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« La Chine est mécontente ! »

C’est du moins ce qu’affirment dans un récent ouvrage («  Unhappy China - the great time, great vision and our challenges  ») cinq intellectuels qui se réclament de « la Chine d’en bas ». Ils pensent que l’heure est venue pour la RPC d’affirmer sa puissance et de diriger le monde car elle en a les capacités et surtout tel est son destin.
Après « La Chine qui dit non » dans les années 90, qui affirmait entre autres que la RPC devait donner la priorité à la défense de ses intérêts nationaux et qu’elle devait s’émanciper de l’influence étrangère, les intellectuels nationalistes vont plus loin en évoquant aujourd’hui la suprématie mondiale de la Chine. L’un des auteurs de « La Chine qui dit non », Zhang Xiaobo, a d’ailleurs dirigé la rédaction et la publication de « Unhappy China »

Les auteurs estiment que la Chine bénéficie d’une économie et d’une puissance qui lui permettent désormais d’afficher clairement ses ambitions de leadership d’un monde dont les références et modèles occidentaux connaissent une faillite retentissante reflétée par la crise financière actuelle. Celle-ci constitue donc un signal pour de nouvelles puissances au premier rang desquelles la Chine. Dans l’esprit, on n’est pas très éloigné de la notion de rupture du Mandat céleste sensée annoncer, dans la tradition historique chinoise, un nouvel empereur.

En contradiction avec la stratégie des 24 caractères de Deng Xiaoping qui recommandait à la Chine de garder un profil bas et de se développer dans la discrétion, les auteurs analysent les rapports compliqués qu’entretient la Chine avec l’Occident. Les auteurs estiment que les dirigeants chinois sont outrageusement fascinés et aveuglément influencés par l’Ouest au point de perdre confiance dans les capacités de la Chine.
Dans une approche marquée par l’héritage du légisme, ils prônent une diplomatie forte fondée sur des « récompenses » et des « châtiments ». Dans ce cadre, la France devrait être sanctionnée durement et servir d’exemple afin de dissuader toute velléité de contrarier Pékin sur des sujets ayant trait à la sécurité nationale et à la souveraineté.


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