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La « société civile » joue t-elle un rôle en Chine ?

Le rôle de la société civile vue par la presse chinoise

Ces thèmes - « incidents de masse » dirigés contre les autorités locales, plus grande souplesse du pouvoir, rôle de la société civile - font l’objet d’un article publié en janvier 2009 par l’hebdomadaire de Canton Nanfang Zhoumou, dont l’audience en Chine du Sud ne cesse d’augmenter, précisément parce qu’il concentre ses analyses sur des faits de société - que le pouvoir tente souvent d’occulter - et sur leurs conséquences politiques. L’article est intitulé « Pourquoi les incidents de masse prennent-ils toujours pour cible le gouvernement ? - qu tixing shijian maotou wei he cong zhi xiang zhengfu ? ».

Après avoir rappelé que le style de « gestion » des incidents par le pouvoir avait changé, soulignant la plus grande souplesse et l’ouverture nouvelle des autorités à des solutions de compromis, l’auteur, Xiao Shu, regrette que le pouvoir traite chaque cas isolément, sans analyser les responsabilités du « système - tizhi » dans la multiplication des incidents.

Il explique notamment que, faire comme si le « système » n’était pas en cause, alors que les incidents de masse ont toutes les chances de se multiplier à l’avenir, générés par des conflits d’intérêts de plus en plus nombreux, conduira tôt ou tard à de graves déconvenues. Celles-ci seront d’autant plus dangereuses que les révoltes sont presque toujours dirigées contre les autorités locales. Que ces dernières soient systématiquement la cible des émeutes traduit une excessive concentration des pouvoirs, dans un système qui se croit omnipotent, mais dont l’efficacité est en réalité réduite. Les autorités locales n’ont tout simplement pas les moyens de gérer tous les conflits.

Dans un gouvernement moderne et efficace, poursuit l’auteur, l’autorité devrait être partagée, notamment avec la société civile, qui devrait être partie prenante de la gestion du pays. Il s’agit non seulement de contrôler l’administration publique, mais également d’alléger les charges qui pèsent sur elle. Ce mécanisme de partage du pouvoir entre les gouvernements et les forces indépendantes de la société, qui disposeraient d’un espace d’initiative et d’expression, serait un pas significatif vers la solution apaisée des incidents de masse. L’auteur conclut son article en indiquant que « le degré d’implication de la société civile dans la gestion des crises sociales est un indicateur important du niveau de modernisation d’un pays ».


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