciller sous l’effet du chômage ou d’une moindre croissance.

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Le système de santé et la place que lui accorde l’appareil.

Le CDC de Wuhan. Parmi les causes des occultations et des ratés de la réaction chinoise initiale à l’épidémie on citera la rigidité bureaucratique aggravée par la paranoïa du contrôle politique.


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L’épidémie de COVID 19 souligne une nouvelle fois les carences du système de santé, alors même qu’il était officiellement sur une trajectoire visant à les pallier : « Healthy China 2030 » (août 2016).

Dans leurs déclarations sur l’épidémie, les autorités chinoises n’ont cessé de répéter que la situation était en main et que le pays avait tous les moyens de gérer la crise sanitaire.

Dans la pratique, toutes les failles du système identifiées dans le plan de 2016 se sont exprimées lors de la crise sanitaire, en particulier la très grande saturation hospitalière [4] dans un pays qui ne connaît pas la médecine de ville et où l’hôpital reste pour la population le point focal de la santé, malgré le souci affiché des autorités de développer des centres de soins primaires.

C’est l’une raisons pour lesquelles l’appareil de propagande du PCC s’est immédiatement employé à mondialement vanter la capacité de la Chine à construire des hôpitaux provisoires en quelques jours.

Pour tout dire, l’épidémie est également arrivée en Chine à un moment où on ne l’attendait pas, d’autant que le plan « Healthy China », tirant les leçons de la crise du SRAS (2003) qui avait été rapidement jugulée, indiquait que les MIE [5] de classe A et B avaient désormais un faible taux de prévalence et que la place de ces dernières dans la mortalité était passée de la 7e place en 1990 à la 9e en 2015.

Dit autrement, le danger des MIE était clairement sous-estimé en Chine. Et la priorité était davantage mise sur la lutte contre les infections chroniques telles que l’hépatite, le VIH, la tuberculose (près d’un million de nouveaux cas par an…) et les maladies vectorielles (dengue, malaria…).

Cette assurance était renforcée par la montée en puissance du réseau du CDC chinois sur l’ensemble du territoire chinois, laissant penser que la situation était sous contrôle.

Créé en 1983, le CDC fonctionne sur le modèle de son homologue américain. Il a développé au fil des ans une intense coopération régionale et internationale qui a mis la Chine en relation avec la R&D mondiale dans les MIE. Au CDC s’ajoutent d’autres capacités de recherche et d’expertise. Redondantes et se faisant parfois même concurrence, elles fonctionnent de façon cloisonnée, institutionnellement et scientifiquement.

Il s’agit notamment de l’institut de virologie de la CAS (IVW/CAS), qui pilote le P4 construit avec la France [6] aujourd’hui au cœur de vives polémiques internationales. Il faut également citer l’Institut Pasteur de Shanghai [7] (IPS/CAS) et l’Institut de biologie des pathogènes (IPB) qui relève de l’Académie des sciences médicales [8] (CAMS/PUMC).

Aujourd’hui et avec le recul il apparaît clairement que, dans les phases d’identification puis d’émergence du COVID 19, le CDC, la CAS ou la CAMS n’ont pas joué leur rôle.

C’est sans doute pourquoi les autorités chinoises ont dans un premier temps censuré les médecins de l’hôpital de Wuhan qui avaient identifié une nouvelle source épidémique à travers des patients accueillis en nombre croissant dès la fin 2019.

A ce stade, une évidence s’impose en dépit des affichages officiels : en Chine, la santé est la grande oubliée des préoccupations du gouvernement malgré la tentative de changer de modèle de croissance, la montée en puissance de la R&D biomédicale et les remarquables progrès enregistrés en matière de santé publique (mortalité, espérance de vie…), tous en lien avec l’élévation du niveau de vie des populations.

Deux exemples d’enjeux occultés : les pathologies chroniques et le vieillissement.

Le graphe montre l’évolution démographique entre 2000 et 2050 quand les + de 60 ans représenteront 30% de la population.


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Actuellement, la part de la dépense de santé dans le PIB se situe autour de 7%-8% [9] et serait très peu efficiente selon la Banque Mondiale (voir note 1). La même source indique que 49% de ces dépenses le seraient pour des médicaments (20% dans l’OCDE) !

Le domaine du médicament est par exemple un sujet de frustration constante des autorités chinoises puisque le pays y consacre des sommes considérables (redevances, prix…) et s’approvisionne auprès des géants mondiaux qui fournissent l’essentiel des traitements à valeur ajoutée thérapeutique.

Ce n’est pas hasard si la Chine impose aux « big pharmas » une barrière réglementaire très élevée. A ce jour, et si l’on met de côté les produits de la médecine traditionnelle (MTC), aucune grande entreprise pharmaceutique chinoise capable de rivaliser avec les « big pharmas » mondiales n’a réellement émergé dans le paysage national. Dans le domaine des biotechnologies comme dans celui des composés chimiques.

De l’aveu même des autorités, la Chine ne parvient pas encore à disposer des conditions qui lui permettent de transformer une molécule d’intérêt pharmaceutique en médicament innovant produit à grande échelle. Aucune entreprise innovante de (bio)pharmacie n’est cotée sur le nouveau marché « high-tech » de Shanghai, lancé en juillet 2019, censé concurrencer le NASDAQ américain (lire à ce sujet le § « Nasdaq chinois » de notre article : Assainissement des finances, effets de la guerre commerciale et impact du crédit social des entreprises.)

Cette situation est en partie imputable à la vision techno-nationaliste du PCC qui depuis le 13e plan (2016-2020) canalise l’essentiel des dépenses publiques et privées de la Chine vers la montée en gamme de tout ce qui a trait à l’industrie au numérique.

Des sommes extraordinaires y sont consacrées. Le but ? Faire en sorte que dans ce domaine également et grâce à l’innovation, la Chine s’affirme comme la plus grande usine du monde et dispose de géants nationaux capables de rivaliser avec le reste du monde, sinon de le conquérir par des initiatives de grande envergure (ex. BRI ) [10].

La demi-douzaine de rapports gouvernementaux sur ces sujets (« Made in China 2025 », Internet+, plan national sur l’intelligence artificielle…) ne laissent aucun doute sur cette trajectoire qui a contribué à exacerber les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis, et plus généralement avec les pays de l’OCDE.

Les ambitions de la Chine dans la 5G [11] ne constituent qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Tous les leviers sont activés en Chine pour atteindre l’objectif : marchés protégés, normalisation/standardisation, subventions massives, crédits recherche, création de fonds de développement, introductions en bourse facilitées...

Note(s) :

[1Ce que la Chine appelle « Diplomatie discursive » pour souligner son caractère divergent, en rupture avec les contenus et les méthodes liés aux attributs de la diplomatie traditionnelle définis par l’Occident.

[2Exception notable : le Vietnam, épargné par l’épidémie

[3A l’instar d’un nouveau droit d’intervention que s’est arrogée la Chine à Hong Kong à la faveur de la crise du COVID (17 avril 2020) pour tenir à distance le risque « localiste » remettant en cause la rétrocession.

La mesure qui s’est traduite par l’adoption par l’Assemblée Nationale à Pékin de la loi sur la sécurité nationale ayant mis fin au schéma « Un pays deux systèmes », a suscité la réprobation des pays occidentaux. Lire notre article : A la faveur de la pandémie, le Parti accélère la normalisation de Hong Kong.

[4Selon la Banque Mondiale, la moitié des admissions hospitalières seraient inutiles et la durée d’un séjour hospitalier deux fois trop longue (in « China 2030 », 2013).

[5Maladies Infectieuses Émergentes.

[6L’IVW (Wuhan) est dirigée par le major général, Mme le Dr. CHEN Wei. Une situation unique dans un institut de l’Académie des sciences. (Voir le § « La rumeur persiste » de notre article : L’insistante rumeur d’une « fuite » au laboratoire P4 de Wuhan.

[7Contrairement à une idée reçue, l’Institut est entièrement chinois et ses liens avec l’IP en France sont ténus. La France finance néanmoins des projets « conjoints », et deux chercheurs français rémunérés par le MEAE y travaillent.

[8Dans cet institut se trouve le Laboratoire Christophe Mérieux, dirigé par le prof. WANG Jianwei.

[94 058 milliards de yuans en 2015. Sans doute plus de 6 000 aujourd’hui (785 milliards d’euros), ce qui reste modeste pour un pays qui concentre un cinquième de l’Humanité.

[10« Belt and Road Initiative » (ou nouvelles routes de la soie), gigantesque plan de développement en direction de l’Asie (continentale et du sud-est), de l’Europe et de l’Afrique. Conçu en 2012 et inscrit dans la Charte du PCC à l’occasion de l’avènement de XI Jinping. Principal vecteur des visées chinoises, économiques et industrielles tout d’abord, puis dans tous les domaines (culturels, santé, standards…).

[11La Chine prévoit que la contribution de la 5G à son économie sera en 2030 de l’ordre de 1 400 milliards d’€.

 

 

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