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En médaillon en haut à gauche l’ancien et le nouvel équipage de la station spatiale. En bas au milieu, Wang Haoze 王浩泽 troisième femme astronaute chinoise.
Alors que Liu Yang 刘洋 et Wang Yaping 王亚平, les deux femmes qui l’ont précédée sont des pilotes militaires, elle est ingénieure. La partie droite de l’image, montage capturé sur « X », montre les points d’arrimage des capsules habitées Shenzhou-18 et 19 et de la capsule cargo Tianzhou-7.
Au cours de ce mois de novembre, le cargo Tianzhou 8 livrera au nouvel équipage des matériaux d’essai fabriqués sur terre avec des échantillons lunaires collectés en juin dernier par Chang’e 6 嫦娥 六 号. L’objectif est de vérifier par une série de tests extrêmes – probable explication de la présence de Wang Haoze - si le sol lunaire pourrait fournir les matériaux nécessaires à la construction de la base lunaire permanente.
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Le 30 octobre, trois nouveaux astronautes sont entrés dans la station spatiale Tiangong après une mise en orbite tôt le matin à bord de la navette Shenzou 19, lancée de Jiuquan dans le Gansu par une Longue Marche 2-F.
Parmi eux, Wang Haoze (王浩泽), 34 ans, d’origine mandchoue, née à Chengde, ingénieur des vols spatiaux, troisième femme à participer à un vol habité après Liu Yang 刘洋 en 2012 à bord de Shenzhou-9 et Wang Yaping 王亚平 en 2021 à bord de Shenzhou-13 : Espace et marine de guerre.
Alors que les deux astronautes féminines qui l’ont précédée étaient des pilotes de l’armée de l’air, la qualité d’ingénieur de Wang pourrait signaler une évolution technique du programme.
Selon Xinhua, après avoir pris le relais de la mission Shenzhou-18, le nouvel équipage conduira des expériences en vue des futures missions habitées sur la lune prévue en 2030 dont l’objectif à terme est de construire une base permanente.
Une des expériences que l’équipage du Shenzhou-19 devrait réaliser pendant son séjour à bord de Tiangong consistera à tester la résistance aux conditions extrêmes des « briques » fabriquées en imitant le sol lunaire à livrer par Tianzhou 8 dont le lancement est prévu ce mois de novembre.
Compte tenu de la complexité logistique et du coût de les acheminer depuis la Terre, le but est de vérifier si le sol lunaire pourrait fournir les matériaux de la future base.
La rivalité stratégique sino-américaine dilatée à l’espace.
Sous la présidence de Xi Jinping les programmes spatiaux ont été accélérés dans le cadre des rivalités stratégiques non seulement avec les États-Unis, mais également avec l’Inde et le Japon.
La station Tiangong, fleuron du « rêve spatial -太空梦 - » du Président dont les équipages de trois astronautes sont relevés tous les six mois, a été construite après que Washington qui accusait l’Agence Spatiale chinoise d’être directement sous la coupe des militaires, avait écarté la Chine du programme de la station spatiale internationale.
Les trois autres projets spatiaux chinois également conduits de manière indépendante, sont :
1. Le Système Beidou de positionnement par satellites concurrent du GPS américain dont la portée est devenue globale en 2020 (lire : Le système de navigation Beidou 3 est opérationnel).
2. L’exploration lointaine, y compris celle de la planète Mars et des exoplanètes (lire : Compétition spatiale autour de la « planète rouge ») & (Le « Dieu du feu » chinois s’est posé sur Mars).
3. L’exploration de la face cachée de la lune où il est prévu d’installer une base permanente. (lire : Spectaculaire dynamisme spatial).
Les volets du programme spatial avaient été récapitulés dans notre synthèse de 2023 : Projets spatiaux chinois et rupture de la coopération avec l’Occident.