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Brèves.
• Connivence Iran – Syrie.
En février 2010, lors d’une visite officielle de M Ahmadinejad en Syrie, à laquelle participait le chef du Hezbollah, H. Nasrallah, les présidents syrien et iranien auraient évoqué l’urgence de lutte contre le terrorisme israélien (source BBC).
Le 10 mai 2011, Ahmadinejad appuyait la répression en Syrie : « le gouvernement et le peuple syrien ont atteint un niveau de maturité politique qui leur permet de résoudre eux-mêmes leurs problèmes, sans le secours d’une intervention extérieure. »
Le 17 mai, un groupe d’opposition iranien déclarait que l’Iran avait déployé une équipe de 65 hommes et 4 avions cargo chargés d’armement pour soutenir Damas. Le 5 août 2011, Ankara confirmait que les douanes turques avaient saisi un camion contenant des armes iraniennes destinées à la Syrie.
Toutefois, le 8 septembre 2011, après avoir longtemps soutenu Damas, Ahmadinejad a amorcé un virage stratégique, faisant clairement pression sur Bashar El Assad pour qu’il mette fin aux violences contre son peuple, proposant même l’entremise « des pays de la région pour la mise en œuvre de réformes ».
La chute du dictateur syrien affaiblirait considérablement l’Iran à majorité shiite, détruisant son canal de contact vers le Hezbollah et le Hamas et une de ses entrées emblématiques dans le monde arabe, où, il y a encore peu, Assad était considéré comme un héros. Elle ouvrirait la voie à un renforcement de l’influence de l’Arabie Saoudite et de la Turquie, principaux rivaux de Téhéran.
• Rapport de l’AEIA sur l’Iran.
Daté du 8 novembre 2011, le rapport, publié sous le timbre du Directeur Général, le Japonais Amano, accusé par certains d’être plus inféodé à Washington que son prédécesseur El Baradei, conclut avec certitude que l’Iran développe des technologies liées à la construction d’engins nucléaires militaires et à leur mise en place sur des vecteurs balistiques.
Le document, qui tente d’évacuer les doutes concernant sa crédibilité, mise en cause par quelques observateurs qui rappellent les tromperies américaines sur les armes de destructions massives irakiennes en 2003, prend la peine de préciser, dans un paragraphe spécial dédié à la « crédibilité du rapport », que les recherches sont basées sur une quinzaine de sources différentes, la plupart venant des « états membres ».
Le Directeur, indique que le rapport se réfère à plus de 1000 pages de documents d’origine iranienne obtenus par des fuites. Ils montrent l’existence d’activités de R&D et de tests, qui, tous, pourraient concourir à la fabrication d’une arme nucléaire.
Un passage du rapport mentionne en particulier l’existence en Iran de plans pour la production de détonateurs spéciaux utilisés pour la mise à feu d’une arme nucléaire ; un autre fait état d’indices, cependant non confirmés lors des inspections, suggérant l’existence d’un système de simulation. Il indique également des recherches sur l’installation d’une charge nucléaire sur la tête d’un missile.

