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Relations militaires Chine - Etats-Unis : entre progrès et méfiance

Le 19 novembre dernier, les marines américaine et chinoise ont effectué un exercice de sauvetage en mer, au large de la base navale de Zhanjiang, PC de la flotte du sud, située à l’ouest de Hong Kong. L’exercice a été largement médiatisé en Chine pour attester des bonnes relations entre Pékin, en quête de reconnaissance et l’armée des Etats-Unis, miroir de la puissance potentielle de l’APL . Après une première phase à Hawaï, en septembre dernier, la manoeuvre a mis en jeu deux navires de guerre de chaque côté : le transport de chalands de débarquement (TCD) USS Juneau et le navire logistique Lac Dongting qui accompagnaient les destroyers lance-missiles Fitzgerald et Zhanjiang. Deux aéronefs ont également été engagés : un appareil d’observation américain de type P3-C et un appareil de transport chinois YUN-7, dérivé de l’Antonov 24.

L’exercice qui se doublait d’une rencontre amicale entre deux unités de « marines », concluait la première visite officielle en Chine de l’Amiral Roughead, qui commande depuis l’été 2005 la flotte du Pacifique. S’il est vrai que, depuis deux années, les relations militaires entre la Chine et les Etats-Unis s’intensifient (visites croisées des responsables de la défense, visites d’unités, observation d’exercices, exercices conjoints, consultations stratégiques), elles ne sont pas nouvelles pour autant.

Ces 15 dernières années les relations entre les deux systèmes de défense ont en effet couvert toute la gamme des échanges non sensibles autorisés par l’armée des Etats-Unis. Cette dernière répond avec prudence aux incitations du Département d’Etat et aux curiosités des officiers de l’APL, dont l’opacité rémanente inquiète la plupart des observateurs occidentaux.

Les contacts multiples se doublent de la participation d’officiers chinois à des stages ou séminaires de formation aux Etats-Unis, y compris dans les plus prestigieuses universités (Harvard, Asia-Pacific Center for Security Studies -APCSS-, Université George Washington, Monterey Institute of International Studies’ Center for Non proliferation Studies). Au Pentagone certains voudraient aller encore plus loin et initier des échanges entre les forces stratégiques nucléaires (proposition de l’Amiral Fallon, prédécesseur de l’Amiral Roughead, lors de sa visite en Chine en mai 2006).


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