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Pékin ce n’est pas de la tarte

La présence du Consul, nous imposait un interprète à la hauteur. Quimbourg, en tant que diplômé de l’ESIT, nous servait d’interprète officiel mais, en tant que Secrétaire général de la FIPEP, la Fédération Pour l’extermination des Pandas, nous servait surtout de mentor pour toutes les questions touchant à ce dangereux animal :

- On vous trompe ! Ces mignonnes petites images de pandas que l’on vous met sous le nez pour vous attendrir, ne sont pas les icônes de la défense des espèces en voie de disparition et de la sauvegarde de l’environnement ! Clamait Quimbourg, à qui voulait l’entendre. Ce sont les icônes derrière lesquels se cachent tous les assassins et les profanateurs de la nature et des écosystèmes ! C’est comme un arbre qui cache la forêt : Il nous faut couper l’arbre au plus vite si on veut s’apercevoir qu’il n’y a déjà presque plus de forêt ! Tant qu’il y aura encore un panda vivant, le monde continuera à croire que l’on se bat réellement pour sauver la planète !

Quimbourg aimait manier les paradoxes et nous aimions bien Quimbourg... Mais nous l’avions quand même surveillé du coin de l’œil, lors de la visite du centre de rééducation des pandas malades : nous comprenions notre ami et nous étions habitués à ses frasques, mais les Chinois qui nous encadraient auraient pu mal interpréter une attaque frontale sur leurs animaux préférés...

Néanmoins, Quimbourg qui savait que sa croisade ne pouvait être que victorieuse, s’était montré magnanime, se contentant, comme tous les autres, de jeter des carottes et des brins de bambous compostés aux derniers représentants de ces ursidés perfides qui refusent obstinément de perpétuer leur lignée. La visite du centre m’avait néanmoins convaincu de faire tout mon possible, si je devais revenir en Chine lors de mon prochain karma, pour me réincarner en panda plutôt qu’en paysan chinois...

Non pas que la chose charnelle me laisse indifférent et de marbre ! Mais le centre avait plus de vétérinaires que de pandas et un minimum de trois personnes au service de chaque bête... Les paysans du coin eux, pouvaient crever la bouche ouverte et n’avaient pas intérêt à tomber malades : le dispensaire du villaged’àcôténepossédait que deux lits de camp crasseux et un appareil à mesurer la tension qui devait daterde la dynastieSong... En gros, la Chine doit dépenser pour retarder l’agonie d’un panda autant que pour faire vacciner vingt mille enfants...

Vous comprenez donc mieux l’empressement de l’Occident pour sauver des pandas... C’est toujours ça de bouches en moins, qui ne tricoteront pas des chaussettes à bas prix pour inonder nos marchés... On aurait l’air chouette si on s’amusait à sauver les enfants du tiers-monde ! Vous ne voudriez pas non plus qu’on invente un vaccin contre la malaria, non ! Parce que pour le moment, les pauvres nous envoient des myriades de containers de chaussettes à bas prix avec quelques mecs cachés à l’intérieur... Vous arrêtez de cotiser pour la sauvegarde des pandas et vous vous mettez à sauver des enfants, alors là, je ne vous dis pas ! C’est des myriades de containers de mecs que verrez débarquer et peut-être même sans leurs chaussettes !


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Par ErLangShen Le 6/10/2006 à 18h46

> Pékin ce n’est pas de la tarte

Il y a des moments comme çà où on ne voudrait pas que çà s’arrête, surtout en pleine courante...
Peut-on savoir si l’auteur de ces lignes inénarrables est aujourd’hui (DuanWu 2006) dans ce beau pays ?

Site indiqué : http://www.questionchine.net/articl...

Par Lé Hèm Le 14/01/2007 à 14h12

> Pékin ce n’est pas de la tarte

Bonjour Monsieur Gedoie,

Si vous avez besoin d’un outil de recherche avancée *, technologie 1980, en complément de votre téléphone j’en tiens un à votre disposition ...
Je viens de me plonger dans la lecture de votre dernier roman.

Plus que l’intrigue policière, c’est les tranches de vie, les moments de vie qui m’interessent (cf « le vendeur de sang »). Aujourd’hui, je suis attirée par les « impressions de chine », vos regards sur la chine.

Merci de satisfaire ma curiosité :
le cerf à queue de vache ...est-ce une réalité encore de nos jours ?

Bref, j’arrête là...pour poursuivre ma lecture... car j’ai envie de poursuivre.

* je viens de retrouver le nom : « minitel »
.........disponible à STRASBOURG

Par Anonyme Le 9/02/2007 à 10h52

> Pékin ce n’est pas de la tarte

trés bien super je suis entousiasmer par votre solution de défense des hipopotames en vois de reproduction selon le théoreme du pandatisme mais je sais que cela n’aurais pas pu se passé ds une ville comme naintré

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