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›› Chronique

Coup de projecteur sur le futur pouvoir central chinois. 1re Partie

Zhang Dejiang 张德江. Le planificateur, adepte des grandes entreprises publiques.

66 ans, membre du Comité Central et membre du Bureau Politique depuis 2002 ; vice-premier ministre depuis 2008. Actuellement Secrétaire Général de Chongqing, en remplacement de Bo Xilai, depuis mars 2012, après avoir été Directeur de la Commission Sécurité de la production.

Vie privée et carrière.

Né en 1946 dans le district de Tai’an à 350 km au nord de Dalian dans la province du Liaoning, Zhang a accompli le séjour idéologique obligatoire à la campagne de 22 à 24 ans dans le district de Wangqing, dans le grand nord chinois, à moins de 100 km de l’endroit où se recoupent les trois frontières de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord, dans la province de Jilin.

Après être entré au Parti en 1971, il étudia pendant trois ans le coréen à l’université de Yanbian toute proche, au sein de laquelle il devint cadre, avant d’aller étudier l’économie à l’université Kim Il Sung de Pyongyang (1980). Après un passage à Pékin, où il tient le poste de vice-ministre des affaires civiles, il revient dans le nord-est où il est promu SG de Yanbian puis de la province de Jilin (1990 – 1998). Son sérieux et sa loyauté sans faille lui valent deux nouvelles affectations comme SG, d’abord à la tête de la province du Zhejiang (1998 – 2002), puis à Canton (2002 – 2007).

Son épouse, Xi Shusen, occupe aujourd’hui le poste de vice-directrice de la Commission de discipline de la Banque de Construction, dont elle a d’abord été la vice-présidente. Elle est aussi membre de la Conférence Consultative du Peuple Chinois.

Connexions et convictions politiques.

Fils de Zhang Ziyi, ancien vice-commandant de la 2e Artillerie de la province de Canton, Zhang Dejiang doit sa carrière à Jiang Zemin qui l’avait remarqué lors d’un voyage à Pyongyang, dont il avait assuré la préparation alors qu’il était SG du Jilin.

Après 10 années au BP, et 3 postes de SG dans 3 provinces différentes, son accession au Comité permanent serait logique. Mais son passage à la tête de la province de Canton a laissé un souvenir en demi-teinte, marqué par une communication opaque sur l’épidémie de SARS en 2003, et de constantes échauffourées avec les journalistes plus indépendants que dans le reste du pays. A son poste de Vice-premier ministre en charge de l’industrie lourde, sa réputation a souffert du scandale du rail, marquée par la destitution de Liu Zhijun.

Son affectation en mars dernier à Chongqing pourrait signaler que sa nomination au CP n’est plus assurée.

S’il y entrait malgré tout, son profil le désigne pour la Commission de discipline ou pour la Commission des affaires juridiques. Zhang est un adepte des grandes entreprises publiques, des monopoles et de la planification d’état, qui considère l’ouverture au privé avec beaucoup de méfiance.


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