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Investiture
A gauche Lai prête serment devant le portait de Sun Yat-Sen (Photo Radio Taiwan International). A droite pendant la campagne électorale en 2023, avec sa colistière Hsiao Bi Khim, devenue vice-présidente le 20 mai (Photo CNA).
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Le 20 mai, au Palais présidentiel de Taipei construit par les Japonais en 1912, Lai Qing De 賴清德, par sa formation à Harvard l’un des hommes politiques Taïwanais les plus proches de l’Amérique, a prêté serment devant le portrait de Sun Yat Sen 孫中山 fondateur du Kuomintang et premier président de la République de Chine en 1912.
Troisième président de la mouvance de rupture du Min Jin Dang 民進黨 après Chen Shuibian et Tsai Ing-wen, il fut, dans son fief de Tainan, l’un des députés les plus radicalement indépendantistes.
Mais, comme tous les chefs d’État Taïwanais, quelles que soient leurs convictions politiques, il s’est conformé au rituel du serment devant le portrait de celui qui, à Taïwan, symbolise toujours les racines politiques chinoises de l’Île, créateur du dogme des Trois principes du peuple 三民主义 San Min Zhuyi - Démocratie, Nationalisme et Justice sociale - qui est également le titre de l’hymne national taïwanais.
(Sur le parcours de Lai, lire notre revue des candidats publiée en juin 2023 : Élections présidentielles du 13 janvier 2024. Revue des candidats)
L’événement qui est d’importance signale que, face au Continent, la société taïwanaise où le vieux parti nationaliste est en perte d’influence, s’est à la fois clairement détournée du projet de réunification et rapproché de Washington et des modes de vie américains.
Mais, face aux menaces militaires chinoises, son mouvement de refus s’est, grâce à l’habile influence modératrice de Tsai Ing-wen, opéré avec autant de prudence que possible, [à la notable exception près de la visite dans l’Ile de Nancy Pelosi, début août 2022] (lire : La 4e crise de Taïwan. Quels risques d’escalade ?).
Aujourd’hui la revendication indépendance que Lai portait très haut à Tainan et au parlement a été remplacée par le concept de « statuquo ».
Mais, s’il est exact que Lai est conscient que sa fonction de chef d’État exige un esprit de compromis capable d’embrasser toutes les sensibilités politiques de l’Ile, modérant clairement ses appels à l’indépendance dont il dit que le statut d’État souverain de l’Île les rend obsolètes, il n’en reste pas moins que son discours d’investiture n’a pas mentionné que Taïwan et le Continent était parties « d’une seule Chine ».
De même, et contrairement à Tsai Ing-wen, il n’a pas non plus évoqué le consensus de 1992.
Les omissions n’ont pas échappé à l’appareil politique chinois qui, depuis 2016, année du premier mandat de Tsai Ing-wen, réduit ses canaux de communication directs avec l’Île construits lors de la présidence de Ma Ying-jeou (2008-2016).
Le jour même de l’investiture, l’éditorial du China Daily, portait le fer dans la plaie, en soulignant au passage, la rupture politique d’un système radicalement opposé à celui du Continent et sa proximité avec Washington.
« Le discours d’investiture que Lai Ching-te a montré sans équivoque qu’il était tout autant un séparatiste pur et dur que Tsai Ing-wen. » (…) « L’ancien Vice-président a non seulement fait l’éloge de la démocratie dont il se dit un modèle, mais en plus, aligné sur Washington, il s’est donné beaucoup de mal pour expliquer que l’île doit être considérée comme un « État souverain ».
Surgeon en anglais du Quotidien du Peuple, le journal a, en même temps, relevé l’ambiguïté du discours de Lai et une contradiction avec la position de Washington à la fois proche de Lai et soutien officiel de la politique « d’Une seule Chine », opposé à une déclaration d’indépendance de l’Île.
« Si Lai Qing De a évité d’utiliser des mots tels que « État indépendant » ou « Deux Chine » c’est avant tout pour ne pas démentir le discours du Président Biden qui ne soutient pas une déclaration d’indépendance et reconnait le principe d’une seule Chine ». (…) Il ajoutait que « Le principe d’Une seule Chine ne pouvait s’accommoder des ambiguïtés de Lai Qing De. »
La suite de l’article revenait sur la reconnaissance par l’ONU de la République populaire de Chine par la résolution 2758 du 25 octobre 1971, avec cependant l’erreur factuelle entretenue par l’appareil que la résolution qui ne disait rien sur le statut de Taïwan et son appartenance à la Chine, ne peut pas constituer un argument juridique en faveur de la politique « d’Une seule Chine ».
Les longues racines du DPP et de la quête d’indépendance.
La résolution 2758 se contentait en effet de « rétablir la République populaire de Chine dans tous ses droits et de reconnaître les représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l’ONU ». Mais, elle ne disait rien du statut de Taïwan.
Si tout le monde se souvient de la joie légitime des représentants de Pékin à l’époque dont la photo avait fait le tour du monde, tout le monde a oublié à quel point la brutalité de l’événement avait heurté la sensibilité des Taïwanais qui, depuis 1912, se voyaient, et pour beaucoup se voient toujours, comme les héritiers légitimes de Sun Yat Sen et de la Chine.
Pour eux, la désinvolture méprisante du texte de la résolution qui parlait sans ambages de « l’expulsion immédiate des représentants Tchang Kai-chek du siège qu’ils occupent illégalement à l’Organisation des Nations unies et dans tous les organismes qui s’y rattachent. » avait été une blessure insupportable, au point qu’il n’est pas excessif de dire que c’est à cette époque que remonte l’idée d’indépendance, née au sein même du Guomindang.
Sorti de l’ombre après la levée de la loi martiale en 1987, l’esprit d’indépendance avait été porté dès l’avanie de « l’expulsion » par Peng Ming-min 彭明敏, juriste de renom, en partie formé en France, respecté professeur de droit de l’Université Nationale, un temps proche de Tchang Kai-chek qui, appréciant son agilité d’esprit et sa maîtrise du droit international, l’avait nommé en 1962 à la délégation taïwanaise qui représentait la Chine aux NU.
De nature rebelle, ayant une conscience politique affirmée, Peng avait en 1972 publié le récit de sa vie politique et affirmé sans équivoque ses idées démocratiques, qui à l’époque, télescopaient violemment la dictature de Tchang Kai-chek.
Traduit en Français sous le titre « Le goût de la liberté, mémoires d’un indépendantiste taïwanais », l’ouvrage est le manifeste fondateur des idées qu’aujourd’hui le Min Jin Dang, littéralement Parti pour le progrès démocratique, continue de porter sous la menace militaire de Pékin (lire : « Le Goût de la liberté », Mémoires d’un indépendantiste formosan).
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Lai Qing De à Taipei le 20 mai avec Hsiao Bi Khim 蕭美琴, (Xiao Meiqín), 53 ans, nouvelle vice présidente de la République de Chine.
Membre du Yuan Législatif de 2002 à 2008 et de 2012 à 2020 où elle représentait Hualien, qui possédait la double nationalité américaine et taïwanaise jusqu’en 2002, et diplômée de l’Université de Columbia, sa trajectoire personnelle durant laquelle elle s’est investie dans la promotion de la démocratie et la défense du droit des femmes est encore plus que celle de Lai marquée par une forte influence américaine (lire : La « colistière » de Lai. Une forte personnalité occidentalisée, activiste libérale et progressiste).
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Au cœur du programme de Lai, démocratie, liberté, apaisement et réalisme.
Un demi-siècle plus tard, l’idée de démocratie taïwanaise en rupture avec l’autocratie du Parti communiste qui, depuis le départ des Japonais en 1945, n’a en dépit de plusieurs tentatives de conquête, jamais exercé son pouvoir sur l’Île, reste le pilier du discours de Tsai Ing-wen et de Lai Qing De.
Tout en appelant à la solidarité des démocraties face aux autocrates, sans oublier de mentionner l’atout de la maitrise par TSMC des très hautes technologies de microprocesseurs d’extrême finesse à moins de 4 nanomètres, Lai a réaffirmé à la fois son ouverture hors du théâtre fermé des relations dans le Détroit « Taiwan a besoin du monde et le monde a besoin de Taïwan » et - chiffon rouge pour le parti communiste chinois -, la souveraineté de l’Île face à Pékin : « Il n’y a aucun lien de subordination entre la République de Chine et la République populaire ».
En même temps, tournant le dos au militantisme de rupture radicale de ses débuts, il a fait la promotion de l’apaisement dans le Détroit et, assurant qu’il continuerait, comme Tsai Ing-wen à militer pour le statuquo, il a appelé Pékin à reconnaitre la légitimité politique de l’Île, à respecter le choix des Taïwanais et à accepter le dialogue. « J’espère que la Chine fera face à la réalité de l’existence de la République de Chine et s’engagera de bonne foi dans une coopération avec le gouvernement légal choisi par le peuple taïwanais. »
Mais, tout en proposant des initiatives concrètes de rapprochement comme les échanges d’étudiants et la réouverture réciproque au tourisme, Lai a mis en garde ses compatriotes contre l’illusion que l’apaisement effacerait l’agressivité du Parti.
Rejoignant en partie la conclusion de l’interview que Ma Ying-jeou avait donné à la chaîne allemande Deutsche Welle le 1er décembre 2023, Lai a rappelé « qu’aussi longtemps que la Chine ne renoncera pas à l’usage de la force, les Taïwanais doivent comprendre que même s’ils acceptaient l’intégralité des exigences chinoises, y compris celle de renoncer à leur souveraineté, l’ambition de la Chine d’annexer Taïwan ne disparaîtrait pas. »
Le 21 mai, l’appareil chinois lui donnait raison. Par la voix du porte-parole du bureau des Affaires taïwanaises, il évoquait de possibles représailles pour riposter à la « collusion de l’Ile avec les forces extérieures » et « punir une quasi déclaration d’indépendance »
La suite faisait écho à la mise en garde de Lai : « peu importe ce que Lai dit ou comment il le dit, cela ne changera pas le statut et le fait que Taïwan fait partie de la Chine. La réunification complète de la Patrie doit et peut certainement être réalisée. »
Menaces chinoises et implication de l’Amérique.
La persistance récurrente des menaces de l’APL dont Xi Jinping a, depuis 2012, fait évoluer la mission de prévenir un dérapage indépendantiste de l’Île vers celle de sa conquête coûte que coûte par la force, dont il ne cesse d’exhiber la puissance aux limites de l’Île, a mécaniquement rapproché Taïwan et Tsai Ing-wen de Washington.
Cette proximité est aujourd’hui un des principaux reproches de Pékin à Taipei. Elle s’affiche de plus en plus par des missions semi-permanentes d’experts militaires dans l’Île et les fréquentes visites de responsable politiques, en contradiction flagrante avec les « Trois Communiqués » (1972 (Nixon et Zhou Enlai) ; 1979 (Carter et Deng Xiaoping) et 1982, (Reagan et Deng Xiaoping) qui prévoyaient précisément que les États-Unis prendraient leur distance avec les tensions dans le Détroit.
En 1979, année de la reconnaissance de la Chine Populaire par Washington, Pékin, anticipant le retrait américain et en plein apaisement de la période Carter - Deng Xiaoping, s’était même accommodé du Taïwan Relations Act (TRA).
Contrainte de droit interne que le Congrès impose à la Maison Blanche, loin d’être un accord de défense avec Taïwan, le TRA doit, selon les stratèges américains, dissuader une aventure militaire chinoise dans le Détroit, quand Washington reste aussi, en dépit des contradictions de sa relation avec Taipei et Pékin, l’un des garde-fous qui, au nom de sa reconnaissance de « la politique d’Une seule Chine », s’oppose à une déclaration d’indépendance de l’Île.
Les ambiguïtés décrites ci-dessus sont le schéma complexe de la relation entre Washington, Pékin et Taipei. En arrière-plan, les stratèges américains sont conscients que s’ils ne réagissaient pas à une agression militaire directe de l’Île non provoquée par une déclaration d’indépendance, l’Amérique perdrait définitivement son influence stratégique dans le théâtre Pacifique.
Le 20 mai, Washington soucieux de ménager la susceptibilité souveraine chinoise, n’a, comme à son habitude, envoyé que d’anciens responsables à la retraite aux cérémonies d’investiture, où étaient en revanche présents huit chefs d’État ou de gouvernement en exercice.
Critiques internes.
Enfin, à l’intérieur, le KMT, interlocuteur privilégié de Pékin dont le Président Éric Chu a boycotté les cérémonies d’investiture, est sérieusement bousculé par ce troisième mandat consécutif de la mouvance de rupture à la tête de l’Île.
Alors que la communauté internationale a largement salué l’investiture de Lai comme la démonstration du dynamisme démocratique taïwanais, les représentants du parti nationaliste, craignant qu’elle irrite Pékin, ont critiqué la rhétorique agressive de Lai.
Les commentaires du discours d’investiture ne se sont pas seulement limités aux mises en garde récurrentes accusant le Min Jin Dang qui ne reconnait pas le principe « d’Une seule Chine », de nourrir mécaniquement les risques de conflit.
Allant plus loin dans la critique de principe, Ma Ying-Jeou et Eric Chu, l’ancien et l’actuel Président du parti ont fustigé la stratégie de Lai des « deux États », datant pourtant de 1999, quand le Président Lee Teng Hui lui-même KMT, avait à la fois défié Pékin et les caciques de l’appareil nationaliste.
Consistant à caractériser l’Île comme un pays complètement séparé du Continent qui lui serait étranger, elle violerait selon eux la notion culturelle d’une seule Chine divisée en deux zones, politiques distinctes qui, avant les amendements successifs, figurait dans la Constitution de la République de Chine sous la forme d’une « Loi régissant les relations entre les habitants de la région de Taïwan et la région continentale », conforme au « Consensus d’Une seule Chine » de 1992.
La mandature de Lai s’annonce agitée.
Alors que le 21 mai, le MAE chinois WANG Yi a qualifié de « honteuse » la cérémonie d’investiture d’un homme que l’appareil considère comme un « dangereux séparatiste qui sera cloué au pilori de l’histoire », l’absence de majorité claire au Yuan Législatif où avec 52 sièges, le KMT n’a qu’une courte avance sur les 51 élus DPP, a déjà provoqué de spectaculaires échauffourées.
Commencées le 17 mai par de violentes empoignades, elles ont continué le 21 mai autour de cinq propositions des députés du KMT et du Parti du Peuple Taïwanais qui souhaitaient faire adopter une procédure accélérée pour contrôler plus efficacement l’exécutif.
Approuvées par le Président KMT de la Chambre Han Kuo Yu qui n’a pas réussi à maintenir le calme, elles ont provoqué de sévères passe-d’armes qui ont dégénéré en une de ces violentes foires d’empoigne dont le Yuan législatif a le secret. Alors que quelques députés ont été hospitalisés, les images de la télévision taïwanaise ont montré des députés sautant par-dessus les tables pour plaquer leurs collègues au sol.
A l’extérieur des milliers de jeunes militants du DDP - 30 000 disent les organisateurs -, dont certains brandissaient des tournesols (lire : Taïwan : Craquements politiques dans l’accord cadre. Les stratégies chinoises en question. Avec en mémoire le blocage du parlement au printemps 2014, ils vociféraient contre le projet du KMT, criant au retour de la dictature
Le projet de loi controversé stipule que les membres de l’exécutif pourraient être condamnés à une amende ou même à la prison pour « outrage au Parlement », s’ils étaient convaincus de fausses déclarations, s’ils refusaient de répondre aux questions de l’opposition ou s’ils dissimulaient des informations.
Parallèlement, le président Han Kuo-yu serait tenu de prononcer un discours annuel devant le parlement sur des questions politiques clés. Les opposants aux propositions avancent que la qualification trop vague « d’outrage au parlement » ouvrirait la porte à des abus et que l’obsession d’inquisition et de contrôle pourrait conduire à trahir des secrets de sécurité nationale.
Mise à jour le 23 mai.
Le 23 mai à l’aube, évoquant la nécessité de punir, « chengfa 惩罚 » le séparatisme le 分裂国家的 行为, de Lai Qing De, Pékin a démarré des exercices aéronavals dans le Détroit à vue directe des îles taïwanaises de Jinmen et Matsu. (Lire : https://www.questionchine.net/seduction-au-fujian-harcelements-dans-le-detroit-le-dilemme-taiwanais-du-parti )
Commencées le 15 mai avec le survol des parages sud de l’Île par une quarantaine de chasseurs de combat, les démonstrations de force font partie d’un schéma classique d’intimidation. Du point de vue de Pékin, l’exigence d’infliger une « punition » est encore plus impérative compte tenu du passé radicalement indépendantiste et pro-américain de Lai Qing De, dont la Vice-Présidente Hsiao Bi-Khim, libérale progressiste avait détenu la nationalité américaine jusqu’en 2002.
S’il est exact que les bruits de ferraille chinois autour de l’Île ont l’effet direct de tenir à distance toute déclaration sèche d’indépendance, la rémanence insistante des menaces produit aussi une répulsion éloignant l’Île du Continent.
La désaffection se lit un sondage de février 2023 menée par l’Université Nationale. Moins de 2% sont favorables à une réunification à court terme, quand plus de 82% privilégient le statuquo, soit définitivement (33,2%), soit dans l’attente d’une décision ultérieure qui serait bien moins souvent la réunification (6,2%) que l’indépendance (21,5%).
Pour autant, même si à Taipei, le ministère de la défense de l’Île qui qualifie les manœuvres « d’irrationnelles », a réagi en affirmant sa détermination à ne pas se laisser intimider, l’échauffement militaire autour de l’Île est un défi pour Lai.
Par jeu politique interne, l’opposition du KMT considère en effet son refus de reconnaitre la réalité d’une Chine unique d’être responsable de l’instabilité dans le Détroit.
Pékin qui connait cette vulnérabilité éloignant une partie de partisans du DDP qui craignent un embrasement militaire, a cette fois ostensiblement mis en scène la capacité agressive de ses chasseurs de combat.
Les Taïwanais ont ainsi pu observer, largement retransmis par CCTV, l’impressionnant ballet de dizaines d’avions de combat de l’APL mener des frappes simulées contre, disaient les commentaires, des « cibles militaires ennemies de grande valeur » au milieu d’une flotte de destroyers, de frégates et de vedettes lance-missiles rapides.
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