›› Technologies - Energie
Depuis le début des années 2000, les chemins de fer chinois ont procédé à une série de tests à grande vitesse sur les lignes classiques, dont les performances approchent celles des meilleures machines existant au monde. Jusqu’en 2008, le record chinois - 321 km/h - était celui réalisé sur les 400 km de la ligne Qinhuangdao - Shenyang (Qinshen). En juin 2008, peu avant les JO de Pékin, il a été battu sur la ligne Pékin - Tianjin par une machine CRH3, dérivée de la technologie Siemens, qui a atteint la vitesse de 394 km/h. Sa vitesse d’exploitation est aujourd’hui de 350 km/h.
Rappelons que la France détient depuis 1990 le record du monde de vitesse sur rail (515,3 km/h), amélioré le 3 avril 2007 sur un tronçon du TGV Est par la rame V150 (pour Vitesse 150 m/s) construite par Alstom, qui a atteint la vitesse de 574,8 km/h. La vitesse moyenne d’exploitation du réseau TGV français est de 277 km/h, avec des tronçons permettant des vitesses de 320 km/h.
S’appuyant désormais sur des bases technologiques solides, les planificateurs chinois ont élaboré un projet de développement très ambitieux de leur réseau à grande vitesse. Ce dernier est d’ailleurs l’un des plus gros bénéficiaires du plan de relance chinois en 2009, avec plus de 30 milliards d’euros. D’ici 2020, il devrait compter 8 grands axes pour une longueur totale devant atteindre 20 000 km, avec 2 catégories de voies permettant des vitesses maximum de 250 km/h et de 350 km/h. Ce qui en fera le réseau de TGV de loin le plus dense du monde.
La planification prévoit 4 axes Nord-Sud qui relieront Pékin au Nord (Harbin), au Nord-Est (Dalian, Shenyang), et au Sud, (Shanghai, Canton, Nankin, Shenzhen, Fuzhou, et Hong Kong), avec de nombreuses bretelles desservant les grandes villes adjacentes. A ces axes s’ajouteront 4 liaisons Est - Ouest assurant les liaisons Qingdao - Taiyuan, Xuzhou - Lanzhou, Shanghai - Kunming et Shanghai - Chengdu. Si les planifications sont respectées, en 2010 Shanghai sera à 5 heures de Pékin (actuellement 9h59 mn).
