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De la guerre électronique aux « cyber conflits ». La Chine en première ligne

Brèves.

Exploration profonde en Mer de Chine.

La CNOOC, va sous peu commencer l’exploration en eau profonde d’un gisement d’hydrocarbure en Mer de Chine. Pour la 3e compagnie d’hydrocarbure chinoise, après CNPC et Sinopec, spécialisée dans l’exploration et l’extraction off-shore, il s’agit d’un pas en avant significatif. Jusqu’à présent en effet ses opérations s’effectuaient à moins de 300 m de profondeur.

La nouvelle plateforme baptisée Haiyang Shiyou 981 (Pétrole Océanique) a récemment été installée dans une zone située à 320 km au sud-est de Hong-Kong. Construite par Hyundai et vendue à CNOOC pour 950 millions de $, elle serait capable de forer jusqu’à 10 000 m de profondeur. L’exploration en eau profonde comporte quelques risques comme l’indique l’incident du golfe du Mexique qui avait impliqué BP.

La CNOOC elle-même avait connu un accident de pollution dans le golfe de Bohai en juin 2011, dans lequel était également impliqué Conoco Phillips Chine qui détient 49% des parts du gisement de Penglai où s’était produit l’incident.

Les experts évaluent maintenant les réserves de la Mer de Chine à 200 Mds de barils de pétrole et à 500 000 Mds de m3 de gaz, très en-dessus des précédentes estimations.

Conservation hydrique.

En 2011, la Chine a investi plus de 50 Mds de $ dans des projets destinés à préserver les ressources en eau propre. La somme est en hausse de plus de 70% par rapport à 2010.

Plus de 20 millions de personnes vivant dans les régions frappées par la sècheresse sont concernées. 60 millions d’urbains ont gagné l’accès à l’eau potable.

Recrutement d’experts étrangers.

Le bureau des experts étrangers a récemment signalé qu’il recruterait 2000 experts étrangers de haut niveau dans les secteurs manufacturier, de l’agriculture, des services, des logiciels, des circuits intégrés, Le secteur manufacturier est intéressé par les nouveaux matériaux et les énergies nouvelles, celui des services par la finance, l’assurance, la sécurité et les transports intégrés.

Médecine traditionnelle.

950 millions de $ ont été investis par le gouvernement en 2011 pour promouvoir la médecine traditionnelle chinoise, soit 3 fois plus qu’en 2010. Il existe 1800 hôpitaux de médecine traditionnelle en Chine. Le secteur se heurte aujourd’hui à la perte progressive du savoir millénaire, due au tarissement progressif de la ressource de praticiens.

Panneaux solaires.

Au cours du 11e Plan (2005 – 2010), la croissance du secteur des panneaux solaires a été de 100% par an et 90% de la production a été exportée en Europe et aux Etats-Unis. Pour 2015 l’objectif affiché par le gouvernement est de produire en Chine 80% de la demande mondiale. Ce qui représenterait un total de ventes de 23 Mds de $.

4 des plus grands exportateurs mondiaux de panneaux photovoltaïques sont chinois. Les ambitions chinoises ont déclenché quelques nervosités en Europe et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis le ministère du commerce est en train de considérer des pétitions accusant la Chine de dumping et de non respect des règles du libre marché.

Vente de logiciels en hausse.

Le secteur des logiciels et des technologies de l’information s’est développé de 32,4% en 2011 pour atteindre 292 Mds de $ selon le ministère de l’information et des technologies. La croissance est supérieure de 4% à la moyenne de la croissance industrielle chinoise. Au total la Chine a exporté près de 6 milliards de $ de logiciels fabriqués en sous-traitance

Espace.

Fusée Longue Marche

. L’objectif de Pékin est d’effectuer 100 lancements spatiaux d’ici 2015. En 2011 la Chine a effectué 19 lancements commerciaux avec des fusées Longue Marche qui lui on rapporté 15,87 millions de $.

Station spatiale.

La prochaine étape du programme de station spatiale consistera à arrimer le module Shenzhou 9 à l’embryon de station orbitale chinoise. Elle sera pilotée par un équipage de 3 hommes. Pour la suite de ses programmes spatiaux, Pékin a sélectionné 2 femmes astronautes.

Mise à jour le 20 juin : Le 18 juin, la capsule Shenzhou s’est arrimée sans difficulté au module Tiangong 1. La manoeuvre a été retransmise pendant 4 heures par CCTV et a soulevé l’enthousiasme des Chinois. Entre le 1er vol habité (2003), dont le niveau technique était rudimentaire, et cette manoeuvre délicate, seulement 9 années sont écoulées. Ce qui signale les progrès rapides de la Chine dans le domaine spatial.

La station en cours de montage devrait être achevée en 2020. Elle aura la dimension de la station russe MIR, restée opérationnelle jusqu’en 2001. A cet effet Pékin développe la fusée Longue Marche 5, dont la capacité d’emport sera portée à 25 tonnes, adaptée aux modules de la future station. Le nouveau lanceur placera la Chine dans une position favorable sur le marché des mises en orbite des satellites.

Positionnement spatial.

2 satellites de navigation on été lancés le 30 avril dernier par une fusée Longue Marche 3-B à partir du pas de tir de Xichang dans le Sichuan. C’était la première fois que la Chine mettait en orbite 2 satellites avec un seul lanceur. 3 autres satellites du programme Beidou seront lancés cette année. Ce dernier sera totalement opérationnel en 2020 avec 30 satellites.


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