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Le rêve du tout électrique de BYD

TECHNOLOGIES / ÉNERGIE. BRÈVES (2)

Drones

La Chine augmente rapidement le nombre de ses drones et leur utilisation pour la surveillance de son espace stratégique. Fabriqués par AVIC et COSIC ils sont régulièrement utilisés au-dessus des îlots contestés de la Mer de Chine de l’Est et du Sud, des zones de trafic du Triangle d’Or, ou au-dessus des zones sensibles de l’Himalaya. Plus de 90% des drones chinois en service sont des variantes de l’ASN-209, également produits en Egypte sous licence.

A côté des drones de surveillance apparaissent des drones d’attaque comme le WJ-600, baptisé Yi Long « 翼龙 », qui ressemble au Reaper américain exporté aux Émirats et en Uzbekistan, à des prix très inférieurs aux modèles américain ou israélien qui dominent encore le marché. Un autre modèle de drone de combat est le CH-4, également proche en apparence du Reaper, capable d’emporter 4 missiles et doté d’une autonomie de 30 heures. Parmi les clients potentiels de la Chine se trouvent aussi le Pakistan et même la Russie, dont les prototypes de drones n’ont pas connu le même succès.

Plus ambitieux encore est le Xiang Long BZK-005, de la taille d’un chasseur de combat, mais dont les système de guidage n’est pas encore au point. D’après un expert du SIPRI, dans quelques années l’APL pourrait avoir rattrapé son retard.

Le nouvel Hélicoptère d’attaque WZ-10

L’hélicoptère en gestation depuis le début des années 90, et présenté pour la première fois au salon de Zhuhai à l’automne dernier, (alors que son premier vol avait eu lieu 2003) est à lui seul l’expression de quelques contradictions chinoises.

Celles où le Parti, affirmant qu’il n’avait pas d’intentions agressives s’est longtemps cru obligé de camoufler qu’il concoctait un hélicoptère d’attaque. Le maquillage ayant aussi la vertu de favoriser les transferts de technologies occidentales qui faisaient semblant de croire qu’il s’agissait d’un engin civil. Ainsi, pendant longtemps l’hélicoptère s’est appelé « hélicoptère de 5,5 tonnes » - c’est effectivement son poids -.

Le WZ-10, développé par AVIC, est aussi un concentré des ambiguïtés, où la propagande laisse entendre que l’appareil est entièrement chinois ou presque. Mais les premières versions de l’appareil étaient équipées du moteur Pratt & Whitney canadien, ce qui a valu à la société canadienne, filiale de United Technologies, une amende de 75 millions de $ pour avoir fourni de fausses informations à la justice américaine, dans le cadre d’une enquête sur les transferts de technologies ayant contrevenu à l’embargo qui frappe la Chine sur les équipements militaires.

La version développée sera pour l’instant équipée du moteur du WZ-9, dérivée du moteur du Dauphin français construit en coopération avec Eurocopter pour le Z-9 civil, mais que les Chinois ont militarisé. Eurocopter a également coopéré pour le système du rotor du WZ-10. Il y a d’autres équipements étrangers sur la machine. Si l’avionique est probablement chinoise, le système de conduite de tir de nuit, relayé dans les casques, (Helmet Mounted Display – HMD -) serait français, fourni par Thalès. Surtout, le 8 mars 2013, Sergei Mikheyev, ingénieur en chef de Kamov a, lors d’un air show à Las Vegas, levé un lièvre de taille en déclarant publiquement que le WZ-10 avait été entièrement conçu en secret par la Kamov pour la Chine. Il n’a pas dit à quel prix.

La révélation a peut-être quelque chose à voir avec des énervements russes à l’égard des Chinois, sur les captations de technologies. Et avec un contrat d’armement en cours pour des sous marins anaérobie de type Lada et des SU-35, mais dont les négociations achoppent. La ressemblance entre le Kamov et le WZ-10 n’est cependant pas frappante. Le Chinois ressemblerait plus au Tigre ou l’A129 d’Augusta. Mikheyev a dit par ailleurs que sa contribution n’a été que la conception initiale. La machine aurait ensuite été entièrement fabriquée par les Chinois en Chine. Il est légitime d’en douter.

Quant aux capacités de l’engin, il faudra attendre pour juger. Mais dès à présent il faut noter que le WZ-10 pèse le même poids que l’Apache américain mis en service en 1984, mais qu’il n’emporte que la moitié de son armement, ce qui laisse supposer un problème de motorisation. Pour le reste il est doté de tous les attributs d’un engin moderne : systèmes d’alerte radar et de contremesures passives ; blindage de la cabine qui peut résister aux tirs des mitrailleuses 12,7 ; sièges éjectables comme ceux du Kamov Ka-50.

Les ailes latérales peuvent emporter 1,5 tonne de munitions (dont des obus de 57 mm, des missiles antichars « Flèche Rouge » Hong Jian – HJ 8, dérivés des AT-3 russes - et 8 missiles air-air à guidage infrarouge, comme le Tigre ou l’A129, alors que l’Apache en emporte 16). Un canon de 23 mm est fixé sous la cabine, que le pilote peut mettre en direction de tir en tournant la tête. Le WZ-10 est nettement plus lourd que l’Augusta 129 (+ 3 tonnes), ou que le Tigre (+ 1,5 tonne). On peut donc douter de la maniabilité de l’appareil s’il conserve le même moteur. Sa vitesse max est de 350 km/h et son rayon d’action de 800 km.

Espace.

Le 16 avril, les navires de pilotage des missions spatiales Yuanwang III et IV, qui seront suivis par le Yuanwang V, ont pris la mer en vue de la prochaine mission habitée du module spatial Shenzhou qui effectuera un arrimage à la station spatiale chinoise Tiangong.

Le 26 avril une fusée Longue Marche 2D tirée à partir de Jiuquan a mis en orbite 1 satellite chinois et 3 étrangers : Le satellite d’observation de la terre Gaofen (haute résolution), premier d’une série de 6 autres à lancer d’ici 2015 ; le premier satellite équatorien, baptisé NEE-01 Pegasus, équipé d’une caméra vidéo d’observation de la terre ; un petit satellite turc avec transpondeur fabriqué en coopération par l’agence de communication spatiale turque et l’Université d’Istambul et un satellite produit par le ministère de la science argentin. L’opération confirme la grande maîtrise par la Chine des lancements commerciaux.

Le 2 mai, une fusée Longue Marche-3B a lancé un satellite de communication de type Zhongxin à partir de la base de Xichang au Sichuan. C’était le 176e lancement réussi par un lanceur LM.


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