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Transparence du fonds souverain chinois et querelles commerciales

L’opération transparence a cependant délié la langue de Lou Jiwei, Président du fonds, qui a déclaré que la moitié des 110 milliards de dollars (soit 10 fois plus que les capitaux listés à la SEC), dédiés aux opérations extérieures avait déjà été investie. Il a confirmé que la tendance à cibler les marchés émergents et à rechercher les opportunités nées de la crise - en clair jouer les pompiers financiers au profit de sociétés publiques ou privées en difficulté, en vue de substantiels retours financiers - sera poursuivie en 2010.

L’examen des informations transmises à la SEC indique également que la Chine, qui détient encore près de 700 milliards de $ de bons du trésor américain, approche le marché des actifs ou des fonds d’investissement privés américains avec prudence. Sur les 9,6 milliards, plus d’un tiers (3,54 milliards) est d’ailleurs investi dans une société minière canadienne (Teck ressources Ltd) qui opère en Amérique du Sud. 2,4 milliards de dollars ont cependant été engagés dans des sociétés d’investissements, dont une nouvelle injection de 1,7 milliards dans Morgan Stanley, en dépit des déboires de 2008. Le reste est réparti dans des opérations en bourse ou des prises de participation assez modestes dans des sociétés telles que American International Group Inc., Apple Inc. and News Corp., propriétaire du Wall Street Journal, Johnson & Johnson, Coca Cola, Visa, Motorola.

La série des prises de participation minoritaires par le fonds au sein d’actifs listés aux Etats-Unis, rassure les analystes américains qui craignaient des investissements massifs, assortis de manœuvres politiques ou de recherche d’influence. Mais elle ne suffira pas à désarmer les querelles commerciales qui montent entre la Chine et les Etats-Unis, parfois appuyés par l’Union Européenne. Elle sera également bien incapable d’enrayer la vague d’inquiétude qui court dans les milieux commerciaux étrangers en Chine, alors que, pour la première fois de son histoire, la Chambre de Commerce américaine, d’habitude très accommodante, a émis des commentaires critiques sur l’environnement des affaires.

Attirées en Chine par la faiblesse des taxes, inférieures de moitié à celles entreprises chinoises, les PDG occidentaux signalent aujourd’hui une augmentation des obstacles non tarifaires et des campagnes lancées par gouvernement pour inciter les consommateurs à « acheter chinois ». « L’environnement des affaires est plus difficile que jamais » déclare James McGregor, responsable des relations avec Washington, au sein de la Chambre de Commerce américaine à Pékin.


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