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›› Politique intérieure

Promesses de crédits concrétisant la ligne du 17e Congrès

La politique de réajustement social et écologique confirmée lors du 17e Congrès se développe déjà depuis plusieurs années. En 2005, le gouvernement avait reconnu que le système de santé du pays, gravement affecté par la baisse des financements publics dans les hôpitaux et le démantèlement d’une partie du secteur public - ancienne base sociale du prolétariat chinois - se trouvait en situation d’échec. Depuis juillet 2007 l’expérimentation en cours dans 79 villes chinoises vise à rendre les soins accessibles à toute la population urbaine grâce à une assurance médicale de base. Cette dernière, élargie à toute la Chine, viendrait alors s’ajouter à l’assurance coopérative rurale mise en place en 2003, dont le fiancement reste cependant encore aléatoire du fait des faibles revenus de la paysannerie.

Le système des retraites est également l’objet de toutes les attentions du pouvoir. La question est difficile car, pour l’instant, seulement 13% de la population active cotise aux fonds de retraite lancés en 1997. Les caisses accusent donc un déficit important. Plus grave encore, ce dernier ne cesse de croître, le nombre de cotisants augmentant moins rapidement que la population des retraités. L’éducation est un autre chantier sensible. Après la gratuité de la scolarité obligatoire dans les campagnes (140 millions d’élèves) décidée en 2005, le pouvoir a mis en place un système de bourses et d’aides diverses pour l’accès à l’enseignement supérieur. Au total dès 2008, l’ensemble des aides dégagées par l’Etat atteindrait un plafond à reconduire annuellement de 50 millions d’euros.

Enfin, tout récemment, c’est le secteur de l’écologie, placé lui aussi au centre des priorités du pouvoir, qui vient de recevoir un coup de fouet. Voilà plusieurs années que Pan Yue vice-directeur de l’agence de protection de l’environnement - SEPA - tirait la sonnette d’alarme dans des termes assez crus (cf. Question Chine 6 janvier 2007 : « Pan Yue et la catastrophe écologique chinoise, un cri d’alarme à méditer »). Ces mises en garde répétées auraient été suivies d’actions concrètes comme l’annulation de nombreux projets polluants pour une valeur de plusieurs dizaines de milliards d’euros et la fermeture de nombre d’usines dont les rejets sont à l’origine de la destruction de l’équilibre écologique de 75% des cours d’eau chinois.

Ce thème a été en partie repris par Hu Jintao dans son discours d’ouverture du 17e Congrès. Enfin, le 28 novembre, le gouvernement a joint le geste à la parole et annoncé le déblocage d’un fond de lutte contre la dégradation de l’environnement à hauteur de 1,35% du PIB, ce qui représenterait environ 28 milliards d’euros si l’on se base sur les estimations du PIB les plus courantes, 1800 milliards d’euros en 2006. (chiffres AFP).


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