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Notes de contexte.
Nouvelle crise alimentaire.
Selon les medias nord-coréens, le pays qui manque de pluie, fait face à la plus grave sècheresse depuis 50 ans. Alors que les Etats-Unis ont suspendu leurs livraisons de nourriture, le ministère de la réunification nord-coréen s’est dit prêt à recevoir des aides alimentaires privées.
En février dernier, Pyongyang avait pourtant conclu un accord pour obtenir de l’aide alimentaire, contre la promesse d’arrêt du programme nucléaire. Mais le 29 mars les Etats-Unis ont interrompu leur aide au vu de la préparation du tir du missile balistique déclenché le 12 avril dernier. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 6 millions de nord-coréens souffrent de déficit alimentaire chronique.
Ce dernier est aussi la conséquence de longues années d’exploitation intensive du sol et de l’usage excessif de pesticides et de fertilisants qui tentèrent d’augmenter les rendements d’une terre ingrate. A quoi s’ajoute le désordre administratif produisant de nombreux gaspillages. Le système stalinien d’exploitation de la terre a fini de démotiver les agriculteurs et d’aggraver les pénuries.
Vue sur les camps de travail et les camps de concentration.
Le 6 mai dernier, la Commission Nationale Sud-coréenne pour les Droits de l’Homme a rendu public un rapport sur les camps de travail en Corée du Nord. Les faits relatés sont tirés des compte-rendus de 60 des 800 réfugiés, arrivés en Corée du Sud depuis mars 2011.
Ils font état de la situation humanitaire catastrophique des 4 camps de prisonniers de Yodok, Pukchang, Kaechon et Hoeryong et des 2 camps de concentration de Jeungsan et Chongori. On retiendra de nombreux récits de tortures et de famines et celui d’une femme ayant été forcée de transporter les corps d’une partie des 3721 prisonniers exécutés entre janvier et juin 2005. Selon Amnesty International le régime détient 200 000 prisonniers dont un nombre important sont des prisonniers politiques.

