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A quand une société civile réactive et dynamique ?
Voici donc un intellectuel issu de la classe moyenne essentiellement urbaine - dont l’importance est estimée à 200 millions de Chinois par l’Académie des Sciences Sociales - qui met directement en cause le fonctionnement trop centralisé du pouvoir et plaide pour la naissance d’une société civile réactive et dynamique. Beaucoup d’observateurs font cependant remarquer qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.
Ces derniers soulignent en effet que, pour l’heure - mais les choses pourraient changer si la crise économique se prolongeait, - beaucoup d’enquêtes indiquent que les « Chinois moyens » sont au fond encore plutôt conservateurs et méfiants à l’égard des remises en cause du « système » existant, par crainte des risques de désordres qui y seraient associés. Même s’ils sont souvent critiques à l’égard des autorités et le font savoir sur le net et dans la presse. En même temps, le pouvoir paraît encore très loin d’accepter le partage prôné par l’auteur.
Il n’empêche que la publication de telles idées, mettant en cause le monopole du pouvoir, n’aurait pas été possible il y a seulement dix ans. Aujourd’hui, il est clair qu’une partie de la presse incite l’opinion à devenir une force de proposition, voire à jouer un rôle de contrôle des politiques publiques. Dans ce contexte la naissance d’une société civile plus réactive n’est peut-être pas si éloignée.
