›› Lectures et opinions
Les quatre chapitres finaux décrivent avec quasi-admiration le comportement “démocratique” du parti et du gouvernement. Respect et Sauvegarde des Droits de l’Homme (chap.VII) sont assurés dans le champ économique. Le PCC (chap.VIII) serait orienté vers l’exercice “démocratique” du pouvoir. De même, le gouvernement et le système judiciaire (chap. IX et X) s’efforceraient de gérer, d’administrer, ou de juger dans le style le plus démocratique possible.
(NDLR - Si on croit aux Droits de l’Homme, on ne peut pas réduire ceux-ci aux DH économiques et sociaux. Et si la Chine est plutôt bien gouvernée au sommet, l’absence de contre-pouvoirs réels favorise souvent l’opacité, la corruption, l’arbitraire et les abus au-dessous)
La Conclusion du Livre Blanc reprend naturellement toutes ces affirmations et non-dits. L’histoire et l’expérience récente auraient mené aux conditions particulières de la Chine et au régime politique le plus adapté à ces conditions. Grâce au parti, le peuple chinois se serait rendu maître du pays et de l’Etat. C’était inéluctable en quelque sorte, mais c’est aussi la base de la stabilité politique, de la prospérité économique et de la capacité à défendre les intérêts nationaux de la Chine.
Certes, le système n’est pas parfait, dit le Livre Blanc, mais rien n’est parfait et rien ne peut se faire en un seul jour. Le régime politique chinois évolue graduellement, pas à pas. Il continuera à le faire et il se perfectionnera en renforçant les bases de pouvoir du PCC.
(NDLR - Tout compte fait, ce Livre Blanc laisse une porte entr’ouverte sur de prudentes et lentes réformes du régime politique chinois, dans le but de consolider le pouvoir du parti ou d’améliorer son image. Quant à des réformes, bien nécessaires, du PCC lui-même -qui est loin d’être démocratique- la question est... hors-sujet.)
