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Un vent de réforme souffle sur les campagnes chinoises

Avec un budget consolidé (+20% en 2004), le ministère de l’agriculture s’attaque cette année à la réforme du système des prix garantis dont la disparition est, semble-t-il, programmée. Depuis le mois de mai, dans 13 provinces céréalières, les agriculteurs touchent des aides directes à la production. Dix milliards de yuan doivent ainsi être distribués sous forme de subventions, c’est une première en Chine. Par ailleurs, d’autres provinces chinoises ont lancé des consultations sur ces nouvelles incitations financières, notamment pour en déterminer les critères d’attribution.

Ce dispositif d’aide s’inspire clairement des pratiques occidentales comme en atteste le foisonnement d’études sur les mesures européennes et américaines produites par les instituts de recherche du gouvernement. Les « subventions directes », si ces premières expériences sont concluantes, pourraient donc, à terme, remplacer les « subventions indirectes », c’est à dire les achats de céréales par les organismes publics, un système aujourd’hui accusé de tous les maux. Le gouvernement se doterait ainsi d’un nouvel instrument de politique rurale pour stimuler la production, contrôler la qualité des récoltes et soutenir le niveau de vie des ruraux, trois objectifs prioritaires pour l’Etat chinois. Avant même de parvenir à ce résultat idéal, il faudra résoudre des problèmes de taille et d’abord celui du budget car les subventions coutent chères.

Rien, aujourd’hui, ne permet de prévoir les conséquences d’une réforme en profondeur de l’économie agricole en Chine. Les premiers effets de la décollectivisation - migrations massives, sous emploi agricole - laissent présager leur ampleur. Le coût social d’une réorganisation structurelle de l’agriculture a sans doute fait réfléchir le gouvernement. Cependant, au regard des réformes chinoises cela ne devrait pas freiner le mouvement engagé aujourd’hui. Les dirigeants du Parti Communiste Chinois n’ont pas reculé quand il a fallu licencier les dizaines de millions de salariés des entreprises publiques.


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