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›› Politique intérieure

Catastrophes

Pour l’heure, le gouvernement, qui, du fait du système de propriété et de taxes applicables dans les mines, n’est cependant pas complètement étranger à la situation catastrophique du secteur, a engagé une vaste opération de restructuration et d’assainissement. Celle-ci a déjà commencé à porter ses fruits puisque le nombre des victimes a notablement diminué, passant de 6000 victimes annuelles avant 2002, à 3000 en 2008. (cf l’article « le Parti, les soutiers du miracle et leurs enfants »).

1800 km à l’ouest, après le séisme survenu au Qinghai, une province de ce « Grand Tibet » revendiqué par le Dalai, Lama, située à plus de 4000 m d’altitude et peuplée en majorité de Tibétains, on pouvait craindre des heurts ethniques graves. En mars 2008, la ville de Yushu, à 30 km de l’épicentre, avait en effet été le théâtre de sévères troubles interethniques. Mais la région est restée calme.

Des informations ont, il est vrai, circulé sur des incidents entre sauveteurs et moines, brutalement écartés des décombres par la police locale, ou sur la rancœur des parents, accablés par l’effondrement des écoles mal construites, tandis que des rumeurs accusaient les autorités de tricher sur le nombre des victimes, qui serait en réalité supérieur à 10 000.

Il reste qu’en général les reportages indiquent que les populations sinistrées et les sauveteurs ont travaillé en harmonie, tandis que rien ne confirme la rétention des informations sur le bilan réel du séisme qui a frappé une des régions les plus désolées de Chine, patrie des grands nomades et des moines du Bouddhisme lamaïque, dont la culture et le mode de vie sont à mille lieues de ceux des Han.

A Jiegu, épicentre du désastre, à 4500 m d’altitude et à 400 km au sud-est de Golmud, le nombre de victimes est pour l’instant évalué à plus de 2000 morts par l’agence Xinhua, qui dénombre également 193 personnes ensevelies sous les décombres, 12 500 blessés et 100 000 personnes déplacées. Il est probable que le chiffre des morts augmentera encore sensiblement dans les jours qui viennent.

La réaction du pouvoir après le sinistre a été rapide et empreinte de compassion. Trois des plus hauts dirigeants, dont le président, le premier ministre et Li Changchun, responsable de la propagande ont annulé ou écourté un voyage à l’étranger pour se rendre sur les lieux du sinistre dans les jours qui ont suivi la secousse.


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