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Su Tseng-chang - 苏贞昌 (Su Zhen Chang) - le retour

Défense de l’Ile.

La défense de Taïwan repose d’abord sur sa capacité à contrôler le Détroit, à partir de moyens d’observation et de combat qu’ils soient maritimes ou aériens. Elle se compose essentiellement de sous-marins, de chasseurs de combat, de missiles de croisière antinavires, basés à terre ou équipant les frégates et corvettes lance-missiles. A quoi il faut ajouter les missiles Sol-air PAC-3, les avions de surveillance P-3C et les chasseurs de mines. Le tout complété par une couverture radar abritée dans les montagnes de l’Ile, dont la remise à niveau est en cours.

Récemment Taïwan a mis en service les missiles de croisière Hsiung Feng-IIE (HF-2 E) d’une portée de 650 km, construits à Taïwan pour un coût total de 1 Mds de $. Ces derniers seront non seulement déployés à terre, mais ils équiperont également les catamarans antinavires furtifs Hsun Hai de 500 tonnes. Produits à Taïwan, ces derniers, dont le programme devrait être mené à bien d’ici 2014, pourront évoluer à 30 nœuds et seront équipés de 8 missiles supersoniques, version améliorée du Hsiung Feng, baptisée HF 3 E. Leur tonnage est 2 fois supérieur aux catamarans chinois de la classe Houbei.

Les 6 premiers avions de surveillance P-3C achetés aux Etats-Unis en janvier 2010 seront livrés à Taïwan entre 2013 et 2015.

Alors que la chambre des représentants américaine a, début mai, approuvé la vente à Taïwan de 66 F-16/D, les militaires taïwanais ont à plusieurs reprises exprimé leur intérêt pour le F-35 JSF, dernière génération de chasseurs, dont le développement, qui n’est pas achevé, a rencontré de nombreux problèmes, occasionnant une importante hausse des coûts.

Rien ne dit que les autorités américaines, inquiètes des réactions chinoises, approuveront ce choix, d’autant que les services de sécurité du Pentagone craignent des fuites de technologies sensibles vers la Chine.

Nouveau bâtiment chinois de projection de forces.

Naturellement les stratèges taïwanais observent attentivement la modernisation des forces chinoises. Parmi les progrès enregistrés ils notent l’augmentation des capacités de projection, qu’ils relient à la fois à la volonté de Pékin d’alourdir la présence de l’APL en Mer de Chine et à une menace d’invasion de l’Ile.

C’est dans ce contexte que le futur porte-hélicoptères de 22 000 tonnes en cours de développement par les chantiers navals chinois (CSIC pour China Shipbulding Industry & C) a fait la une de la presse taïwanaise après sa présentation au salon Défense Sécurité de Bangkok en mars dernier.

Baptisé 081, le bâtiment, dont le lancement est attendu pour 2014 serait capable d’embarquer 12 hélicoptères et plus de 1000 hommes. Cette mise en chantier ferait suite à celle des porte-chalands de débarquement de la classe Yuzhao (20 000 t), dont 3 exemplaires sur les 6 prévus ont déjà été produits.


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