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›› Chronique : derniers articles publiés.

Kim – Trump à Singapour. Emotion et grand spectacle au service de la paix

Dans la Cité État s’est joué le 12 juin dernier une séquence diplomatique d’un genre inédit qui fut aussi un pari.
L’épine dorsale de l’exercice n’était pas comme à l’habitude réglée par la rigueur minutieuse des Affaires étrangères mesurant au trébuchet les avantages et concessions réciproques, mais par un Président américain, ayant répondu aux demandes répétées de dialogue formulées par Kim Jong-un et selon qui la séduction, au besoin sur-jouée, pouvait, appuyée par son talent de négociateur d’affaires dont il dit posséder l’intuition innée, initier le processus d’apaisement et de désarmement nucléaire recherchés par la Maison Blanche avec Pyongyang depuis près de 30 ans.
Trois mois après la première demande de (...)

Mer de Chine et ASEAN, enjeux de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis

Les 23 et 24 mai, les ministères des Affaires étrangères et de la défense, avec les mêmes arguments accusant les États-Unis de « souffler le chaud et le froid » et de « miner la confiance réciproque » ont condamné la décision prise par Washington d’annuler l’invitation lancée en janvier dernier à la marine chinoise de participer à l’exercice naval géant RIMPAC, auquel Pékin avait pourtant déjà pris part en 2014 et 2016.
Lire : - Entre raison, émotions et rivalités stratégiques, la marine chinoise participe à RIMPAC. - La marine chinoise devient un outil diplomatique et stratégique de portée globale.
A peine « la guerre des taxes » momentanément écartée, l’épisode est une nouvelle crispation sino-américaine (...)

Corée du Nord. Entre « fatalisme proliférant » et optimisme raisonnable

L’image ci-joint est une photo satellite commentée des environs de la montagne Mantap diffusée par le site C. News d’après une information passée inaperçue de la TV japonaise datant de l’automne 2017, faisant état de l’effondrement du site de tests nucléaires nord coréen de Punggye-ri, à une centaine de kilomètres de la frontière chinoise.
Autrement dit, la séquence que vit la péninsule coréenne depuis mars 2018 était dans les tiroirs de Kim Jong-un depuis 5 mois, délai après lequel il a annoncé qu’il « tirait l’échelle » de ses provocations apocalyptiques. Les services chinois dont les sismographes surveillent la situation géologique de la Corée du Nord comme l’huile sur le feu, étaient au courant et on (...)

Péninsule coréenne. Brutal dégel entre Pékin et Pyongyang

Alors que les aigreurs s’exacerbent autour de la guerre des taxes sino-américaines et que la Maison Blanche recommence à agiter le chiffon rouge du renforcement des relations militaires et politiques avec Taipei, le dernier contrecoup des stratégies du jeu de quilles de Donald Trump en Asie du Nord-est est le dégel surprise de la relation entre Pékin et Pyongyang.
Il est aussi possible que le soudain changement de la nature des rapports entre la Chine et la Corée du Nord soit un élément de la riposte de Pékin aux pressions stratégiques et commerciales que la Maison Blanche exerce aujourd’hui sur la Chine.
Opacité initiale et communication calibrée.
D’abord laissée dans l’ignorance totale de (...)

Chroniques coréennes : La bouteille à l’encre de la prochaine rencontre entre D. Trump et Kim Jong-Un

Tous les médias de la planète relayent en boucle la nouvelle à la fois insolite et inédite de la prochaine rencontre directe de Kim Jong Un avec le président des États-Unis.
Personne ne sait encore où et quand et à quelles conditions. Mais avant toute chose il confient de rappeler que, pour Pyongyang, l’événement constitue depuis 1953, le « graal » politique et stratégique de la Corée du Nord, cherchant à la fois un traité de paix, et une reconnaissance internationale dont le corollaire direct est la garantie de survie que seul Washington, premier acteur occidental de la guerre de Corée, serait en mesure de lui garantir, alors même que, juridiquement, les opérations militaires ne sont à l’arrêt que (...)