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›› Chronique

Le Tibet brûle t-il ?

Le Tibet stratégique, objet des attentions socio-économiques du pouvoir.

La position du Tibet face à l’Inde, ses ressources minières – cuivre, fer, zinc, plomb, or, hydrocarbures - confèrent à la province un intérêt stratégique majeur, à quoi s’ajoute l’importance politique cardinale pour Pékin de conserver fermement le contrôle d’une région dont l’irrédentisme pourrait devenir contagieux, sont autant de raisons qui poussent le pouvoir chinois à ne pas desserrer son emprise sur le plateau.

Il reste que Pékin est désarçonné par la répétition des révoltes graves dont l’explosion en 2008 a focalisé l’attention internationale, et dont les immolations par le feu sont des répliques d’autant plus inquiétantes qu’elles semblent indiquer une radicalisation des protestations sur un mode jusque là assez rare au Tibet – on n’avait répertorié jusqu’à présent qu’une seule immolation survenue elle aussi dans la région de Kirti en 2009 -.

S’il est vrai que quelques intellectuels chinois critiquent l’attitude de Pékin, nombreux sont les Chinois qui considèrent sincèrement que les révoltes – dont le pouvoir explique sans relâche qu’elles sont fomentées de l’extérieur - expriment une sérieuse ingratitude au regard des efforts consentis par Pékin pour développer la région.

Le 17 juillet dernier, un éditorial du China Daily faisait le bilan de l’action conduite depuis 60 ans, rappelant de manière emphatique que « 95 % de serfs avaient été libérés de l’esclavage et sortis de l’arriération, que la région avait été équipée d’un réseau de transport moderne, que le niveau de vie avait été notablement amélioré, que l’espérance de vie des Tibétains avait été doublée, tandis que l’originalité de leur culture avait été protégée ».

Il est vrai que le 12e Plan prévoit encore de rehausser le PNB par habitant de la province au niveau des autres régions rurales de la Chine d’ici 2020 et de promouvoir la construction de logements ruraux. Ces projets accompagneront la croissance des investissements dans le secteur minier (cuivre et or). Mais le 12e Plan ignore la question religieuse pourtant au centre des crises récurrentes.


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