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›› Editorial

Le paradoxe de la richesse

Le China Daily et Yang Liangchu, chercheur au ministère des finances, constatent que l’Etat, ne consacre que 12% du PNB aux dépenses sociales et seulement 3,5% du PNB à l’éducation, contre 30% et 4,5 % en moyenne pour les pays développés.

Jia Kang, directeur de recherche au ministère des finances, concède que le contraste est important entre le revenu de la machine étatique chinoise, deuxième du monde, et celui du Chinois moyen, relégué au-delà de la centième place, après plusieurs pays du tiers monde. Mais il se défend de l’accusation d’injustice, rappelant que les revenus fiscaux de l’Etat ne comptent que pour 20% du PNB.

Face aux critiques de la presse et des internautes, l’agence Xinhua a publié un rapport éclairant sur les inquiétudes du pouvoir, liées aux habitudes laxistes des cadres provinciaux : « l’approche correcte et rationnelle de la question de l’écart des revenus ». On y lit que, s’il est vrai que les finances de l’Etat sont en ordre, avec un déficit budgétaire négligeable d’à peine 3% du PNB, et une dette publique réduite à 20% du PNB, la dette des provinces, aujourd’hui mal évaluée, augmente, au point que, tout compte fait, il est faux de dire que l’Etat chinois est riche.

Les administrations locales, qui avaient été sommées d’alléger les impôts appliqués au monde rural, se procurent aujourd’hui de substantiels revenus des taxes à la propriété et de la cession de terres en usufruit à des sociétés immobilières. Cette tendance qui porte en elle la spéculation immobilière a été amplifiée pendant la crise, les banques locales prêtant d’importants capitaux à des sociétés d’investissement ou directement aux cadres, facilité exceptionnelle accordée pendant la crise.

Une partie des prêts ont financé des projets immobiliers dont la rentabilité s’est, par la suite, avérée aléatoire, dans un contexte général de crédit facile, autorisé par la banque de Chine. Au printemps, le montant des sommes prêtées par les banques chinoises au secteur immobilier, dans son ensemble, était évalué à 9000 milliards de Yuan (1000 milliards d’euros).


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