Your browser does not support JavaScript!

Repérer l'essentiel de l'information • Chercher le sens de l'événement • Comprendre l'évolution de la Chine

›› Chine - monde

Etats-Unis, Moyen-Orient, Russie et Asie Centrale

Tout en gérant du mieux qu’elle peut ses relations avec les Etats-Unis, qui restent pour elle d’une importance capitale, la Chine continue de cultiver ses liens avec le Pakistan, le Moyen Orient, l’Asie centrale et la Russie.

Cette semaine Pékin, qui peut se vanter d’avoir joué, avec les Etats-Unis et leur brillant négociateur Christopher Hill, un rôle important dans l’apaisement de la crise nord-coréenne, accueille pour la deuxième fois en quelques mois le secrétaire d’Etat américain au Trésor Henry Paulson sur fond de querelles commerciales (qualité des exportations de produits alimentaires chinois et déficit commercial américain record) et financières (sous-évaluation de la monnaie chinoise vertement critiquée par les lobbies anti-chinois du Congrès). Henry Paulson, lui aussi objet des pressions des conservateurs américains qui lui reprochent d’être trop souple avec la Chine sur la question du taux de change du yuan, vient également estimer les possibilités d’une coopération sino-américaine dans le domaine de l’environnement, un autre sujet de grande controverse entre Pékin et Washington. Rappelons cependant que cette visite, qui ne sera pas exempte d’acrimonies, fait suite à la récente signature d’un important contrat d’infrastructure électrique de 6 milliards de dollars avec la société Westinghouse qui construira en Chine 4 réacteurs nucléaires AP-1000.

L’importance incontournable de ses relations avec les Etats-Unis n’empêche pas la Chine de développer ses liens avec ses alliés traditionnels ou ses voisins proches. A côté de l’Afrique, nouveau terrain de chasse des sociétes commerciales et pétrolières chinoises, le triangle Pékin, Islamabad, Téhéran est en effet le théâtre d’échanges stratégiques et sensibles. Le Pakistan, vieil allié de la Chine, a acheté cette année 8 chasseurs FC-1 « Xiaolong » (dragon ambitieux) ou Super 7, rebaptisés JF-17, fruit d’une coopération ancienne entre les deux pays et dont l’allure générale rappelle beaucoup les « Mirage » français. Selon certaines sources, le contrat global des JF-17 porterait sur 150 appareils pour une valeur de 2,3 milliards de dollars. Dessinés pour concurrencer les F-16 américains, ils sont équipés de radars de tir italiens, russes ou israéliens selon les modèles et - pour l’instant - d’un moteur russe, dont les performances sont très nettement inférieures au moteur du F16. La coopération entre les deux pays s’étend également aux systèmes AWACS (avec un radar suédois SAAB 2000 AEW&C) qui équiperont les Y8 de l’APL, et aux missiles de toutes portées, point fort des Chinois. En échange la Chine obtient des contrats d’infrastructure (construction du port en eau profonde de Gwadar au Sud Ouest du Pakistan) et l’accès aux secrets de fabrication des F-16 et des missiles de croisière Tomahawk, en service dans l’armée pakistanaise.

Avec l’Iran, où la Chine achète 13% de son pétrole, la coopération n’est pas moins riche ni moins sensible : des pourparlers sont en cours pour l’achat par l’Iran du nouveau chasseur chinois multirôles J-10, du bombardier FBC2, dérivé du JH-7A et du missile anti-navire subsonique C-802A. Au Moyen Orient, devenu un des objectifs prioritaires de la Chine, très gourmande en pétrole, Téhéran n’est pas le seul point d’application des efforts de l’industrie d’armement chinoise.


• Commenter cet article

Modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

• À lire dans la même rubrique

20e sommet Chine – Europe à Pékin. La marginalisation de l’Union

En Europe de l’Est et à Berlin, Li Keqiang manœuvre pour désamorcer la crainte du « péril jaune »

Le G7 au Québec et l’OCS à Qingdao, les deux pôles rivaux du monde

Sous la « tempête Trump », les illusions chinoises de la Chancelière

La crise iranienne, une aubaine pour la Chine ? Et l’Europe ?