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Le secteur médical en Chine est un terrain de corruption et d’incidents. Le Centre a l’intention de le réorganiser de fond en comble

Selon CHEN Xiaohong, vice-ministre de la Santé (17 avril), les erreurs de diagnostic et les opérations frauduleuses de certaines cliniques et hopitaux locaux se traduisent depuis quelques années par une augmentation des incidents violents dans le secteur hospitalier.
Les familles et amis des patients ont tendance à réagir brutalement contre les erreurs, les backchich, les médicaments et les soins contrefaits. En 2006 on a relevé plus de 9.800 attaques provenant de telles disputes et elles ont causé pour 200 millions de yuans (20 millions d’euros) de dégats aux installations.
Les chiffres correspondants en 2002 étaient 5.093 cas de violences et 67 millions (6,7 millions d’euros) de pertes matérielles. Il y avait eu environ 2.600 personnels médicaux blessés cette année là, contre plus de 5.500 en 2006. En conséquence, beaucoup de médecins se sentent menacés et ont peur de faire des opérations comportant certains risques.
Le ministère de la Santé a lancé une campagne nationale “Paix à l’hopital” pour améliorer l’éthique professionnelle des personnels médicaux, éliminer les dépassements d’honoraires et autres pratiques et accroître l’effectif des personnels de sécurité à l’hopital.

Il faut dire que le secteur médical chinois est souvent âpre au gain et parfois frauduleux. Le “Bureau de rectification des mauvaises pratiques”, dépendant du gouvernement central, a donc annoncé le 10 avril une réglementation générale du prix des médicaments et des services médicaux. Cet organisme veut lutter contre la recherche du profit par les hopitaux et les organisations médicales et amener médecins et infirmiers à renoncer aux “cadeaux” et aux “enveloppes rouges”.
Il veut aussi réorganiser les procédures standards d’approbation des médicaments nouveaux et arrêter leur commercialisation à de nouveaux prix en changeant simplement les étiquettes. La production et la distribution pharmaceutiques sont trop souvent un terrain favori de corruption ; les contrefaçons de médicaments et d’instruments médicaux doivent être interdits, comme la publicité illégale pour ces produits de contrefaçon.
Le ministère de la Santé voudrait que tout hopital ait un système de supervision des ordonnances prescrites par ses médecins. Le gouvernement souhaite réguler les salaires et traitements des personnels hospitaliers et en déconnecter le prix des services et produits médicaux.
Toutes ces intentions sont bien nécessaires, mais les imposer pratiquement pourrait demander encore beaucoup d’efforts et de temps.


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