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HU Jintao choisit la détente avec Taiwan...au moins pour un temps

Rassuré par la victoire électorale de l’opposition taiwanaise aux élections législatives du 11 décembre dernier, Pékin semble avoir décidé de donner moins d’importance au président CHEN Shui-Bian et au parti indépendantiste DPP. Une certaine détente entre les deux rives s’ensuit logiquement.

La menace de la “Loi anti-Sécession”, qui pourrait faire de la “réunification” une obligation légale pour Pékin, est temporairement oubliée, du moins jusqu’à la session du Congrès national populaire qui doit s’ouvrir le 5 mars. Mais d’autres gestes vont dans le même sens.

Un accord équilibré a pu être signé sur les vols charters directs entre la Chine et Taiwan du 29 janvier au 20 février (réunions de famille de la Fête du Printemps). L’accord de Macao sur ce sujet a pratiquement été conclu sous l’autorité de représentants des deux gouvernements.

Les obsèques de KOO Chen-Fu, président de la “Strait Exchange Foundation” (SEF) qui avait négocié le “Consensus de 1992” ont créé l’occasion de la venue à Taipei de deux représentants de son vieil homologue WANG Daohan, président de l’Association pour les relations à travers le détroit de Taiwan (ARATS). Mais ces deux envoyés, SUN Yafu et LI Yafei n’étaient pas seulement les n°2 et 3 de l’ARATS, mais aussi de hauts fonctionnaires habilités à saisir toute occasion d’engager le contact.

Entre temps JIA Qinglin avait fait un déclaration le 28 Janvier à Pékin, à l’occasion du 10e anniversaire des “Huit points” énoncés par JIANG Zemin en janvier 1995 (base de la politique taiwanaise de Pékin). JIA, président de l’assemblée consultative et surtout n°4 du régime, offrait de négocier sans exclusive avec CHEN Shui-Bian et le DPP : “Nous sommes ouverts sur avec qui négocier et quoi négocier” a-t-il dit. Seule condition, reconnaitre sans équivoque le Consensus de 1992 qui soutient le principe d’une seule Chine. WANG Zaixi, vice-ministre du Bureau des Affaires de Taiwan au gouvernement central soulignait : les ouverture de JIA Qinglin sont bien la position et la perspective politique des nouveaux dirigeants chinois.

(Le Consensus de 1992, signé cette année là par les délégations KOO Chen-Fu et WANG Daohan, est un chef d’oeuvre de diplomatie : Pékin et Taipei reconnaissaient l’existence d’une seule Chine, mais aussi le droit de chacune des deux parties d’interprêter ce principe d’une façon différente. A partir de là, les deux autorités auraient pu résoudre ensemble beaucoup de questions pratiques).


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