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›› Editorial

La Chine et la Russie se résignent à voter des sanctions contre la Corée du nord

Samedi 14 octobre, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité la résolution 1718, imposant des sanctions à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour son récent essai atomique. La veille (vendredi 13/10), l’Assemblée générale avait nommé par acclamations le ministre des AE sud-coréen BAN Ki-Moon comme successeur de Kofi Annan, Secrétaire général de l’ONU à compter du 1er janvier 2007.

La résolution du Conseil de Sécurité condamne l’essai atomique nord-coréen, demande que Pyong Yang élimine son armement et ses programmes nucléaires, impose à ce pays un embargo dans les domaines du nucléaire, des missiles balistiques et autres armes de destruction massive, ainsi que des produits de luxe. Elle encourage tous les Etats à intensifier leurs effforts diplomatiques, à ne rien faire qui aggrave la tension et à faciliter la reprise rapide des pourparlers à six de Pékin. Sous pression de la Chine et de la Russie, la résolution a écarté l’usage éventuel de la force et certaines interdictions totales envisagées à l’encontre de la Corée du nord.

Sans tarder, l’ambassadeur de ce pays à l’ONU, PAK Gil-Yon a exprimé le “rejet total” de la résolution par Pyong Yang, qui considère celle-ci comme une “déclaration de guerre”. La RPDC serait “prête, à la fois, au dialogue et à l’affrontement”. Dénonçant “les pressions américaines”, elle pourrait continuer à prendre des “contre mesures concrètes”.

Le représentant permanent de la Chine WANG Guangya a “expliqué” la position de son pays après le vote. Pékin “soutient la réponse ferme et appropriée du Conseil de Sécurité... et croit qu’elle doit à la fois indiquer la ferme position de la communauté internationale et aider à créer les conditions permettant la solution pacifique finale de la question nucléaire nord-coréenne par le dialogue”. Le représentant chinois a souligné que les sanctions ne sont pas un but en elles-mêmes... la résolution disant clairement que le Conseil de Sécurité suspendra ou lèvera les sanctions contre la RPDC si celle-ci satisfait à ses demandes.

La Chine exprime également des réserves sur la pratique de l’inspection des chargements allant vers ou provenant de la Corée du nord. L’attitude de Pékin est donc moins “ferme”, ou se veut “plus appropriée”, que celle du Conseil de Sécurité. La Chine veut limiter les risques, rester l’ultime recours de la Corée du nord et en pratique garder certaines marges de liberté. Peut-être conservera-t-elle ainsi plus de poids, mais aussi plus de responsabilités, dans la suite des événements.


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