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Pétrole : les besoins chinois sur le marché mondial

Une politique organisée

La politique chinoise s’organise autour de deux axes : garantir l’accès aux réserves mondiales de pétrole et assurer le bon acheminement de ces ressources jusqu’en Chine. Par ailleurs, la Chine veut (enfin) mettre en place des réserves stratégiques de pétrole. Elle ne disposait jusqu’alors que de 3 à 5 jours de réserves stratégiques, soit environ 15 jours de consommation. Ces réserves pourraient représenter 30 jours (fin 2005) - à l’instar des pays développés qui détiennent 90 jours de stocks depuis la fin des années 70 -.

Sécurisation des approvisionnements

Pour la sécurisation de ses sources de pétrole, la Chine passe des accords avec nombre de pays. Je citerai la production au Pérou avec Pluspetrol, 14 accords sur les champs de Zumano au Vénézuéla, pays qui bénéficie d’un prêt chinois de 4 milliards US$. La CNOOC détient 16,7% de MEG Energy (en Alberta/Canada, sables bitumineux). PetroChina s’est associé à Enbridge pour construire un oléoduc vers la côte canadienne Ouest.

La Chine semble réussir à imposer à la Russie un oléoduc transsibérien vers ses frontières (contre le projet japonais concurrent) et a aidé discrètement à la reprise par Rosneft des actifs de Ioukos. 3 000 km d’oléoducs sont construits au Kazakhstan où Petrochina produit déjà à travers Aktobemunaigas.

Des accords d’exploration et dans le raffinage sont passés en Indonésie. Des projets de gazoducs et d’oléoducs existent du Myanmar/Birmanie vers le sud chinois. L’on parle de la reprise des actifs de Chevron/Unocal par la Chine (en compétition avec Total et l’Inde).

En Afrique (Congo, Nigéria, Gabon, Soudan et Angola) : la Chine accorde des prêts financiers ou des aides comme la construction d’autoroutes, de ports et de voies ferrées, ou la réhabilitation de bidonvilles,... mais aussi un soutien contre les pressions au Conseil de Sécurité de l’ONU. La Chine détient 41% du groupe pétrolier soudanais Petrodar.

L’Iran reçoit une aide chinoise sans faille (jusqu’à présent) à ses projets nucléaires. La Chine détient 50% du champ pétrolier majeur de Yadavaran (l’Inde en détient 30%). La Chine construit un port en eaux profondes au Pakistan, au plus près du détroit d’Ormuz, en vue de pouvoir accueillir une flotte navale chinoise, voire de transférer du pétrole du Moyen Orient vers la Chine par oléoducs, voie terrestre plus courte que la voie maritime. Un accord similaire vient d’être signé à Djibouti pour l’usage de sa base, site stratégique face au détroit d’Ormuz.

D’autres projets existent en Syrie, en Algérie, en Egypte, en Equateur et au Tchad.


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