Cliquez ici pour générer le PDF de cet article :
›› Chine - monde
A Moscou, le 9 mai, Xi Jinping réaligne l’histoire chinoise sur le narratif de Vladimir Poutine, resserre les liens sino-russes et conforte le statut global de la Chine
A gauche, le 9 mai dans les tribunes, V. Poutine et Xi Jinping dialoguent avec un interprète en observant l’un des plus puissants défilés militaires russes sur la Place Rouge de ces dernières années. Leur détermination à préserver leur système politique et à défier l’ordre occidental établi en 1945 est intacte. A droite, une centaine de militaires chinois des trois armées – ce fut une première - ont défilé derrière leur emblème national.
*
Alors que Xi Jinping venait d’assister le 9 mai à Moscou aux cotés de Vladimir Poutine dont il était l’invité d’honneur, à l’une des plus spectaculaires parades militaires de l’après-guerre sur la Place Rouge, le lendemain à Genève le vice-premier ministre He Lifeng, 何立峰, nº13 du Bureau Politique et l’un des plus proches amis de Xi Jinping (voir sa biographie succincte : Membres du 20e Bureau politique) rencontrait Scott Bessent, ancien gestionnaire de fonds spéculatifs, associé chez Soros Fund Management (SFM), Secrétaire d’État au Trésor, nommé en janvier 2025.
Critique affirmé du système économique chinois et promoteur des droits de douane imposés aux produits chinois exportés aux États-Unis, Bessent a cependant accepté de sortir du cul-de-sac des surenchères tarifaires caricaturales en cautionnant une réduction drastique des droits de douane pour une période de 90 jours.
Selon un communiqué conjoint du 12 mai, Washington réduira temporairement les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, tandis que la Chine abaissera les siens sur les importations américaines de 125% à 10%. Plus encore, signe que les deux, ayant rangé leurs couteaux, sont entrés dans une phase de dialogue, un mécanisme de négociations économiques et commerciales établi sur la durée se réunira périodiquement sous la direction de He Lifeng et Scott Bessent.
En même temps, c’est peu dire qu’à Moscou, près de 3000 km plus à l’Est, le ton qui n’était pas à l’apaisement, infligeait un démenti catégorique aux spéculations d’une possible rupture sino-russe provoquée par les menées virevoltantes de D. Trump qui, à cet effet, paraît courtiser alternativement Vladimir Poutine et Xi Jinping.
*
Le fait est que la puissance du défilé militaire de la victoire du 9 mai auquel participait une centaine de militaires chinois avec une garde au drapeau et trois détachements Terre, Marine et Air de l’APL [1], affichait un degré jamais vu de proximité entre le maître du Kremlin et le nº1 chinois aux commandes à Pékin depuis 13 ans.
Pour faire bonne mesure, le 7 mai Xi Jinping avait signé dans le journal d’État russe « Rossisvkaya Gazeta » (interdit en mai 2024 par l’UE qui l’accuse de diffuser la propagande russe) un long article intitulé « Apprendre de l’histoire pour construire ensemble un avenir meilleur », dont le thème central était la conjonction des luttes patriotiques de la Chine et de l’URSS contre les fascismes japonais et allemand.
Après avoir décrit combien les deux luttes s’étaient épaulées l’une l’autre (livraisons d’armes soviétiques à l’armée maoïste et contributions des groupes des volontaires de l’armée de l’air soviétique à Nanjing, Wuhan et Chongqing ; renseignements essentiels fournis par l’espion chinois Yan Baohang aux troupes soviétiques 15 jours avant l’opération Barbarossa d’invasion de l’URSS par la Wehrmacht), le style de Xi Jinping s’est fait lyrique tout en s’écartant largement de la vérité historique.
Le hiatus est effet que s’il est exact que des deux côtés, d’importants sacrifices humains ont été consentis contre les totalitarismes du Troisième Reich et du Soleil Levant, le tribut payé par les armées soviétiques est nettement plus important que les pertes chinoises [2].
A l’époque, elle-même aux prises avec une guerre civile contre la révolution maoïste dont les armées gardées en réserve par Mao n’eurent qu’un rôle secondaire contre le Japon, la Chine Nationaliste de Tchang Kai-chek, ne put triompher des troupes nipponnes que grâce à la vaste guerre du Pacifique menée à partir de 1941 contre le Japon impérial par les États-Unis, le Royaume Uni, les Pays Bas et l’Australie.
Après de longues et meurtrières batailles menées aux Philippines, en Indonésie, en Birmanie et en Indochine française en même temps que sur l’archipel nippon lui-même, la guerre en Extrême Orient s’acheva par la capitulation impériale nippone du 14 aout 1945, une semaine après la dévastation atomique des villes d’Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, quatre années avant la prise de pouvoir maoïste en Chine.
Au milieu des bouleversements des cartes diplomatiques par D. Trump qui tente à la fois d’extraire les États-Unis de leurs relations conflictuelles avec Moscou tout en cherchant depuis peu un « accommodement raisonnable » avec Pékin que l’éditorial de QC du 1er mai avait anticipé, la réécriture de l’histoire par Xi Jinping se coule sans réserve dans le narratif de Vladimir Poutine.
Les illusions d’une histoire manipulée.
En Chine, la résistance militaire contre les Japonais est restée désorganisée par les rivalités de la guerre civile entre Tchang Kai-chek et Mao. Alors que le « Généralissime » était réticent à coopérer avec les rebelles maoïstes qu’il combattait, Mao s’appliquait à préserver ses troupes en vue de la guerre civile finale après la défaite infligée aux Japonais par les Américains.
La vérité est que malgré les tentatives de « Front Uni » y compris celle imposée par le Seigneur de la guerre Zhang Xueliang qui, le 12 décembre 1936, avait kidnappé Tchang Kai-chek à Xian pour le forcer à coopérer avec les Maoïstes, la résistance anti-japonaise eut du mal à s’organiser dans un Chine divisée en trois zones : 1) La Chine nationaliste sous contrôle gouvernemental, 2) La Chine communiste et 3) Les zones occupées par le Japon, chacune d’elles étant essentiellement opposée aux deux autres en dépit de la façade anti-japonaise du « Front Uni ».
Lorsque le Japon vaincu par les alliés accepta la capitulation aux termes de la Déclaration de Potsdam, le 14 août 1945, la Chine avait enduré des décennies d’occupation japonaise et huit années de guerre brutale.
Des millions de personnes avaient péri au combat, et des millions d’autres étaient mortes de faim ou de maladie. La fin de la Seconde Guerre mondiale ne marqua cependant pas la fin du conflit en Chine qui se prolongea jusqu’à la victoire des troupes maoïstes en 1949.
*
Pour le Président chinois dont le narratif s’aligne sur celui de V. Poutine, la guerre contre l’Ukraine déclenchée trois décennies après la chute de l’URSS, par nostalgie de la domination soviétique de l’Europe orientale, est à la fois la réponse à l’agression occidentale menée par l’OTAN et les États-Unis en expansion vers l’Est et la continuation de la lutte sacrificielle contre les « Nazis » dont le point d’orgue fut la bataille de Stalingrad de juillet 1942 à février 1943.
La reddition sans condition de l’armée allemande du Maréchal Von Paulus fut obtenue aux prix exorbitant de plus d’un million de pertes humaines soviétiques dont près de 500 000 tués et 650 000 blessés.
La mémoire de ces sacrifices (Cf. la note nº2) commémorés chaque année sur la place rouge au moment où Moscou et Pékin resserrent les rangs de manière spectaculaire contre Washington et ses alliés occidentaux sur fond de très meurtriers combats en Ukraine, est entretenue par Vladimir Poutine comme la matrice patriotique de la capacité russe à se défendre contre les agressions extérieures menées par les Occidentaux.
Selon lui qui oublie que les ébranlements du Pacte de Varsovie ont commencé avec la visite de Jean-Paul II à Varsovie, le 2 juin 1979, la résistance ukrainienne à son invasion appuyée par l’Europe et les États-Unis confine à insulter l’héritage de prévalence soviétique et la mémoire des sacrifices de l’armée rouge.
C’est bien ce narratif que Xi Jinping a repris dans son adresse écrite dans la presse russe. « Toute tentative de déformer la vérité historique de la Seconde Guerre mondiale, de nier son issue victorieuse ou de diffamer la contribution historique de la Chine et de l’Union soviétique est vouée à l’échec. » (…) « Aucune de nos deux nations ne tolérera un acte visant à inverser le cours de l’histoire, pas plus que les peuples du monde entier. »
Autrement dit, alors que Moscou détruit sa « petite sœur slave ukrainienne » aux lance-roquettes multiples et tire des pluies de missiles sur des zones résidentielles, en expliquant qu’ils visaient des installations militaires, pour Moscou et Pékin, l’attitude des Occidentaux aidant l’Ukraine à se défendre contre l’agression russe nie les sacrifices consentis par l’URSS pour débarrasser l’Europe du Troisième Reich fasciste. Elle nie aussi que « l’opération spéciale » russe en Ukraine en est la continuation.
A Pékin comme à Moscou, la variable du droit des peuples porté par le désir de s’émanciper hors du carcan politique autoritaire, est un « trou noir ». Logiquement, dans son article, Xi Jinping est revenu sur la situation de Taiwan « restituée à la Chine , il y a quatre-vingt ans, dans le cadre de l’Ordre de l’après-guerre. »
Il ajoute qu’en vertu des déclarations du Caire et de la proclamation de Potsdam, la souveraineté de la Chine sur Taïwan juridiquement établie par la résolution nº 2758 des NU est incontestable (lire : Une souveraineté accréditée par l’ONU et l’Amérique.).
Glosant sur le parallélisme des situations avec l’Ukraine et la concordance des vues sino-russes sur la souveraineté historique, Xi Jinping affirme dans son article que « quelle que soit l’évolution de la situation à Taïwan et en dépit des troubles causés par des forces extérieures (Comprendre Washington) [3], la tendance historique vers la réunification ultime et inévitable de la Chine est irréversible. »
En amont du défilé du 9 mai, Xi Jinping et Vladimir Poutine ont signé une déclaration commune promettant « d’approfondir d’avantage leur partenariat stratégique global ».
Alors que se profile la perspective de pourparlers en Turquie le 15 mai, entre Kiev et Moscou sur l’Ukraine, avec cependant le risque que Vladimir Poutine refusera un cessez-le-feu, dans leurs remarques après leur déclaration, Xi Jinping et V. Poutine se sont efforcés de présenter leur relation comme un élément clé pour la défense et l’amélioration d’un ordre mondial plus équitable.
En fond de tableau persiste chez l’un et l’autre la détermination sans cesse réaffirmée de remettre en cause la domination globale de l’occident assujetti à Washington qu’ils considèrent comme le champion de pratiques hégémoniques unilatérales insupportables.
Au milieu de la bascule en cours affirmant depuis 2022, y compris en Amérique, une tentation autocrate privilégiant des relations internationales portant la marque de la force militaire subjuguant le droit international, la présence de Xi Jinping, hôte d’honneur de Vladimir Poutine pour assister à une des plus puissantes parades militaires de l’après-guerre, est le symbole de la consolidation inédite des liens sino-russes (voir l’annexe) dont le potentiel défie l’Occident.
Elle est aussi le jalon spectaculaire de la consolidation du rôle global de la Chine qui se voit comme futur nº1 mondial.
++++
ANNEXE.
Le renforcement des liens sino-russes.
Source : Institut Mercator d’études chinoises (MERICS).
La présence de Xi Jinping au défilé du 9 mai à Moscou est le dernier jalon du rapprochement entre Moscou et Pékin. Dans ce « couple », il est clair que la Russie dépend plus de la Chine que l’inverse.
C’est pourquoi V. Poutine s’efforce de maintenir la Chine à ses côtés ne serait-ce que pour opposer un démenti aux discours glosant sur l’isolement de la Russie.
Le 9 mai à côté de Xi Jinping, invité d’honneur de premier rang, étaient présents des dirigeants de l’Arménie, de l’Azerbaijan, du Belarus, de Bosnie Herzegovine, du Burkina Faso, du Congo, de Cuba, d’Egypte, de Guinée Équatoriale de l’Éthiopie, de Guinée Bissau, du Kazakhstan, du Kyrgyzstan, du Laos, de la Mongolia, du Myanmar, de la Palestine, du Tajikistan, du Turkmenistan, de l’Uzbekistan, du Venezuela, du Vietnam, et du Zimbabwe.
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, Pékin a, malgré l’embargo, augmenté ses exportations de hautes technologies et ses achats de gaz et de pétrole.
*
La séquence de la présence de Xi Jinping au défilé du 9 mai à Moscou montre que, pour l’instant, Pékin considère toujours la Russie comme un partenaire stratégique indispensable. Dans le cadre de ses calculs géopolitiques plus larges, le renforcement du partenariat sino-russe s’étend en effet au-delà du conflit ukrainien.
La Russie est notamment un partenaire précieux dans le ralliement des pays du Sud autour du projet de construction d’un ordre mondial alternatif capable de faire pièce à la domination occidentale.
Les avantages sont partagés.
Non seulement l’alignement sino-russe a permis à Moscou de poursuivre sa guerre contre l’Ukraine en lui prodiguant des équipements de haute technologie à caractère dual et en lui achetant ses hydrocarbures, mais en même temps, fixant l’Alliance atlantique en Europe, il a pour l’instant, au grand soulagement de Pékin, détournée de toute ambition dans la région indopacifique.
Pour autant, l’objectif de la Maison Blanche de se désengager coûte que coûte du théâtre européen, y compris par un accord de paix conclu au détriment de Kiev, laisse planer l’hypothèse d’un renforcement militaire américain dans la zone Pacifique, notamment pour dissuader une agression militaire directe de l’APL contre Taïwan.
Enfin, on aurait tort de croire que l’alignement sino-russe serait aussi solide qu’une véritable alliance. Pékin le voit plutôt comme l’opportunisme pragmatique de ceux qui « partagent le même lit, sans partager les mêmes rêves. 同床 不 同的 梦想. »
Autrement dit, le partenariat « sans limites » reste borné par les intérêts nationaux de chacun. Il est notamment défini par les réalités géopolitiques changeantes ainsi que par leurs relations respectives avec l’Occident.
S’il est exact que dans un monde où les principes démocratiques sont en recul, subjugués par la tentation de la force, les deux sont à la fois animés par une intention révisionniste de l’ordre mondial et la détermination à protéger leur modèle autocrate, il n’en est pas moins vrai que la nature de leurs relations avec les démocraties occidentales européenne et américaine ne coïncide pas exactement.
Le meilleur exemple de cette différence exprimant le souci chinois de préserver les débouchés de son appareil productif aux États-Unis est le récent accord établissant une structure permanente de négociations sino-américaine.
Le fait que la délégation chinoise pour dialoguer avec le Secrétaire d’État au Trésor Scott Bessent soit conduite par He Lifeng, l’un des amis les proches de Xi Jinping, est une des plus solides indications de l’importance que Pékin accorde à ce processus.
Le reste est un jeu d’affichages.
Quand D. Trump s’adresse directement à V. Poutine, Pékin réaffirme aussitôt son partenariat « sans limites » avec Moscou comme pour éviter d’être marginalisé dans une dynamique où en Ukraine, Washington, qui vient de préempter les gisements de « terres rares », dont la richesse reste cependant à confirmer, a pris une longueur d’avance.
Concrètement la proximité sino-russe se lit dans les chiffres du commerce bilatéral et le resserrement des liens militaires.
1. Commerce bilatéral.
Par rapport à 2021, un an avant le début de la guerre en Ukraine, le commerce bilatéral a atteint un record de 245 milliards de dollars en 2024, soit +66%. Ce progrès est notamment dû à la forte hausse des exportations chinoises de biens à double usage civil et militaire, tels que des équipements informatiques et de télécommunications, et, de plus en plus, des machines-outils de pointe et des équipements de fabrication de puces électroniques.
Contournant les embargos, les importations chinoises de pétrole brut russe ont atteint un record de 62,26 milliards de dollars, soit 54% de plus qu’en 2021, un an avant que les États-Unis, l’UE et d’autres pays du G7 ne sanctionnent les exportations de pétrole russe.
Près de 40% du commerce international de la Russie est désormais libellé en yuans chinois, contre seulement 2% en janvier 2022.
2. Exercices militaires conjoints.
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, les exercices militaires bilatéraux sino-russes ont considérablement augmenté en nombre, en ampleur et en portée géographique.
Depuis 2003, la Russie et la Chine ont organisé plus de 90 exercices militaires conjoints, couvrant des opérations terrestres, navales, aériennes et multi-domaines. Près d’un tiers d’entre eux ont eu lieu depuis février 2022.
Au cours de la seule année 2024, les deux ont conduit 11 exercices conjoints. De plus en plus sophistiqués, ces derniers se sont déroulés le plus souvent dans des régions stratégiquement sensibles où la Chine est confrontée à des tensions maritimes, comme la mer Jaune, la mer de Chine orientale, la mer de Chine méridionale et autour de l’Alaska.
Répondant à des objectifs opérationnels concrets, les exercices témoignent aussi d’un alignement politique face à des rivaux régionaux. Parmi les étapes clés de 2024, citons leur première patrouille navale conjointe dans l’océan Arctique et la première collaboration entre garde-côtes.
La croissance la plus importante a concerné les exercices navals et aériens, qui représentent ensemble 22 des 27 exercices depuis 2022. Au cours de cette période, les deux États ont mené 16 exercices navals conjoints, dont sept en 2024, ainsi que neuf patrouilles aériennes conjointes depuis 2019.
Les autres types d’exercices, comme les exercices terrestres et paramilitaires, sont devenus moins fréquents, reflétant également le fait que les forces terrestres russes ont été fortement impactées par la guerre contre l’Ukraine.
Note(s) :
[1] Une première participation de l’APL au défilé de la victoire à Moscou avec seulement la garde au drapeau eut lieu le 9 novembre 2015, deux ans-et-demi après l’avènement de Xi Jinping à la Présidence de la République. La période correspondait à une première affirmation de solidarité de Pékin avec Moscou frappé par les sanctions américaines après l’annexion de la Crimée en 2014.
[2] Durant la guerre contre le Japon, ce sont les armées KMT du Tchang Kai-chek qui subirent la plus grande part des pertes chinoises évaluées à plus de 4 millions de morts. Quant à ceux de la guérilla maoïste et des 8e et 4e armées de route, pas encore au pouvoir, elles sont estimées 1,3 millions. Quant aux pertes soviétiques civiles et militaires, elles sont estimées à 27 millions de morts dont 8,7 millions de militaires.
[3] En réalité Washington reconnait l’appartenance de l’Île au Continent. Mais conscients que, selon un sondage de décembre 2024, 76,1% Taiwanais se considèrent plus Taiwanais que Chinois et que 61,3% expriment un désir d’indépendance, alors que seulement 18,6% sont en faveur d’une éventuelle unification, toutes les tendances politiques américaines, s’appuyant sur le « Taiwan Relation Act » de 1979, mettent en garde Pékin contre la tentation d’une réunification par la force.
• À lire dans la même rubrique
A Pékin, la bascule du monde. Après D. Trump, voici Poutine
[22 mai 2026] • François Danjou
« Auto China 2026 », une démonstration de force des marques chinoises
[2 mai 2026] • Jean-Paul Yacine
Conférence de presse du ministre des Affaires étrangères. Mise au ban de l’esprit de nuance pro-occidental
[19 mars 2026] • Jean-Paul Yacine
Friedrich Merz à Pékin. Douze ans après Angela, l’improbable deuxième souffle de la « Lune de miel. »
[28 février 2026] • François Danjou
Face au désordre de Trump, Xi Jinping en majesté
[10 février 2026] • Jean-Paul Yacine