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›› Chronique

Coup de projecteur sur le futur pouvoir central chinois. 1re Partie

Li Keqiang 李克强 Le juriste lucide et réformateur.

57 ans, Vice-premier ministre depuis 2008, membre du Comité permanent depuis 2007.

Vie et carrière.

Né en 1955, dans le district de Dingyuan (Anhui) – comme Hu Jintao -, Li Keqiang est entré au parti en 1976, après avoir été envoyé à la campagne pendant la révolution culturelle dans la commune de Fengyang (Anhui). De 1976 à 1978, il est le Secrétaire général d’une brigade de production. Licencié en droit (1982) et docteur en économie (1994) de l’université de Pékin, ses promotions dans le Parti se font par le biais de la Ligue de la jeunesse, dont il devient le secrétaire général en 1993, à 38 ans. En 1998, il devient vice-secrétaire, puis gouverneur du Henan jusqu’en 2004, puis Secrétaire Général de la province du Liaoning (2004 – 2007).

Ses origines familiales sont de la petite bureaucratie (son père était un cadre de district à Fengyang). Depuis le début des années 1980, il est un protégé de Hu Jintao. Son épouse Cheng Hong est professeur de langue et littérature anglaises à Pékin (Université d’économie). Ils ont une fille diplômée de l’université de Pékin, étudiant actuellement aux Etats-Unis.

Convictions politiques.

S’il est vrai que Li s’est affirmé comme un réformateur convaincu, appuyant les manœuvres destinées à éliminer les obstacles aux réformes du schéma de développement – il est notamment à l’origine de la publication du rapport de la Banque Mondiale « China 2030 », cosigné par le gouvernement chinois -, sa nomination comme Premier ministre en 2012/2013 n’est cependant pas assurée à 100%.

On lui reproche en effet de manquer de réactivité et de charisme, en même temps que d’avoir accumulé une série d’expériences très malheureuses lorsqu’il était à la tête de la provinces du Henan - où il a couvert un vaste scandale de sang contaminé cautionné par des cadres véreux, ayant provoqué une explosion de l’épidémie de SIDA dans la province - à quoi s’ajoutent plusieurs incendies meurtriers dont celui d’un centre commercial à Luoyang (300 morts) et l’explosition d’une mine de charbon dans le Liaoning (200 morts) quand il en était le Secrétaire Général.

Certains attribuent à cette suite d’incidents sa rétrogadation au poste de Premier Ministre dans l’ordre de la succession, alors qu’il semblait d’abord placé sur la trajectoire de futur SG du Parti.

Il n’est pas impossible – mais l’éventualité reste peu probable - qu’il soit supplanté au profit d’autres candidats, comme Wang Qishan, pour être dirigé sur le poste de président de l’Assemblée Nationale en remplacement de Wu Bangguo.


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