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Tiangong 1, la station expérimentale chinoise entre dans l’atmosphère

Le graphe publié par l’AFP selon des sources de la NASA et de l’Agence Spatiale Européenne montre la vie de la station Tiangong 1 depuis son lancement en 2011. Inhabitée depuis 2013, elle a échappé au contrôle en 2016. Depuis le début mars 2018, sa trajectoire observée se rapproche de la terre. Sa chute s’est accélérée à partir du 26 mars.


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Le 27 mars, reprenant un article du Global Times, le Quotidien du Peuple communiquait pour la première fois sur l’entrée imminente dans l’atmosphère de la station spatiale expérimentale Tiangong 1 天宫(palace céleste) à la dérive depuis 2016. L’article qui reprend un article du Guardian du 6 mars, cite une bande probable d’impact des débris située de part et d’autre de l’équateur entre 43° de latitude nord et sud.

Mais la communication officielle chinoise sur la date réelle de perte de contrôle et celle probable des impacts reste imprécise si on la compare aux dernières informations de l’Agence Spatiale européenne (E.S.A) qui, depuis Darmstadt en Allemagne où se trouve le Centre Européen d’Etudes Spatiales (CESA), suit avec précision la trajectoire du module chinois. Selon sa dernière estimation rendue publique le 28 mars, les impacts auront lieu entre le matin du 31 mars et le 1er avril.

Avec une longueur de 12 m, un diamètre de 3,3 m et un poids de 8506 kg, la station expérimentale lancée en 2011 a été utilisée pour entraîner les spationautes au séjour dans l’espace et tester les manœuvres d’arrimage à la future station chinoise des capsules Shenzhou (神舟, vaisseau divin) dérivées des capsules Soyouz dont le premier vol expérimental non habité avait eu lieu le 19 novembre 1999, suivi du 5 au 15 octobre 2003 du vol du premier astronaute chinois Yang Liwei à bord de Shenzhou 5.

Lire : Shenzhou 10 et Tiangong 1, dernier arrimage. Quelle coopération avec la Chine ?.

Faibles risques de dégâts aux personnes.

En 2016, les autorités chinoises annoncèrent qu’elles avaient perdu le contrôle de Tiangong 1 inoccupée depuis 2013. Depuis, le module se rapproche de la terre par une orbite de plus en plus basse.

Le 27 mars, Stjin Lemmens de l’Agence Spatiale Européenne mettait en perspective les faibles risques aux personnes puisque le module sera détruit à son entrée dans l’atmosphère. Quant à d’éventuels débris restés intacts après les frottements atmosphériques, la probabilité qu’ils impactent une zone habitée était, selon lui « dérisoire ».

Lemmens a aussi rappelé qu’en presque 60 ans de vols spatiaux il y eut 6500 cas de rentrées incontrôlées dans l’atmosphère qu’il s’agisse de fragments de fusées, de satellites hors d’usage ou de fractions de stations spatiales. En 1979, des fragments plus ou moins gros de la station américaine Skylab pesant 77 tonnes ont impacté la terre, dont un réservoir d’oxygène tombé à distance de Perth dans l’ouest australien.

En 1991, la station soviétique Salyut 7 pesant 20 tonnes encore arrimée au vaisseau Cosmos 1686 pesant lui aussi 20 tonnes s’était désintégrée au-dessus de l’Argentine faisant pleuvoir des débris sur la ville de Capitan Bermudez dans la province de Santa Fe, au cœur de l’Amérique du sud, à plus de 1000 km du point d’impact prévu dans le Pacifique.

Pour un point rapide du programme spatial chinois : Lire aussi Le premier cargo spatial chinois.


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