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›› Lectures et opinions

L’expérience de Chongqing, modèle du « socialisme de marché »

En bref.

Les Références politiques du Parti : Dans un article publié en première page du QDP, le 27 octobre dernier, le Parti faisait l’inventaire des indicateurs de la viabilité d’un système politique, vus par Deng Xiaoping, et classés dans l’ordre d’importance : 1) Stabilité ; 2) Facteur d’unité et de progrès social ; 3) Facteur de meilleure productivité.

Fort de ces critères, il en concluait que la voie chinoise était la bonne, dans une formule compliquée faisant allusion à des réformes politiques, mais confirmant cependant que le Parti n’abandonnerait pas son rôle dirigeant : « la Chine doit suivre sa propre voie, telle qu’elle est apparue au travers de ses expériences et de ses vicissitudes (...). Ce n’est qu’en maintenant une orientation politique correcte, tout en mettant en œuvre de vigoureuses réformes sociales et démocratiques, que le peuple de Chine sera en mesure de construire une société moderne et harmonieuse, dotée d’un haut degré de civilisation et d’avancer sur la voie du socialisme aux caractéristiques chinoises ».

Licenciement d’un journaliste. Le 27 janvier dernier, Chang Ping, journaliste du groupe des « Quotidiens du Sud », a été licencié pour voir défié la censure et publié un reportage sur la corruption et les réformes politiques. Par le passé le journaliste avait déjà publié plusieurs articles sur les erreurs politiques au Tibet, la démocratie et la censure. Depuis 2008, il avait été dépouillé de plusieurs de ses fonctions. Il attribue lui-même son licenciement au durcissement de la censure depuis l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo.

Les abus fonciers des gouvernements locaux. Dans un long reportage publié le 26 janvier dernier, le journal Caixin met le doigt sur les pratiques des cadres locaux, contrevenant souvent aux directives du Centre. Ces malversations sont rapportées dans une étude publique préparée par le Ministère des questions foncières et qui stigmatise plusieurs régions (Tongcheng au Yunnan et Chongqing) pour avoir illégalement vendu des terrains publics - forêts, zones agricoles - à des développeurs privés.

Souvent les autorités locales prennent le prétexte du développement économique pour céder des terres à bas prix à des sociétés immobilières qui en retirent de lucratifs bénéfices. Mais pour Pékin - précise le rapport - ces projets sont illégaux dès lors que les terres ont été obtenues par des expropriations ou par le biais d’arrangements illicites du bail souscrit par les paysans. Ces pratiques sont particulièrement courantes dans des régions pauvres où les cadres jouent « la carte foncière » pour attirer les investisseurs. Les paysans lésés n’ont que peu de recours.


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