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›› Politique intérieure

La session plénière de l’Assemblée nationale, une courte occasion de quelques jours

La grand messe annuelle de l’Assemblée nationale populaire met face à face trois mille députés et la cinquantaine des plus hauts cadres du Parti et du gouvernement mélangés, Comité permanent du Bureau Politique en tête. La session a été ouverte par le discours fleuve du Premier Ministre : beaucoup de choses qui ne se disaient pas avant se disent aujourd’hui. Le style aussi est plus ouvert.

Des comités restreints placent des délégués locaux face aux plus hauts dirigeants. Des critiques affleurent, parfois acerbes, lorsque surgit le spectre d’un avenir moins rose et moins brillant, concocté par d’innombrables contradictions, souvent escamotées par le discours officiel et les maquillages. Mais la préoccupation du pouvoir à l’égard des plus pauvres et des déséquilibres de la croissance se confirme, des sommes importantes sont dégagées en faveur des campagnes, de l’éducation, de la santé, de la sécurité sociale.

Cependant l’essentiel, qui serait la remise en cause de la pensée unique du parti, l’indépendance des juges et des tribunaux, probablement seules mesures capables de réduire les gaspillages et dérapages fréquents qui désormais handicaperont la croissance et le crédit de la Chine, ne se dit pas. La persistance et du contrôle absolu du PCC et de ses faux-semblants pose la question de l’efficacité des réformes en cours. Elle est générée par la peur du chaos que pourrait engendrer la moindre libéralisation.

Les réformes doivent en effet composer avec les pouvoirs locaux, les habitudes bien ancrées de spéculation et de profits rapides, souvent au détriment de la qualité et des intérêts du long terme, pour ne pas parler des luttes de factions, qui ne manqueront pas de s’exacerber à l’approche du Congrès du parti à l’automne, d’autant que les prétendants n’auront - eux - pas reçu la caution mythique de DENG Xiaoping, dont l’ombre bénéfique veillait - veille encore - sur ses deux successeurs HU et WEN.


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