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Iran, Corée du Nord. Succès et déboires des stratégies chinoises

Pyongyang, le dilemme.

Après le sabotage du dialogue à six par la Corée du nord qui refusait de démanteler son programme nucléaire sans le préalable des garanties de sécurité américaines, immédiatement suivi d’un deuxième test nucléaire, le 25 mai 2009, Pékin n’a pas ménagé ses efforts pour relancer les négociations. Aux premières réactions courroucées de la Chine ont en effet succédé une série de visites de premier rang.

En juin 2009, un mois à peine après le test nord-coréen, alors même que Pékin s’associait aux sanctions onusiennes signées le 12 juin, la rumeur a couru que le fils aîné de Kim Jong Il, son successeur présumé, était en visite en Chine. Quatre mois plus tard, Wen Jiabao revenait de Pyongyang avec la promesse d’une reprise possible des négociations à six.

Le mois suivant, c’était le Ministre de la défense Liang Guanglie qui faisait le voyage pour rappeler que « la qualité des relations bilatérales était un trésor transmis par les générations antérieures, ayant passé avec succès le test de l’histoire ». En janvier 2010, Yang Jiechi, le ministre des Affaires se faisait l’avocat d’un contrat de leasing sur dix ans des installations du port nord-coréen de Rajin par une société de Dalian : « il s’agissait de relations économiques normales qui ne constituaient en aucune manière une violation des sanctions de l’ONU. ».

C’est dans ce contexte de rapprochement, ponctué par la visite en Chine de Kim Jong Il aux premier jours de mai 2010, qu’a éclaté l’émotion provoquée par la publication à Séoul du rapport d’experts indépendants établissant la très probable responsabilité d’un sous-marin de poche nord-coréen dans le torpillage de la corvette sud-coréenne. Pyongyang, qui joue les offusqués, rejette les conclusions du rapport et menace de déclencher « une guerre totale » si des sanctions étaient exercées. Mais pour Pékin, le nouveau dérapage de son allié est un sérieux contretemps.

Le South China Morning Post cite un officiel du ministère des Affaires étrangères à Séoul qui pointe du doigt Pékin : « Nous sommes certains que la Chine, voudra passer l’éponge. Mais les choses ne sont pas si simples. Ils doivent comprendre que pour la Corée du Sud l’affaire est énorme, et bien plus grave qu’un test nucléaire. 46 marins ont été tués. C’est un acte de guerre, qui exige une réponse ferme ».


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