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La parabole du stylo à bille

NOTE de CONTEXTE

Promotion de l’innovation en Chine.

En août 2016, le Centre d’Études chinois pour la globalisation (CCG) a fait le point de la création d’entreprises par les cerveaux chinois expatriés revenus en Chine 海归.


*

Dans l’éditorial de la revue de presse du CNRS de décembre 2016 publiée par l’ambassade de France à Pékin, Antoine Mynard qui suit de près les progrès de l’innovation en Chine, évalue l’attractivité de la sphère chinoise de la recherche visant à attirer les chercheurs étrangers et à faciliter le retour en Chine des chercheurs chinois expatriés (海归 haigui) ainsi que leur travail.

Aux prises avec des informations contradictoires, A. Mynard, correspondant du CNRS à Pékin, note que le flux sortant d’étudiants chinois ne faiblit pas et reste un handicap pour la vitalité de la recherche. Dans un premier temps, il confirme donc que son appréciation de 2015 est toujours valable, mais il ouvre une perspective positive en soulignant les progrès de la recherche en partie due au travail des 海归.

Les efforts chinois pour attirer les chercheurs étrangers n’ont pas donné tous les résultats escomptés. « A l’exception des chercheurs très confirmés et émérites, l’installation d’un chercheur étranger dans un établissement universitaire ou académique reste une entreprise de longue haleine qui comporte des limites, sinon des risques professionnels. » Pour lui, « cette situation pourrait être due au fait que les programmes actuels d’attractivité internationale visent d’abord des chercheurs d’origine chinoise. »

Après avoir noté la persistance des efforts chinois pour attirer des scientifiques étrangers en même temps que les chercheurs expatriés chinois, futures élites de la recherche, et faisant suite à une analyse des lacunes de certains programmes d’attractivité (flou du périmètre des programmes, absence de pilotage centralisé, faiblesse des relais locaux en province, transparence insuffisante), Mynard note que 4 programmes jouent un rôle central.

1.- Le plan des cent talents (1994) 百人计划, piloté par l’Académie des Sciences ;

2.- Le plan des « jeunes chercheurs talentueux » (1994) piloté la Natural Science Foundation of China (国家 自然 科学 基 金 委员会) en coopération avec l’Agence Nationale pour la recherche française (document pdf) ;

3.- « Les 1000 talents » 千人计划 directement piloté par le Comité Central du Parti (2008) ;

4.- « Le Cheung Kong Scholars 人才工程 » établi par le ministère de l’éducation et la fondation Li Kashing en 1998. Son objectif est d’améliorer le niveau et la compétitivité de l’éducation en Chine par le développement accéléré d’institutions auxquelles sont affectés les lauréats des bourses du programme de formation d’ingénieurs financées par le magnat de Hong Kong.

Dotés de prix allant de 1 à 6 millions de Yuan (14 000 à 84 000 €), ces projets qui ne concernent pas que des jeunes talents, (75% des chercheurs déjà établis) attirent à 95% des chercheurs d’origine chinoise dont le nombre est cependant difficile à estimer (hormis ceux du programme de Li Kashing).

Par recoupement, l’article estime qu’en 2015, le nombre de lauréats a atteint plus de 5000 dont la qualité du travail intellectuel progresse très rapidement, notamment en chimie et sciences de l’ingénieur et, à un rythme moindre, mais honorable, en sciences de la vie et en physique.

En dépit des obstacles liés au difficultés d’adaptation en Chine mentionnés en tête de l’article, Antoine Mynard estime que, globalement, le programme de retour des « Haigui » lancé il y a 25 ans et poursuivi avec méthode par les autorités scientifiques et politiques commence à porter ses fruits et contribue dit l’auteur au « formidable accroissement de la production intellectuelle du pays ». En revanche, il laisse entendre que l’adaptation des chercheurs étrangers est problématique.

Lire aussi :
- Les produits « high-tech » et la recherche en Chine
- Accélération de l’immigration et retour des « cerveaux » expatriés
- Revue de presse Chine-Mongolie du CNRS (document pdf)


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